ÉMISSION £T CHANGE
Pour montrer à quel point le Commerce a Tinstinct de ce qui manque ici, qu'on voie en quels termes se formulait, il y a moins d'un an, toujours à propos des crises dites périodiques, l'avis d'un magistrat consulaire qui, dans une ville de premier ordre, dirige les délibérations du tribunal. — Voici son programme :
« i<* Escompte invariable à 3 pour 100 ;
» 2® Obligation pour la banque de recevoir des fonds en compte courant et d* intérêts à 2 1/2 pour 100;
» 3» Obligation pour la Banque d'émettre une somme déterminée de coupures de 50 et même de 25 francs ;
» 4<* Obligation pour la Banque d'échanger à présentation les billets de 1000 et de 500 francs contre de petites coupures dans une proportion déterminée ;
Par exemple :
6/10n»e8 en billets de 100 fr.
3/1 ornes ». 50
» 50 Diminuer la proportion exigée entre TEncaisse et TÉmission des billets;
» 60 Autorisation à la Banque de prélever, pour, l'échange de ses billets contre espèces, la prime dont jouissent Vof et l'argent en barre (cela vaut mieux que les hiWetS'espèces et les billets-j7a^ement exhumés de 1856);
» 7» Obligation pour la Banque de prendre le papier étranger payable sur les principales places commerciales de l'Europe, avec les conditions de sécurité nécessaires.
» Cette dernière mesure faciliterait à la Banque le moyen de satisfaire aux besoins étrangers sans déplacement de numéraire. »
Dans ce système, la Banque serait fatalement amenée à provoquer la réduction d'un Capital social qui dégénérerait en charge trop lourde: On rentrerait alors dans les conditions normales de l'escompte plus stable et relativement fort bas, selon le programme d'une banque d'Émission. (Voir pour ce document PAve^ nir commercial du 20 décembre 1863.)