REDEVANCES EN ARGENT ET EN NATURE
et bien des bailliages ne doivent au total que quelques livres W.
Les redevances en nature consistent essentiellement en une certaine quantité de grains, c'est-à-dire de froment et surtout de seigle et d'avoine. Au XV siècle et au début du XVP, il arrive souvent que les redevances en nature ne soient pas plus lourdes que les redevances en argent. Ainsi en 1490, le fief de Liquelinaye doit 45 sous en argent (2), et 12 boisseaux d'avoine, qui ne représentent qu'une somme de 36 sou^ puisque le boisseau ne vaut pas plus de 3 sous (3). Mais, au XVIP et surtout au XMIP siècle, les redevances en nature sont beaucoup plus onéreuses. Consultons, par exemple, le Grand de la seigneurie de Buat et de la Chalopinaye, qui dale de la deuxième moitié du XVIIP siècle ('^) ; nous pouvons dresser le tableau suivant, qui est très significatif :
Fief de la Rifatte , en Bonnemain
Argent.
Froment.
Avoine.
Poulets.
Total.
3 1., 7 s., 6 d. mon.
0'' = 3il.,5s.
g demées = 61.
Fief de la BouUière
13 s., 2den.
3 B\ 7 godets = 191., H d.
lB«'",3demées = 71.,'ls.,6d.
Fief de Lesnaudière. . .
4 livres.