‹ Les cires végétales: La cire de fleurs de jasminChapitre 10 sur 45 · Kesser. Ber, d. d. Chem. Ges., 18178, 41, p · texte numérisé non relu

Kesser. Ber, d. d. Chem. Ges., 18178, 41, p

ment en ce qui concerne la présence d'acide cérotique libre. Par la suite, les recherches approfondies de Sruneke (') ont conduit cet auteur à donner à la cire de Carnauba les constiluants suivants : Alcool mélissique, C"H®0, P.F. : 85% (très forte proportion); Un alcool C“H5O, P. F. : 76°, en pelile quantité; Un alcool C“H“(CHOHY, f. : 103°5-103°8, déjà isolé par Srory-MASkELYNE ; L'acide cérotique C*H*CO'H (acide le plus abondant); Un acide C#H#CO°H, f. : 72°5, isomère de l'acide lignocérique;

Une /actone con o, f. : 10395, d’un oxyacide, OUEN se trouvant dans la portion la moins fusible :

Un Aydrocarbure, F. : 59°-59%5, en petite quantité, la proportion d'hydrocarbure dans cette cire ne dépassant pas 1 à 1,5 °/..

Les travaux qui ont suivi cette belle étude de Sruree n'ont fait que la résumer ou la mettre au point tout à fait : c'est ainsi qu'on trouve quelques détails intéressants dans les recherches de Buisixe (°), BerG (*) et Levs (‘) surlout en ce qui concerne les constantes et les méthodes d'analyse.

Eafin Gascarp (°), en opérant sur six échantillons différents de cire de Carnauba, a montré que l'alcool mélissique (dénommé actuellement alcool myricique) isolé par Srurcke n’était pas pur, son point de fusion exact étant 87° et non 85°5.

Cet examen de l'alcool myricique a été repris dernièrement par Gorrrrieo et Urzer (‘); ces auteurs ont fixé à 45 °/, la proportion d'alcool myricique dans la cire de Carnauba pure; ils confirment, en outre, la présence de l’heptacosane CH, F. : 5895-

1. Srorcke. Sur les principes contenus dans la cire de Carnauba : Liebig's Annal. d. chemie, 1884, 223, p. 283-314 et Bull. Soc. Chim., 1885, 43, p. 389.

2, A. et B. Buisixe. Travaux el mémoires, Facullé de Lille, 1884, 1, mémoire 4,

ee R. Berc. Saponification de la cire de Carnauba : Chem. Zeil., 1909,33, p. 885 et Bull. Soc. Chim., 1910, 8, p. 478.

4. À. Leys. Cire d'abeilles et de Carnauba : Bull. Soc. Chim., 1912, 44, p. 1048 et Revue « Les matières grasses », octobre 1912, janvier 1913.

5. A. GascarDp. Thèse Faculté des sciences Paris, 1920, p. 29.

6. S. Gorrrrzn et F. Uczer. Chem. Umschau, 1926, 33, p. 141-145 et Brit. Chem. Abstracts, 1926, B. .. 743.

5%et recommandent le trichloréthylène pour séparer, après saponification, l'insaponifiable des acides gras.

Bryonia dioïca. — Éran (‘) a isolé de la cire provenant des feuilles de bryone une forte proportion d'un hydrocarbure saturé, f. : 69°, dont il donne comme formule C*H# et pour lequel il propose le nom de #ryonane.

Vitis vinifera (Chasselas). — Dans la même communication que ci-dessus (1), Éraro donne des détails intéressants sur la manière dont il sépare et traite la cire qui se trouve sur les feuilles de vigue ; il trouve qu'elle contient 8 °/, d'acides (acide palmitique principalement) et il identifie en outre :

Un alcool, C"H:0, f. : 74°, qu'il propose de nommer vitol;

Un glycol, C“H#{0H}, qu'il propose de nommer vitoglycol.

Medicago sativa. — En traitant 19 K°* de luzerne sèche par le sulfure de carbone à froid, ce mème auteur (!) a obtenu 230 gr. d'extrait cireux solide constitué par :

50 gr. d'acides gras; 30 gr. de corps neutres solubles dans l'alcool et 150 gr. d'un alcool saturé C*H{(OH), f.: S0°, pour lesquels il propose le nom de médicagol.

Erythroxylon coca. — Hesse (*) donne les résultals d'analyses brutes de la cire provenant des feuilles de la coca de Java et y signale la présence de corps donnant les réactions caractéristiques des phytostérols.

Musa parodisiaca (Pisang). — Une couche épaisse de cire recouvre les feuilles de ce bananier de Java: elle fond à 70°-S0e etest peu soluble dans les divers solvants (l'alcool en particulier). Gresnorrk el Sack (*) la considèrent comme une combinaison de l'acide sérique de pisang CAH#0*, f, : 71°, avec l'alcoo! sérique de pisang C#H#0, f. : 78e,

À. Era. C. R. Acad. Se., 4892, 4114, p. 364.

