‹ Les classes rurales en Bretagne du XVIe siècle a La RévolutionChapitre 39 sur 169 · s.,2den · texte numérisé non relu

s.,2den

Is.flOden.MB.

2 1/2 et 1/6

Aven de 1641.

8i.,13i.,mBiH.

18i.BMB.iNeêl.

18l.BMB.iPHui.

Hl.,4i.JHeB.

i t., 41 en. Biea.

2 1/2 et 1/6

Projet d*aven de 178a.

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mesure 5 1/4 et î

8M3MI4.MB.I 11., 16 s. mon

1ll.,46i.,5deB 3 B' 1/2

Ul.,8i.,9deB.

Ce tableau nous montre que, le plus souvent, les rentes se sont maintenues presque identiques pendant deux siècles. Si parfois on constate une augmentation en 1785, c'est que, comme le remarque le Rentier, la plupart des landes ou communs de la baronnie de Lohéac ont été afféagés dans le courant au XVIIP siècle et surtout à partir de Tannée 1771 : de nouvelles tenures ont ainsi été créées, dont les rentes viennent s'ajouter aux rentes des anciennes tenures.

Dans les fonds seigneuriaux, l'on trouve une autre catégorie de documents : ce sont les rôles rentiers des divers bailliages, dont on possède souvent la série continue pour une période * d'un siècle, voire môme de deux siècles. Ces rôles nous permettent de constater, en bien des cas, la permanence des rentes; souvent aux deux dates extrêmes, elles nous appa-

PERMAKEKCE DES RENTES. 95

raissenl comme identiques. Voici, par exemple, dans la seigneurie du Plessix-Raffray, le bailliage des Crannes en Domagné : le rôle de 1586 porte une rente totale de 8 livres 15 sous 7 deniers monnaie, qui s'est maintenue à peu près identique pendant tout le XVIP siècle ; en 1690, la rente a même légèrement diminué; elle n'est plus que de 7 livres 16 sous 5 deniers monnaie, chiffre que nous retrouvons encore en 1758 (^). Le flef de la Paussayère doit de rente, en 1571, 13 livres 4 sous 9 deniers; en 1748, 12 livres 10 sous 5 deniers<2). Dans la seigneurie de Bois-de-Miniac, le bailliage du Plessis- Goudray acquitte, en 1581, une rente de 21 livres 3 sous 10 deniers monnaie, et de 15 boisseaux de froment 1 godet 1/3 ; en 1739, la rente est presque identique : 21 livres 7 sous 9 deniers et 14 boisseaux 9 godets de froment (3). En 1505, la rente du bailliage de Poglé est fixée à 110 sous 5 deniers monnaie et 7 boisseaux 1/2 godet de froment ; en 1743, elle ne s'élève qu'à 116 sous 2 deniers et 7 boisseaux 2 godets 2/3 et 1/6 de froment W. Les exemples analogues abondent dans les fonds seigneuriaux <5). par contre, on constate parfois, dans tel ou tel bailliage, que la somme totale des rentes s'est accrue au XVIP et surtout au XVIIP siècle; mais cet accroissement est rarement très considérable; il porte sur les redevances en nature plutôt que sur les redevances en argent, et il semble résulter beaucoup moins de l'élévation des anciennes rentes

(1) Fonds du Plessix-RaUray (Arch. d'IUe-et-Vaaine, E 283).

(2) Ibid. (E 283).

(3) Fonds de BoU-de-Miniac (Arch. d'Ille-et-Vilaine, E 7).

(4j Ibid., E. 5. Dans le bailliage de la Sauldraye, les renies en argent el en nature restent identiques de 1580 à 1740 [ibid., E 6).

(5) Quelquefois môme on remarque une diminution des rentes : le bailliage de la Bouyère [fonds de Montlort, Arch. d'IUe-et-Vilaine, E 133), doit : En 1598, 8 1. 13 s. mon. et 26 boisseaux 1/4 de froment; En 1698, 55 s. 7 den. et 18 boisseaux de froment; En 1719, 22 s. 10 den. et 19 boisseaux de froment. Le bailliage du Désert en Pire ijonds du Plessix-Raffray, ibid., E 283) doit : En 1670. 32 s. 4 den. mon. et 8 boisseaux d'avoine menue, 2 poules; En 1759, 26 s. 8 den. mon. et 7 boiss. 1/3 d'avoine menue, 1 poule 3/4. Dans ce dernier bailliage, on peut constater une diminution du nombre des tenanciers.

96 LES &ENTE8 SEIGNEUEIALES.

que de la création de rentes nouvelles, provenant d*afféagements, de tenures récemment constituées (i).

On est donc en droit d'afflrmer que, du XVP siècle à la Révolution, les rentes seigneuriales ne se sont élevées que dans une très faible mesure. Comme la valeur de l'argent ne cesse de diminuer, il apparaît clairement que les rentes en argent deviennent pour les tenanciers une charge de plus en plus légère. Seules, les redevances en nature conservent leur valeur primitive; et voilà pourquoi elles sont beaucoup plus lourdes que les premières. Mais, tout au moins, dans la plupart des cas, elles ne pèsent pas plus sur les paysans au XVIIP siècle qu'au XVU* ou au XVP.

(1) De 1606 & 1696, dans le baiUiage de la Gibonnais, on peut noter une légère augraenlalion des rentes (/ofwfa au Plessis-Botherel, Arch. d*Ille-et- Vilaine, E 265). En 1630, le bailliage de la Hersaudais doit de rente : 7 1. 6 s. 2 den. mon. et 6 boisseaux 15 godets d'avoine; en 1698, 7 1. 3 s. 4 den. et 11 boisseaux 2 godets d'avoine Honds de la Chapelle-Chaussée, Arch. d'Ille-et-Vilaine, E 98). Cf. aussi les rôles rentiers du fief de la Fosse-Louyère ilonds de la Bédoyère, ibid., E 90). Dans la seigneurie de Briord, on constate une augmentation très considérable des rentes, du XVr au XVllJr siècle (Arch. de la Loire-Inférieure, E 375).

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