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L'Ipuranol, C#H#O:(0H}, f. 285-290°, qui donne les réactions colorées caractéristiques des phytostérols.
Les auteurs trouvèrent en outre des acides non saturés, parmi lesquels l'acide o/éique, et un mélange d'acides saturés, £. 50-55, dont ils ne purent isoler aucun corps bien défini.
Ces mêmes auteurs étudièrent plus tard les feuilles de cet arbre (voir p.31).
Cane-Grass (Glyceria ramigera). — Les tiges de ce bambou, qu'on trouve en Australie, sont recouvertes d'une cire incolore qui est épaisse et cassante au point de se séparer en écailles par une simple flexion des tiges.
Surru (!) a déterminé seulement les caractéristiques de cette cire (f. 82°) qui est remarquable surtout par un indice d'acide très élevé : 54,3 pour la partie soluble dans l'éther à froid; l'auteur a trouvé en outre 89,4 comme indice de saponification de la partie insoluble dans l'éther, mais soluble dans l'alcool bouillant, son point de fusion étant 84-85°.
IL y a lieu de citer enfin, en ce qui concerne les cires d’écorces, l'article très documenté de FeinrerG (*) « la chimie des écorces »; les analyses faites sur trois arbres différents ont permis d'isoler un grand nombre de corps cristallisés à points de fusion compris entre 200 et 300° et donnant pour la plupart les réactions caractéristiques des phytostérols.
Une étude plus complète de ces corps semble très intéressante à l'aire.
Cires de fibres.
Nous avons classé à part les fibres, car si le plus souvent on les rencontre sur les tiges, elles peuvent se trouver également sur les feuilles ou bien même recouvrir certaines graines comme c'est le cas pour le coton. |
Linum. — Les fibres de lin sont recouvertes d’une cire vert foncé ou brune qu'on peut isoler par des solvants organiques:
1. H. Surru, J. 0f Soc. of Chem. Ind., 1922, 44, p. 372 (Note on the wax-coatine the stems of the Australian « Cane-grass » glycéria Ramigera). a 2. FuinsenG, Hennuaxx, RüocLsPenG et ZeLinen. Beiträge zur vergleichenden
Pflanzen chemie « zur chemie der Rinden » : Monats für chemie, 1923, 44, p. 261-271.
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Cross-Bevan (‘), puis Horrueister (:) ont permis d'en connaître la composition, elle contient :
81,3 °/, d’insaponifiable constitué principalement par un hydrocarbure saturé, {. 68°, avec un peu d'alcool cérylique et un phytostérol.
Par ailleurs, les acides suivants ont pu être identifiés :
Palmitique, stéarique, oléique, linolique et linolénique.
Plus récemment, dans une intéressante communication, How- NEYMANN (*) à comparé les principales caractéristiques de six variétés de cire de lin de provenances très diverses; il a montré ainsi que la densité, le point de fusion de même que les indices d'iode, d'acide et de saponification sont sensiblement constants.
Gossypium. — Les fibres qui recouvrent les graines, et qui constituent le coton, sont enduites d’une matière grasse solide appelée « cire de coton »; par extraction benzénique, FARGHER et Proserr (‘) l'ont isolée et analysée; ils ont identifié :
1° Un nouvel.alcoo!l : CH®0, alcool gossypilique ;
Les alcools : montanylique, C“H*O0, cérylique C“H0, carnaubique C*{5°0 ;
Un mélange de phytostérols consistant principalement en siostérol CH“0.
2° Les acides : a) Palmitique, stéarique et oléique à l’état libre ;
b) Montanique, cérotique, palmitique, stéarique et un acide C“H#O, à l'état de sels, surtout de sodium;
c) Carnaubique, palmitique, stéarique et oléique à l’état d’éthers.
Les auteurs ont constaté, en outre, que la proportion d'acides non saturés, libres ou combinés, était faible et que la majeure partie des hydrocarbures présents étaient liquides.
Manscae (°) a complété encore ces connaissances en communiquant les résultats de l'analyse d'un coton du Texas ainsi que les constantes analytiques de cire de coton de diverses prove-
41. Cross-Bevan. Bull. Soc. Ch., 1896, 47, p. 189 (Alcool cérylique dans le lin).
2 Hovrmeisrer. Ber. d. d. Chem. Ges., 1903, 36, p. 1047 et Bull. Soc. Chim., 4904, 32, p. 88 (cire de lin).
3. W. HonnEYvMaNN. Pharm. Journ., 1926, 417, p. 157 el Brit. Chem. Abslt., 1926, B., p. 194 (Constants of flax-waxes).
4. R. Farcner et E. Prosgar. J. Textile Indust., 1923, 44, p. 49 et Brit. Chem. Abst., 1923, 47, p. 1890 (The constituents of the benzene extract of American
cotton).
5. R. Maxscnke. Monatsheft für Texlil-Industrie, 1930, n° 11.
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nances : Upland, Mississipi et Égypte; comme pour le lin ces chiffres caractéristiques varient dans d'étroites limites malgré des origines différentes.
Eriodendron et Akon. — Par extraction au mélange alcoolbenzène, Marrues et Srreicuer (!) ont isolé la cire qui recouvre ces deux fibres et en ont donné les constantes qui sont presque les mêmes.
Elles indiquent une très forte proportion d’acides saturés et non saturés, libres et combinés, en même temps qu’un pourcentage minime d'hydrocarbures.
Cires de feuilles et de plantes entieres,.
Les travaux de Muroer (*) sur l’herbe des prés, les feuilles de syringa et de vigne, l'avaient amené à conclure que « le corps gras lié à la chlorophylle n'est pas autre chose que de la cire » et que « dans loutes les feuilles vertes il y a de la cire ». Les observations de cet auteur étaient basées seulement sur des aspects communs et surtout par comparaison des analyses faites par combustion. Si les résultats oblenus alors sont actuellement sans intérêt, les conclusions de Murper se sont révélées parfaitement exactes au cours des nombreuses recherches suivantes :
Cire de Carnauba (Copernicia cerifera, Mart.). — Ce palmier croît en abondance dans l'Amérique du Sud; ses feuilles sont recouvertes d'une couche épaisse de cire qui se sépare facilement en écailles et qui fait l'objet d'une exploitation industrielle importante.
C'est une des cires végélales qui ont été le plus étudiées Lewy (), BérarD (1), Srony-MAskELyNE (*, von PiEvERLiNG (°), Kessez (*) ont fait à son sujet des communications qui résullaient d'observations partielles et souvent contradictoires, particulière-
1. H, Marrues et L. Sragicaen. Arch. d. Pharn., 1913, 254, p. 438 (Ueber kapok und Akon und ihre Bitterstolfe Wachse und Harze).