CIO 7.400 28.400 15.728 Î
Terres cultivées
Terres incultes
Montfort
Superficie en arpents
Terres cultivées
Terres incultes
Montauban
Broons
Conabourg
Châteauneijf
Saint-Méen
Plouer
Plélan
Évêché de Dol
Évêché de Saint-Brieuc .
Subdélégalions de :
Saint-Brieuc.
Moncontour
Lamballe
Quinlin
Jugon
Uzel
Paimpol
Matignon
Évêché de Tréguier .....
Subdelégations de :
Tréguier
Morlaix
Guingamp
Lannion
Pontrieux
Lanmeur
Châtelaudren
Évêché de St-Pol-de-Léon
Subdelégations de :
Saint-Poi
Landerneau
Lesneven
Brest
Landivisiau
LE MÉMOIEE DE 1788.
Superficie
Terres
Terres
Évêché de Quimper ...
en arpents
cultivées
incultes
Subdélégations de :
Quimper
Quimperlé
Carhaix
Concarneau
Le F'aou
Pont-l'Abbé
fiostrenen
Callac
Corlay
Châteauneuf-du-Faou
Chàteaulin
Goui-in .
Pontcroix
Évêché de Vannes
Subdélégalions de :
Vannes,
Auray
Hennebont
Rhuis
Malétroit
Pontivy
l'edon
Locminé
Fîaud
Port-Louis
Guéméné
Belle-Ile
' OTAL GÉNÉRAL..
Ainsi, d'après le mémoire de 1733, pour l'ensemble de la Bretagne, les terres incultes s'étendraient sur environ les deux cinquièmes du sold), el non sur les deux tiers, comme semble
(1) Elles comprendraient exactement 42,8 % de la superficie totale.
le croire Tinlendanl en i737. Il est bien probable que c'est le mémoire qui est le plus près de la vérité. Mais encore faudrait-il savoir exactement ce que l'on entend par terres incultes; compte-t-on parmi elles les landes, les terres froides, qui sont cultivées seulement de 10 en 10 ans, de 20 en 20 ans, voire même tous les 30 ans (D ?
Si nous étudions le tableau ci-dessus, nous remarquons encore que les régions où les terres incultes l'emportent sur les terres labourables sont précisément celles qui occupent le centre de la péninsule, au sol montagneux et rocheux, qu'il était plus difficile de mettre en valeur (2). Les landes abondent surtout dans la partie septentrionale de l'évêché de Vannes et de l'évêché de Nantes <3). Et, au contraire, c'est dans la vallée de la Vilaine et sur la côte septentrionale de la Bretagne qu'elles semblent le plus clairsemées.
Sans doute, parmi ces landes, il en est qti'il serait impossible de défricher : le mémoire de 1733 le constate (^) ; mais, pour la plupart d'entre elles, il constate aussi qu'elles pourraient
(1) Cf. Pinczon du Sel des Monts, Considérations sur le commerce de Bretagne, 1756, p. 30 : « Qui ne cf)nnnît pas en Basse-Bretagne cette étendue que l'on nomme les montagnes d'Are, celles que l'on trouve depuis Rennes à Nantes, de Nantes à Vannes, à .Auray, et de Vannes à Rennes? Y auraitil de l'exagération en portant à un tiers de la province les terres incultes? Non assurément, surtout si l'on ajoute à toutes celles où la charrue ne passe point, celles que le laboureur, après s'en être servi plusieurs années, laisse se reposer quelquefois plus longtems, ou parce que le colon manque d'engrais pour fournir de la sève à cette terre qui s'épuise à proportion de son rapport, ou parce qu'il manque de colons pour cultiver. »
(2) Cf. F. M. (Pol Milren), Voyage de Brest à Paris, Voyage de Cherbourg à Qiiimper (i785j, pp. 193-194 : « De Jugon à Lamballe, ce sont des landes et puis des landes. On ne voit de cultivés que les plus proches environs de quelques rares villages et les approches de Lamballe jusqu'à une demilieue seulement. » La région entre Lamballe et Pontivy présente le même aspect. De Quimperlé à Rosporden, remarquc-t-il encore, et de Rosporden à Concarneau, « toujours plus de terres en landes, en genêts, en bruyères que de champs cultivés. »
(3) Nointel remarque déjà [Mémoire, Bibl. de Rennes, msc. n» 317,, fol. 89 et sqq.) que, sur la rive droite de la Loire, il se trouve un grand nombre de bois et de landes, et que cette région ne produit pas assez de grains « pour fournir à la subsistance entière des habitans. »
(4) Il cite seulement huit subdélcgations, dans lesquelles les landes ne sauraient être défrichées : Châteauneuf près de Saint-Malo, Callac, Le Faou, Lamballe, Morlaix, Châteaubriant, Bazouges, Baud.