‹ Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle a La RévolutionChapitre 27 sur 169 · Sixt · texte numérisé non relu

Sixt

Totaux

Pour cent .

Nombre des propriéuirei

Nobles ItniNb Payasm

Sopernde (en Joarnanz)

Boargeots Fiyvani

N. B. — JMndique le nombre des propriétaires nobles d'après les déclarations des vingtièmes, mais il est très probable qu'il est, en réalité, plat élevé : les déclarations de la noblesse semblent, en effet, très incomplètes.

66 tA PEOPEIETB FAYSANl^E.

Les déclarations des vingtièmes el les papiers seigneuriaux semblent prouver qu'en Bretagne, comme dans le reste de la France, la plupart des paysans sont propriétaires. Dans ; les 38 paroisses, dont j'ai étudié les déclarations des vingtièmes, on trouve, au total, 7.686 propriétaires paysans, contre 223 propriétaires nobles et 633 propriétaires bourgeois ; c'est-à-dire que sur 100 propriétaires on compterait , 3 nobles, 8 bourgeois, 89 paysans.

Mais, parmi les propriétés paysannes, il en est de toutes dimensions. A parcourir les terriers et les aveux, on constate que certaines de ces propriétés ont une étendue considérable, de 30, de 50, voire môme de 100 journaux, comprennent un très grand nombre de pièces de terre, et assurent, par conséquent, à ceux qui les occupent et cultivent une véritable aisance (*). Mais les tenures de cette sorte sont tout à fait l'exception. Les terriers nous montrent que les tenures les plus nombreuses sont celles qui comprennent 3, 4, 5, 10 journaux au plus («), et qu'il n'est pas rare d'en trouver qui consistent simplement en une maison, un jardin et une très faible quan-

(1) En 1678, Pierre Pippaud, laboureur, et consorts, en la paroisse de Sainte-Pazanne, tiennent du roi 300 journaux de terre; Jean Robard et consorts détiennent au village du Pas-Sainl-Aignan 50 journaux (Arch. Nat., P 1664, fol. 335 .ei sqq.). Voy. d'autres cas analogues (P 1664 et 1665, passim). Voy. encore Taveu de Jacques Gicquelaye, laboureur, demeurant à la Ville-au-Moine, paroisse de Saint-Uniac {fonds de Bois-Durand, Arch. d'IUe-et-Vilaine, E 16); il déclare tenir de la seigneurie de Bois-Durand :

f Le Grand Villéon (2 journaux);

2* Une pièce de 43 cordes;

3* Le Clos du Haut (55 sUlons);

4* La Ville Guérin (33 sillons, 33 cordes);

5* La Croix de la Trimaudaye (30 sillons);

6' La Grande Lande (2 journaux, 50 cordes);

T Une pièce de 68 cordes;

8' Le Closel de la Trimaudaye; »

y Le Crossay (2 journaux, 20 cordes);

10* Un canton de terre de 35 cordes;

11* Une pièce de 22 sillons;

12' Une pièce de 11 cordes;

13* Le Clos Argentais (35 sillons);

14* Le Clos du Haut (1 journal, 11 cordes);

15* Une autre pièce de 25 sillons.

(2^ Voy., par exemple, le Terrier de Chàteaul^ger, passim, VAveu de la seigneurie de Bois^e-Miniac, de 1744, passim, le Dénombrement du fief de la Marzelière en Bain, de 1771 (fonds [jiillé, Arch. d'IUe-et-Vilaine), VAveu de la seigneurie du Plessis-Cintré, de !7S(î ihid., E 282), les aveux des tenanciers de la seigneurie de SalntrBrice {ibid., E 364 et 382), VEgail du fief de la Meslalière ijonds de Carheil, Arch. de la Loire-Inférieure, E 314), etc., etc.

SX7PEBFICIÊ DES PKOPEIÉtÉS PAYSANNES. 67

iité de terre labourable : c'est ainsi que sur le flef de la Noê et la Returais, dans la seigneurie de 8aintrBrice, la plupart des tenures ne s'étendent que sur un ou deux journaux (D.

Mais les déclarations des vingtièmes nous permettent de nous faire une idée infiniment plus précise de l'étendue de la propriété paysanne. Voici les résultats qu'elles m'ont fournis pour 28 paroisses, et qui apparaîtront clairement dans le tableau suivant :

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