2. O. Hesse. Zur Kenntniss der cocablätter : Liebig's Annal. d. chemie, 1899 274, p. 180. |

3. M. Gnesnore et J. Sack. Contribution à la connaissance des cires. Rev. trav. chim. Pays-Bas, 1901, 20, p. 65-79 et Bull. Soc. Chim., 1904, 25, p.919.

Usnea (espèces diverses). — Sur de nombreuses espèces et variétés de lichens Hesse (') a fait de longues recherches: il en a isolé une très grande quantité de corps nouveaux et particulièrement d'acides à poids moléculaires élevés; nous en citerons seulement quelques-uns :

Acide plicatique CHsO», f. : 133:

Acide alectorique CH#0", f. : 486°; Acide cocellique C'H#0:, f. : 1476°-177°; Acide uncinatique C#H#O°, f. : 212°.

Dans les différentes espèces d’usnéa l’auteur a trouvé les acides usnarique et plicatique.

Tous ces acides cristallisent généralement dans l'alcool en longues aiguilles.

Raphia ruifia. — Les feuilles de ce palmier qui est très commun dans l'ile de Madagascar sont recouvertes d’une cire qu'on récolte en assez grande quantité. Jumerze (?) en a donné quelques caractéristiques succinctes, entre autres son point de fusion : 82° et la proportion d'insoluble dans lalcool : 10 °/,. Dans une étude plus complète, Ilazcer (*) indique qu’elle est constituée en majeure partie par un alcool on plus probablement par un mélange d’alcools de composition moyenne C"’H#0.

Æthusa cynapium. — Powcr et Turin (‘) ont étudié cette plante qui est connue également sous le nom de « petite ciguë ». Par épuisement à l'alcool chaud, puis par distillation du produit extrait dans la vapeur d’eau, les auteurs ont obtenu comme résidu un produit cireux vert, qu'ils ont traité par divers solvants et dans lequel ils ont identifié :

Le pentatriacontane CSI, f, : 740; Un phytostérol C'H“O, f. 123°-1240.

Micromeria chamissonis. — Cette plante croît aux États- Unis, sur les côtes du Pacifique, sous forme d'une herbe ram-

1. O. Hesse. Contribution à la connaissance des lichens et de leurs principaux constituants. Journ. für prakt. Chemie, 1901, 62, p. 430-480 et Bull. Soc. Chim., 1901, 2, p. 649.

2. Jumezce. Le Raphia Kuffia, palmier à cire. C. R. Acad. Sc., 1905, 141,

; 3. A. Hazrer. Sur la cire du palmier Raphia Ruffia et sur l'alcool arachidique. C. R. Acad. Sc., 1907, 144, p. 594.

3. F. B. Power et F. Turn. Chemical examination of Aethusa Cynapium.

Journ. of Amer. Chem. Soc., 1905, 27, p. 1461.

SU

pante et odorante employée en médecine. Power et SALWAY (!) ont isolé, dans la cire qui la recouvre, les produits suivants :

Le xantomicrol, C“H#O4{(0H), f. : 225°, donnant un dérivé diacétylé, f. : 116°, et représentant 0,2°/, du poids de Ja plante sèche;

Le micromérol, C“Hs0%(0H), 2H:0, f. : 277°, dont le dérivé acétylé fond à 188° (0,25 °/, du poids de la plante);

Le microméritol, C*H#0:0H), 2H:0, f. 294°; dérivés mono-acétylé, f. : 255°, diacétylé, f. : 204° (0,05 °/, du poids de la plante ;

Le carbure saturé CH;

Ua PAytostérot C“H#0,H:0 (très petite quantité) et les acides palmitique et arachidique.

Olea Europea. — En plus de l'écorce de cet arbre qu'ils ont étudié à part (voir précédemment p. 21), Power et Turix (?) en ont analysé complètement les feuilles. En dehors de quelques corps gras déjà rencontrés dans les recherches similaires et qui constituent la majeure parlie des malières cireuses, les auteurs ont isolé une nouvelle substance cristalline dont les propriétés particulières, longuement décrites, peuvent se résumer ainsi :

Après décoloration et cristallisation dans l'alcool chaud, ce produit, pour lequel Le nom proposé est o/éanol, se présente en très fines aiguilles soyeuses fondant à 303-304° (sa purification est très difficile).

Après déshydratation à 110°, son analyse par combustion donne la formule : CH0:: il cristallise avec une molécule d'eau.

Il donne avec le carbonate de sodium un sel sodé amorphe insoluble ; par ailleurs, on peut obtenir les dérivés suivants :

a) Monoacétylé, F. : 258;

6) Diacétylé, f. : 310°;

c) Le monométhyloléanol, GHSO(OH)OCEP, F. : 145° (après refroidissement, ce point de fusion s'établit ensuite à : 194°-195°);

d) L'acétylméthyloléanol, CGuHeO1(0/GH' COCHE, F42188,

Les auteurs indiquent enfin que l'oléanol ne décolore pas une

1. F.B. Power et A. FH, Sazway. Examen chimique du Micromeria Chamissonis. Journ. of Amer. Chem. Soc., 1908, 30, p. 251-265 et Bull. Soc. Chim., 1908, 4, p. 1168.

