‹ Les cires végétales: La cire de fleurs de jasminChapitre 15 sur 45 · RaxsuiT. Opiumwachs. Chem. Centralblatt, 1919, 4, p · texte numérisé non relu

RaxsuiT. Opiumwachs. Chem. Centralblatt, 1919, 4, p

4. À. Etaro. C. R. Acad. Sc., 1891, 444, p. 231 et 1892, 414, p. 364.

ment), en même temps qu'un alcool polyatomique nouveau qu'il nomme : ænocarpol : C“H#0*, H:0 et dont il donne les caractéristiques suivantes :

a) Longues aiguilles par cristallisation dans l’éther, f. : 30%°;

b) Dérivé acétylé, f. : 2159;

c) Il peut donner un sel de K, d’Ag ou de Pb.

(Nota. — Ce corps semble être proche de l’oléanol et du prunol précédemment décrits.)

Vers la même époque, une autre étude, faite par SEIFERT |‘) sur la cire de raisin, a confirmé, tout au moins partiellement, les travaux d'Eraro en signalant la présence des corps suivants :

Alcools cérylique et myricique.

Acides palmitique et cératique.

Un alcool nouveau dénommé vitin par l’auteur : C*H*0.0H, f. : 250-255° donnant le monoacétylvitin, f. : 239 ainsi que des sels d'NH“, Ca, Cu, Pb et Ag. Ce vitin semble avoir des propriétés identiques à celles de l'œnocarpol d'Erarn.

Myrtus communis. — Suiru et Wape (*) ont traité les baies de

myrte par l’éther de pétrole; ils ont ainsi extrait une cire dont ils ont déterminé les caractéristiques suivantes :

P. f., en degrés.

£8 1 P.S., en degrés, sn en FSU es Te Indice de saponifieation. … -'. . . .. -« non 7 Indice Lodel en ST eme 3,9 Indice de ReïCHERT-MÉISS 0,5 Hétce d'heT ET E N N E t

Parmi les constituants, ces auteurs ont simplement identifié

l'acide palmitique en concluant à l'absence d'acides stéarique et oléique.

Coffea arabica. — La matière cireuse qui recouvre complètement les grains de café peut être isolée lors de l'extraction de la caféine. Elle à été étudiée par Meyer et Eckerr (*) qui ont idenüfié une forte proportion d'acide carnaubique et un nouvel alcool

4. W. Srirent. Ueber vitin und den Wachskorper der Traubenbeeren amerikanischer Reben und deren Hyÿbriden. Monat. für Chem., 1893, 44, p. 719.

2, Smira el War, The analytical constants and composition of myrtle-wax. Journ. of Amer. Chem. Soc., 1903, 25, p. 629.

3. Meyer et Eckenr. Ueber das fetle 61 und das wachs der kaffeebohnen. Monatsh. für Chem., 1910, 34, p. 1227-1951.

hr

cristallisé, f. : 232°, qui présente les réactions caractéristiques des phytostérols.

Semen-contra (d'Artemisia maritima). — Kioës, Garner et Eurwei (!), en meltant à digérer 4 K°° 600 de ces graines dans l’éther de pétrole, ont obtenu, par concentration du solvant, un produit cireux dans lequel ils ont identifié après plusieurs crislallisations dans l’acétone : un carbure C#Ht, f. : 55°-58° {ce produit n'était certainement pas pur).

Citrullus colycinthis. — Les fruits de coloquinte, après séchage, ont été traités par l’éther et le produit cireux obtenu a été examiné par Power et Moore (*}; ces auteurs ont pu isoler:

De l’Aentriacontane CH, f. : 68°; Un phytostérol CYH#O, f. : 160-162°; Des acides palmitique, stéarique, oléique et linoléique.

Ecballium elaterium. — Le traitement de 27 K° de ces fruits frais par l'alcool a permis d'obtenir 45 gr. d’une matière cireuse verte dans laquelle Power et Moore (:) ont identifié :

4° De l’Aentriacontane CH, f. : 68;

2° Un phytostérol C“H“O, f. : 148°;

3° Une substance, f. : 258°-260°, que les auteurs supposent être de l’guranol C*H"OY{OH;

4° Un mélange d'acides gras non séparés.

Malus (espèces diverses). — Parmi les fruits, c'est la matière cireuse recouvrant les pommes qui a été le plus étudiée :

En 1895, Seirerr (‘) en traitant des peaux sèches de pommes par le chloroforme obtient une cire, f. : 64°, et un corps cristallisé, f. : 234, qui ressemble au vitin extrait précédemment des

peaux de raisin (otfis vinifera, p. 37) par le même auteur. En 1911, THowae (°) traite par l’éther des peaux de pomme et

4. T. Kcoss, J. Garnier et R. Earweix. Sur quelques hydrocarbures d'origine végétale. Bull. Soc. Chim., 1910, 7, p. 940.

2, Power et Moore. The constituents of colocynth. Journ. of Chem. Soc., 1910, 97; p. 99.

3. Power et Moore. Les constituants des fruits d'Echallium Elaterium. Bull. Soc. Chim., 1910, 8, p. 1529, d'après Journ. of Chem. Soc., 1909, 95, p. 1985-1993.

