Kcous, Gannisr et EnnWeiN. Note 4, p
2, F. Turn et H. B. CLewer. The constituents of clematis Vitalba. Journ. of Chem. Soc., 1914, 405, p. 1845 et Bull. Soc. Chim., 1915, 48, p. 65.
3. À. D'Ausrosié. Sulle cere dei fiori da Profumo. Cera di rosa Druscky, Annali Chim. Appl., 1926, 46,p.443-451 et British Chem. Abstracts, 4921, À. p. 176.
TR
traitant ce produit par l'alcool éthylique ; cet auteur a pu ainsi séparer :
1° Dans la partie soluble dans l'alcool à froid :
De l'acide oléique, ainsi que des petites quantités d'autres produits qui n'ont pas pu être identifiés; un seul, obtenu en beaux cristaux, semblait pur et avait comme p. f. : 119.
2° Dans la partie soluble dans l'alcool chaud :
a) Un nouvel acide que l'auteur dénomme : rosilique ou acide oxystéarique C“H®0*, qui est obtenu, après cristallisations dans le mélange : benzène (1 partie), éther de pétrole (3 parties), en belles aiguilles, f. : 73°, et dont l’éther iodhydrique fond à 56°-57°.
b) Un autre acide, f. : 70°, ayant la propriété de donner par hydrolyse de l'acide rosilique et dont le poids moléculaire, calculé d’après le sel de baryum, indique, selon l’auteur, qu'il est constitué par cinq molécules d'acide rosilique unies par condensation ;
3° Dans la partie insoluble dans l'alcool :
Des composés sulfurés en même temps qu'un alcool qui dériverait de l'acide rosilique.
La même année, en France, Prornère (‘) faisait paraître une très belle étude sur la cire de rose provenant de la région de Grasse. Après en avoir donné toutes les caractéristiques physiques et chimiques, cet auteur indique les méthodes qui lui ont permis finalement d'isoler :
4° Les carbures suivants : Triacontane CH (F, : 65°5-66°), Heptacosane CH°° (f. : 59°5), Heracosane CH: (f. : 56°), Tricosane C*HS (F. : 48°), Docosane CH (f. : 445), Henicosane CH (€. : 40°5), Eicosane CHs (f. : 36°5), Hexadecane CH (f. : 18°).
2° Les alcools suivants : a/cool pseudocérylique C*“HF°:0 (f. 77°), alcool C'H"O (f. : 62) soi-disant isolé précédemment dans la cire de Carnauba; alcool C'HsO (f. : 58°5) isomère de l'alcool cérylique, alcool! C“H®O\f. : 49%) et un autre alcool de
1. H. Proruère. Contribution à l'étude des cires de fleurs : cires de roses. Bull. Soc. Chim., 1926, 39, p. 4600.
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mème formule à odeur de menthe (f. : 43°); ces deux derniers corps paraissent être signalés pour la première fois.
ProPuère a donné aussi les principaux indices des acides saturés et non saturés dont il n’a pas poussé l'étude ; il signale, en outre, la présence d'une faible proportion d'acides-alcools à poids moléculaire élevé, mais sans donner la certitude de la présence dans la cire de roses de cette catégorie de corps.
Une autre communication sur le même sujet a été faite, peu après, par Srraman(t) qui donne simplement les principaux indices de la cire de rose en même temps que les pourcentages d'hydrocarbures et d'alcools.
Dans la même communication, cet auteur indique les caractéristiques essentielles des cires de : violettes, mimosa, jacinthes et jasmin; malheureusement, il résulte de la lecture de ce mémoire que ce travail n’a pas été poussé assez loin pour permettre une connaissance précise de ces cires; c'est pourquoi les résultats publiés devront surtout servir de bases à de nouvelles recherches.
Graisses ou suifs,
Nous ne ferons que citer les principales graisses végétales que les dénominations commerciales très anciennes désignent à tort comme des cires : cires du Japon, connue depuis plus d'un siècle (?), cire végétale de Chine et cire de Bornéo.
Ces trois graisses donnent par saponification un pourcentage important de glycérine ; elles ont été analysées par Buisine (*) qui indique dans son mémoire la bibliographie les concernant.
Une remarque importante est à faire en ce qui concerne ces trois graisses : elles proviennent toutes de la pulpe de fruits. Alors que, dans aucun cas, la présence de glycérine par saponilication n'a été signalée dans une véritable cire végétale recueillie sur l'épiderme, par contre, à l’intérieur des végétaux, la présence de glycérine a été fréquemment constatée.
Cette différence fondamentale entre une cire et une graisse
1. 5, Srrawax, Cires de fleurs. Pharm. weekblald, 4927, 64, p. 52 et Brilish Chem. Abstracts, 1927, B, p. 446.
2. Ch. OPrenmanx. Recherches sur la cire végétale et la cire d'abeilles. Ann. Ch. et Phys., 4832, 49, p. 240.
3. Buisixe. Travaux et Mémoires des Facultés de Lille, 1884, 4, mém. #4, p. 90.
végétale, où l’on rencontre par ailleurs de nombreux constituants communs, est probablement caractéristique du rôle qu’elles jouent chacune dans la plante.
L'exposé historique qui vient d'être fait suflit par lui-même pour montrer au point de vue scientifique l'intérêt considérable présenté par les cires végétales pour lesquelles nous proposons la définition suivante :
« Matières premières constituées surtout par des « cérides » (lipides résultant de l'estérification de monoalcools de poids moléculaire élevé par des acides gras, eux-mêmes de haut poids moléculaire), associés à des carbures et acides gras libres ».
Les cires végétales permettront d’abord de compléter et de pousser très loin les séries de corps dont nous ne connaissons bien actuellement que les premiers termes, avec quelques autres isolés ; en outre, elles aideront à mieux connaître et même à découvrir des quantités illimitées de corps à fonctions plus ou moins complexes et que des recherches toujours plus précises permettront de classer à des places bien définies.
De l'étude des communications qui viennent d'être résumées, il résulte malheureusement qu’un certain nombre des résultats obtenus sont à vérifier et au besoin à compléter pour les mettre d'accord avec les connaissances actuelles que nous devons principalement au professeur Gascaro et à son élève Damoy : c'est ainsi, par exemple, que si l'on compare les résultats suivants :
Dans Rumex Ecklonianus (p. 31), Turin et CLewer trouvent l'alcool cérylique f. : 75°.
Dans Prunus serotina (p. 31), Power et Moore trouvent l'alcool cérylique f. : 79° {C*H0).
Dans A/gae (p. 36), Pscuoor et Prarr trouvent l'alcool cérylique 79° |C#“H#0)
Dans Malus (pommes Ben. Davis) [p. 39], Sao trouve l'alcool cérylique f. : 81-8195 (C"H"0).
Or, Damoy (‘) a démontré que l'alcool cérylique a pour formule C“HsO et p. f.: 80°-80°2.