‹ Les classes rurales en Bretagne du 16e siècle à la RévolutionChapitre 45 sur 219 · SB · texte numérisé non relu

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3 B", 9 demées

6 poulets

= 21 livres.

= 18 sous

10 den.

Fief de Laiinay-Saiilon.

4 livres.

Dans la plupart des fiefs de la seigneurie du Gage, les redevances en froment rapportent infiniment plus que les rentes en argent. Voici la valeur comparée des unes et des autres (&' :

fl) En 1597, le bailliage de la Fontaine-en-Vignoc doit, au total, une rente de 30 sous 2 den. monnaie (ionds de la seigneurie de la Bretesche, Arch. d'IUe-et-Vilaine, E 94); en 1612, le fief de l'Escoublère doit une rente de 6 1. 5 s. mon. (ibid., E 93).

(2) En août, 30 sous; à Noël, 5 sous; à Pâques, 10 s. 4 den. maille.

(3) Fonds de Saint-Brice, Arch. d'Ille-el-Vilaine, E 389.

(4) Arcli. d'Ille-et-Vilaine, E 9(1.

(5) Grand de la seigneurie du Gage, au XVIII' siècle (Arch. d'Ille-et-Vilaine, E 63).

Fief et bailliage du Perquer

Fief et bailliage de Châteaux

Fief et bailliage de la Bertèche. . . . Fief et bailliage de la Chapelle . . .

Fief et bailliage de Pleuguec

Fief et bailliage de la Ville-Morheu Fief et bailliage Duval

Argent.

Froment.

Avoine, Poules.

Corvées.

3 1., 4 S., 8 den.

■2 S., 9 den.

3 s., 4 den.

4 1., 1 s (avoine).

3 1. (poules).

12 1. (corvées).

Il est des seigneuries où l'on ne trouve guère que des redevances en nature f^', il en est aussi où les tenures sont si chargées de rentes en grains qu'une partie notable de la récolte vient s'accumuler dans les greniers seigneuriaux (■■^>.

Un ne rencontre plus qu'assez rarement le terrage ou champart. Cependant, il n'a pas complètement disparu. Les tenanciers de la Feuillée le doivent souvent à la dixième gerbe (3). Dans le pays nantais, nous le voyons mentionner fréquemment; il y est perçu presque toujours à la sixième gerbe, ce qui lui a fait donner le nom de droit de sixte f'^).

(1) Voy. un acte de partage de 1765 {fonds de Châteangiron, Arch. d'Illeel-Vilaine, E 22).

(2) Voy. une lettre du subdélépué de Saint-Brieuc, du 26 février 1772 fArch. d'Ille-el-Vilaine, C. 1726) : « Les terres dont jouissent les paysans sont si chargées de rentes [de froment] que tout ce qu'ils récoltent est pour les seigneurs qui ont des greniers de 1.500, 2.000, 3.000, 6.000 et jusqu'à 8.000 boisseaux de froment. »

(3) Cf. Terrier de la Feuillée, de 1730 (Arch. du Finistère, H 416); il est des tenanciers de la Feuillée qui doivent le champart à la huitième gerbe. Cf. Déclaration de la seigneurie de la Guidoiie, de lù7y j.A.rch. Xat., P 1606, fol. 2 v°) : « Outre pour raison de ladite terre et seigneurie d'Aigrefeuille est deub sur tous les courtils du bourg dudit lieu à ladite dame le debvoir de terrage au dizain... »

(4) En 1679, Michel d'Espinose, seigneur de Poi'lrie, déclare tenir du roi le fief et juridiction de Richeroux, comprenant dix villages dans la paroisse de Sainte-Pazanne : « dans lesquels dix villages cy après déclarés les teneurs sont obligés de tenir une tierce partie de leurs terres ensemencées en bled, froment, seigle, avoine, mil, orge et autres bleds, l'autre tierce partye en guérel et l'autre en pasturaux, sur tous lesquels bleds ledit sei-

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