PAROISSES
Arbreaser
Balazé
Bourg-des-Comptes .
Bruz
Chantepie
Châtillon-sur-Seiohi^.
Cbauvigné
Coesmes
Domioup
Ëancé
Erbrée
Ercé-en- Lamée. . . .
Ettelies
Fleurigné
Forges
Gosné
Guipe!
I^ Couyëre
Lécousse . . . .
Le Loroux
Loavigné-de-Bais. . . .
Mézières
Miaiac-Morvan
Montaut
Ilannéc-Ia-Guercbc . . ,
Rimoux ,
St-Georges-de-Chesné
Totaux . . .
Pour cent.
Nombre de propriétée paysanneN
de pi OR
<ie 90
JmirnaTiz
iO
lie 10 à SO Joamaux
de 6 à 10 )<«rDaaz
iO
ctel &6 JoDroaaz
IT
de moins
de 1 Joarnal
(1) Arch. d*Ille-€t-VUaine, E 357.
68 LA PEOPRIETé PAYSANNE.
Ainsi, dans les 28 paroisses énumérées dans le tableau précédent, les propriétés paysannes supérieures à 20 journaux ne représentent qu'une infime minorité, à peine 6%; les propriétés de 10 à 20 journaux elles-mêmes sont très peu nombreuses. L'immense majorité des propriétés paysannes (69 %) a une superficie inférieure à 10 journaux, et dans cette dernière catégorie, ce sont les propriétés de moins de 5 journaux qui remportent de beaucoup ; pour la moitié environ ^j des propriétaires paysans (46 %), la part de chacun se réduit
p^, à un ou deux hectares de terre ; et il en est môme dont la
propriété ne consiste qu'en une petite maison à laquelle attient un jardin ou quelque parcelle de terre labourable ou de j, lande. — Il est vrai que les rôles des vingtièmes sont dressés
jf par paroisse, et qu'il peut arriver qu'un paysan possède des
^":* terres dans deux ou môme dans plusieurs paroisses diflé-
I rentes (1). Parfois donc, les propriétés paysannes sont, en
^^' réalité, plus considérables qu'elles ne le paraissent d'après
l les déclarations. Mais il s'agit là de cas exceptionnels, qui
^" ne sauraient modifier d'une façon très sensible les conclu-
i ' sions que j'ai cru pouvoir énoncer. On peut, sans crainte de
; se tromper, affirmer que, dans la Haute-Bretagne, la pro-
priété paysanne est de dimensions tout à fait restreintes, beaucoup plus, semble-t-il, que dans la plupart des autres régions de la France.
Dans la Basse-Bretagne, les paysans paraissent encore beaucoup plus dépourvus de propriété foncière. On sait déjà pourquoi : le mode prédominant de tenure, le domaine congéable, dont le fonds appartient au seigneur foncier, réduit, en quelque sorte, à son minimum la propriété paysanne ; les propriétaires paysans sont moins nombreux que dans la Haute-Bretagne et leurs tenures sont aussi sensiblement moins étendues. Que l'on parcoure les déclarations des
(1) Dans les terriers et les aveux, on distingue les tenanciers étagers et ceux qui ne le sont pas, c'est-à-dire ceux qui résident dans la seigneurie et ceux qui habitent au dehors; c'est ainsi qu'un sujet de la seigneurie de Bois-Durand, Michel Dallier, qui a des terres en Saint-Uniac, habile loin de cette tenure, dans la paroisse d'Ifîendic (Arch. d'IUe-et- Vilaine, E 16). Plus fréquemment encore, l'on voit des paysans qui sont tenanciers de plusieurs seigneuries.