Charcot et Gombault. Arch. de phys
est insulaire, monolobulaire et à la fois extra et intru-lobulaire.
Une réaction ne tarda pas à se produire contre cette dichotomie des cirrhoses.
Les premières critiques vinrent d'Allemagne. Brieger, Litten, Kussner, Mangelsdorf, Birchllirschfeld, soutinrent que la division précédente était purement schématique, que la distribution du tissu scléreux dans le foie, échappait à toute tentative de systématisation, et qu'en réalité la cirrhose dite d'origine biliaire ne différait en rien de la cirrhose vulgaire. Seul Ackermarin reconnut l'existence d'une cirrhose hypertrophique; il est vrai qu'il la regarda comme une lésion d'origine artérielle.
Des doutes s'élevèrent également en France.
Kelsch et Wanebrouck {Arch. de phys., 1880
et 1881), accordant une importance primordiale
aux altérations du parenchyme jusqu'ici négligées,
rattachaient la cirrhose hypcrlrophique avec ictère
au type des cirrhoses épithéliales, et ajoutaient
que- les caractères topographiques par lesquels on opposait la cirrhose biliaire à la cirrhose veineuse étaient loin d'avoir une valeur absolue. Les mêmes objections, renforcées par quelques arguments d'ordre clinique exposés dans la thèse de Surre (1879) et dans un article de Cyr1, furent développées par M. Dieulafoy* et son élève Guiter5. « La cirrhose atrophique et la cirrhose hypertrophique biliaire, dit M. Dieulafoy, forment des variétés qui sont d'autant plus distinctes, d'autant plus accentuées, qu'on s'adresse à des types extrêmes, et c'est un grand mérite de l'École de Paris d'avoir jeté la lumière dans le chaos des hépatites chroniques. Mais il ne faut pas pousser trop loin l'esprit de systématisation et de classification; la clinique s'accorde mal de cette sélection en espèces morbides trop bien tranchées, et la lésion est ici, comme toujours, d'accord avec la clinique. Entre les types extrêmes, il