4. Seirerr. Ueber die in einigigen Früchten respderen Fruchtschalen ueben der wachssubstanz vorkommenden Kôürper. Landwirt vers. Sla., 1895, 44, p. 29.

5. Taomar. Zur keuntnis der Apfelbestandteile. Journ. für Prakt. chem., 1941,

obtient une substance cristallisée fondant vers 200°, qu'il reconnut par la suite (‘) comme un produit impur, constitué par le mélange d'un produit cireux fondant à 68°5 avec une substance cristallisée ayant un point de fusion beaucoup plus élevé.

En 1920, Power et Caesnur (*), en déterminant Les constituants odorants de plusieurs variétés de pommes, obtiennent en même temps un hydrocarbure saturé qu'à cause du point de fusion : 63, ils supposent être du triacontane pas absolument pur.

Cette même année Moriscu (*), sur la variété de Malus coronaria, signale la présence d'une matière cireuse dont il ne donne aucune caractéristique.

Enfin en 1923, C. Sanpo (‘) a fait paraître une étude très complète et très intéressante sur le revêtement cireux des pommes. Les peaux sèches, provenant des deux variétés suivantes : Bex Davis et Bcacr Ben Davis, ont été épuisées par l'éther de pétrole, puis par l’éther ordinaire. Le premier solvant a permis d'isoler du triacontane CH, f. : 63°5-64°, et de l'heptacosanol C#H50, f. : 81°-81°5, aucun autre corps n'ayant pu être identifié dans les fractions à points de fusion intermédiaires, les quantités de produit étant trop faibles. Le deuxième solvant a dissout une assez grande quantité d’une nouvelle substance cristalline que l'auteur a dénommée malol et qui présente les caractéristiques suivantes :

Ayant pour formule C®H#0%, il cristallise dans l'alcool absolu en aiguilles prismatiques très brillantes, f. : 284°-285°, Il donne les dérivés suivants :

Le monoacétylmalol C110:(CO.CH:), f. : 199°-200° ;

Le diacétylmalol C#H:0:(CO.CH:), f. : 279°-281°;

Le monométhyimalol CH#O:(CH:), £. : 14709-51745 ;

L'acétyIméthylmalol C"H#0O:(CH°)CO.CHF), f. : 243°-244°;

Un sel de sodium monosodé : C#IIO:Na.

Enfin le malo! présente la réaction caractéristique de Liever- MANN-SALKOWSkt pour les phytostérols.

Ces diverses propriétés permetlent de rapprocher le malol de

1. Taowar, Contribution à la connaissance des constituants de la pomme. Bull. Soc. Chim., 1913, 44, p.782, d'après Journ. für Prakt. Chem., 1913, 87, p. 142.

2. Power et Cuesnur. The odorous constituents of apples. Emanation of acelaldehyde from the ripe fruit. Journ. of Am. Chem. Soc., 1920, 42, p. 1509.

3. Mouscu. Beiträge zur mikrochemie der Pflanze. Ber. bot. ges., 1920, 38, 299.

4. Charles Saxo. Constiluents of the wax-like coating on the surface of

Apple. Journ. of biol. chem., 1923, 56, p. 457, et Journ. de Pharm. et Ch., 1925, 4, p. 263.

l’urson, du caryophyllin et du gentiol dont il se distingue cependant par les points de fusion très différents des mêmes dérivés. Les points de comparaison sont beaucoup plus grands entre le malol, l’oléanol et le prunol précédemment étudiés (Olea Europea, p. 28, et Prunus serotina, p. 31), ce qui permet de considérer le malol comme un homologue inférieur de ces deux alcools isomères, de même formule générale CH?" — 1203.

Humulus lupulus. — Power et Turin (‘) ont opéré sur 25 K°* de houblon frais du Kentish. Après épuisement par l'alcool chaud et entraînement de l'extrait obtenu par la vapeur d’eau, les auteurs ont obtenu comme résidu un produit cireux dans lequel ils ont identifié :

1° De l’hentriacontane CH: :

2° De l'alcool cérylique C*H50 ;

3° Un paytostérol C“H“O ;

4° Un mélange d'acides gras comprenant en particulier un peu d'acide arachidique C*H0;, f. : 62°5-63°, et d'acide cluytinique CH#0*, f. : 69°, en même temps que son éther méthylique, f. : 4T°, avec, en outre, de l’acide linolique ;

5° Deux nouvelles substances phénoliques cristallisées : l’Aumulol C'H#OE, f. : 196°, et le rantohumol CaHRO 72e

Cires de fleurs.

Anthemis nobilis. — Ces fleurs, appelées communément fleurs de camomille romaine, ont été examinées d’abord par CamBou- Lises (2) qui établit qu’elles sont recouvertes de cire où l’on peut identifier un nouvel acide, « acide anthémique », qui était certainement un corps impur.

En étudiant le même produit, Naunix (*) prétend avoir isolé un nouveau carbure de la forme CH?" : l’anthémène CHF, f. : 63°-64°, mais Kcosg, Garnier et EurweIN démontrèrent par la suite (‘) que

1. Power et Turn. Les constituants du houblon. Bull. Soc. Chim., 1913, 14, p. 4309, d'après Journ. of Chem. Soc., 1913, 403, p. 1267-1292.

Page 1