ALCOOLS
Ce groupe, obtenu par le traitement à l’anhydride phtalique, se présente, après séchage complet, sous un aspect amorphe, parfaitement blanc, f. : 72°-74°.
La faible proportion d'alcools gras dans la cire de jasmin ne nous à pas permis de disposer d’une quantité de matière assez grande pour en faire une étude approfondie; cependant, plusieurs cristallisations dans l'alcool absolu nous ont donné finalement un alcool pur à point de fusion constant : 74°8-75°3; un indice d'iode nul montre que nous sommes en présence d’un alcool saturé.
En nous reportant à l'étude des alcools faite par Dauwoy (thèse, p. 39) nous voyons que ce point de fusion correspond tout à fait à celni donné pour l'alcool néocérylique C*H®#0; c'est alors que nous avons fait les dérivés suivants :
Éther acétique : Quelques décigrammes de l'alcool obtenu sont mis à bouillir (refrigérant ascendant) avec vingt fois leur poids d'anhydride acétique pendant trois heures et demie; la masse est alors versée dans un excès d’eau froide où l’éther précipite sous forme de flocons blancs qui sont recueillis sur filtre, rincés à fond à l’eau tiède et séchés. Cet éther, cristallisé ensuite dans l'alcool, a un p. f. presque instantané : 59°5.
Acide obtenu par oxydation. — Nous avons suivi la méthode de Gascarp (thèse, p. 53) qui décrit en détail l’obtention de l'acide correspondant à un alcool de poids moléculaire élevé par oxydation de ce dernier au moyen du bichromate de potassium en solution acétique.
L'acide que nous avons obtenu par ce procédé avait comme point de fusion : 77°5-78°.
Si nous comparons les résultats suivants :
OBTENU THÈSE DAMOY Alcool, f. : 7408-7503. Alcool néocérylique C*H*0, f. Ether acétique, f. : 5905. 750-7505, Acide obtenu par oxydation, f. : Ether acétique, f. : 590-5905. 775-780. Acide néocérotique C**H°°0* obtenu
par oxydation, f. : 7705-78°.
nous pouvons conclure que l'alcool néocérylique, C“H*0, se trouve dans la cire de jasmin : il semble être le principal constituant des alcools, car nous n'avons séparé que des traces d'un autre à point de fusion voisin de 70° et qu'il ne nous a pas élé possible d'identifier.
A titre documentaire, voici les méthodes connues actuellement pour séparer les constituants d'un mélange d'alcools :
1° Cristallisations fractionnées dans le benzène (thèse Gas- CARD) ;
2 Filtration à température fixe du mélange d'alcools dissous dans l'alcool à 95° ou le benzène, ou bien de leurs éthers acétiques où oxaliques dans l’acétone (thèse Dawoy).