2. Power el Turin. The constituents of Olive leaves. Journ. of Chem. Soc., 1908, 93, p. 891.

Pres

solution chloroformique de brome, et, en attribuant à l’un des

deux groupes hydroxyl des propriétés phénoliques, ils écrivent ainsi sa formule : C'H#O(OH:). 120.

Lippia scaberrima (Sonder). — Cette plante est utilisée comme hémostatique dans le Sud-Africain ; sa composition a été étudiée par Power et Turin (), qui ont identifié dans la partie cireuse :

L'Heptacosane CH:

L'Hentriacentane CH:

Un Phytostérol C"H#O, f. : 134°;

Des alcools non salurés de formule vraisemblable C*H?—0 ;

Les acides arachique et linoléique.

Les auteurs ont trouvé en outre une nouvelle substance cristallisée, le Z2ppianol, f. : 300-308°, de formule C*H:0: et dont l'éther méthylique fond à 260°.

Étant donné l'écart de 8° dans le point de fusion, il est vraisemblable que ce dernier produit n’était pas tout à fait pur.

Coniferales. — Les cires de conifères ont été étudiées d’une façon très complète par BouGauzr (*), qui a fait porter ses recherches sur les quatre espèces suivantes : Juniperus sabina, Juniperus Communis, Picea excelsa, Thuya occidentalis.

Par épuisement des feuilles sèches et broyées, avec de l’alcool à 80°, à l’ébullition, cet auteur (*) a isolé la partie restant inso- Iuble dans ce solvant à froid; le produit obtenu, cristallisé en fines aiguilles, est purifié par lavages à l’éther jusqu’à ce que ce dissolvant ne se colore plus en vert, et il est ensuite soumis à de nouvelles cristallisations dans l'alcool à 95°.

Le résidu finalement obtenu est ce qui a constitué la cire brute sur laquelle les recherches sont effectuées; son point de fusion est compris entre 72° et 80°.

De multiples essais de séparation, avec divers solvants, en vue de la séparation de corps purs ayant échoué, c'est par sapo-

1. Power et Turn. Etude chimique du lippia Scaberrima (sonder) « Benkess-Ross ». Arch. de Pnarm., 1908, 245, p. 337-351, et Bull. Soc. Chim., 1909, 6, ». 134 ; 2, Nous prions M. le Professeur J. BouçauLtr d'agréer nos remerciements pour les renseignements qu'il a bien voulu nous donner à ce sujet.

3. J. Boucaucr et L. Bouavier. Sur les cires de conifères. Nouveau groupe de principes immédiats naturels. Journ. de Ph. et Chim., 1909, 30, p. 10 el 1910, 1, p. 425.

DRE à PU

nilication que Bouaaucr et Bouxoier ont pu commaitre la composilion de cette cire ; ils ont constaté qu'elle est constituée essentiellement « par un nouveau groupe de principes immédiats : les étholides ».

Ce nouveau nom est donné par les auteurs à la combinaison d'acides alcools, identiques ou différents, associés suivant le mode exprimé par la formule suivante :

R — CHOH — (CH?) — CO? — CH — (CH*}" — CO? — CH — (CH*}" ..... CO°H R' ji

« De telle sorte que si, comme cela arrive, pensons-nous, avec les cires de conifères, tous les acides-alcools sont uniquement monoacides et monoalcooliques, chaque étholide contient une fonction acide libre, une fonclion alcool libre et autant de fonctions éthers moins une qu'il y a de molécules acide-alcoo! associées. »

En saponifiant la cire brute par la soude alcoolique en excès à l’ébullition avec un réfrigérant à reflux pendant quatre à cinq heures, les auteurs ont séparé deux acides-alcools, inconnus jusqu’à ce Jour :

L'acide junipérique ou acide 1.6-oxypalmitique :

CH:OH — (CH) — COH, f. : 95°, donnant un dérivé acétylé f. : 63° (le meilleur solvant de cet acide est l'alcool).

L'acide sabinique ou acide 1.2-oxylaurique :

CBOH — (CH:)° — COL, f. : S4°, dont le dérivé acétylé fond à : 43° (l'alcool le dissout très facilement, mais le benzène, où il est très peu soluble à froid, convient surtout bien pour sa purification).

En 1911, Boucaurr (‘) a signalé en outre la présence d'acide thapsique : COH — (CH) — CO, f. : 1240, en très faible proportion dans le Juniperus sabina.

Enfin beaucoup plus récemment, à la suite des travaux de RuzickA () et de Kerscusaum (*), le Professeur Boucaurr, en collaboration avec E. Carrecaix (*), a repris l'étude des acides juni-

1. J. Boucaurr. Nouvelles recherches sur les cires de conifères, Journ. de Ph. et Chim., 1941, 3, p. 401.

2. Ruzicka. Helvelica Chimica acla, 1926, 9, p. 230, 715 eb 1008.

3. Keuscugauw. Berich. d. d. Chem. Gesell., 1927, 60, p. 902.

4, BouaauLt el CaïTELAIN. Nouvelles recherches sur les étholides des cires de conifères. Comp. Kend. Acad. Se., 1928, 4, p. 1746.

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