J. Dauoy. Thèse Faculté de Pharmacie, Paris
LS
L'on peut citer aussi quelques chiffres concernant l'alcool myricique :
Dans Daviesa Latifolin (p. 34), Power et Sazway donnent la formule C"H®0, f. : 82°-83°.
Dans A/gae (p. 36), Pscuoor et Prarr indiquent C"H*0, f. : 88°.
Dans Zrifolium pratense (p. 45), Power et Sazway indiquent CAROL PET
D'après GascanD, qui a décrit très à fond cet alcool dans sa thèse, la formule de l'alcool myricique est C#H%0, f. : 87°.
Enfin, il est certain que l'acide fondant à 79°, isolé dans Clematis Vitalba (p. 46), par Turin et CLEwERr, ne peut pas être l'acide cérotique pur cité par les auteurs, puisque GascarD et Damoy ont donné pour cet acide le point de fusion : 82°-82°5. De même, le carbure désigné par Saxpo dans les peaux de pomme (p. 39), comme étant le Triacontane C"H® avec p. f. constant : 63°5-64°, était très vraisemblablement le Nonacosane CH, f.: 6395 (Damox) puisque le p. f. du Triacontane CH: est : 65°6-66° ((rascarD).
Quant aux nombreux corps à points de fusion élevés et à fonctions simples ou complexes, tels ceux trouvés, par exemple, dans les lichens (Usnea, p. 27), leur formule a été déterminée le plus souvent par simple combustion, sans autre mode de contrôle; ce procédé permet de douter de leur exactitude, car ainsi que l’a démontré Gascaro (Thèse, p.30), dans la composition centésimale de ces corps à poids moléculaire élevé, les différences entre les quantités de C et d'H, pour trois formules voisines, sont inférieures aux erreurs d'expérience.
De ces remarques, qui ne diminuent en rien l'intérêt de cette élude historique, il résulte cependant qu'il est nécessaire que les recherches effectuées sur les cires végétales soient particulièrement minutieuses pour que les connaissances acquises puissent être définitives.