Êtes-vous plus heureux que vous ne l'étiez
» — R. Oui, un peu. »
15. « Vous dites un peu, ce qui signifie « iln'ya » pas une grande différence. Que vous manque-t-il » pour l'être davantage ?
» — R. Je dis un peu par rapport à ce que j'au- » rais pu être; car, at“ec mon intelligence, j'aurais » pu m'avancer plus Gue je ne l’ai fait.»
16. « Le bonheur que vous n'avez pas mainte- » nant, espérez-vous l'avoir un jour ?
» — R. Assurément, cela viendra, mais il faudra » de nouvelles épreuves. »
17. « Mozart dit que vous êtes sombre et triste ; » pourquoi cela ?
» — R. Mozart dit vrai. Je m'attriste parce que j'a- » vais entrepris une épreuve que je n'ai pas menée » à bien, et je n'ai plus le courage de la recom- » mencer. »
18 « Comment appréciez-vous vos œuvres musi- » cales ?
» — R. Je les estime beaucoup, mais parmi nous » on fait mieux ; on exécute mieux surtout; on a » plus de moyens. »
(Les esprits ont peut-être des pianos à plusieurs queues et six doigts à leur main, ce qui leur donnerait une grande facilité pour exécuter les arpéges. Écoutons.)