‹ Les classiques païens et chrétiensChapitre 2 sur 11 · RUE BONAPARTE · texte numérisé non relu

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QUELQUES MOTS D'HiSTOIRE

Pour répondre au désir que Ton nous en a exprimé, nous réunissons en volume nos trois articles, parus dans les Etudes sur la Question des classiques païens et chrétiens (1).

Un certain nombre de revues, soit de France, soit de l'étranger, nous ont fait l'honneur de les signaler. Une savante publication romaine qui les analyse, déclare la doctrine soutenue en ces articles « doctrine commune dans l'Église (2) ».

(1) Livraisons de mai, juin, juillet 1893.

(2) L'Autore riprende a proposito di nuovi attacchi la dottrina comune nella Chiesa riguardo alFuso dei classici antichi neir insegnamento, egli svolge le ragioni già tante volte preseniate per cui la Chiesa, dietro sempre carte riserve, ha iasciato che quelli fossero usati nelle sue scuole, anzi, affinchè

"^' QUELQUES MOTS d'hISTOIRE

La revue des Facultés de l'Ouest, appuie, à différentes reprises, nos conclusions (1) ; et ce n'est pas pour nous un petit encouragement que de voir la même thèse affirmée, dans la livraison d'octobre, par le successeur de Mgr Freppel. Avec l'autorité du Pasteur et la compétence du lettré, Mgr Matthieu, évêque d'Angers, écrit aux maîtres de son Université :

Je pense comme vous que les difficultés de la question sociale ne tiennent point à Homère ni à Virgile et qu'ils ne sont pour rien dans la grève des mineurs du Nord (2).

Dans Ja Revue des Questions historiques, M. Marins Sepet consacre aux articles puWiés par les

non manchi all'esposizione délia verità la bellezza anche délia veste esteriore, ne ha, più che tollerato, incoraggiato e promosso lo studio {Rivista internazionale di scienze sociali, Givgno 1893). — L'excellente revue anglaise, The Month, va beaucoup plus loin que nous, lorsqu'elle assure que les adversaires des classiques sont des révolutionnaires sur toute la ligne : « The opposers of it are those who seek to revolutionize everything » (Septembre J893). Ceux que nous avons en vue, ne nourrissent pas des projets aussi noirs ; nous en sommes convaincus et certains.

(1) Chronique des Facultés, par M. l'Abbé A. Crosnier.

(2) On lit, dans la brochure intitulée : Réforme des études classiques : « C'est en étudiant la question sociale, la question ouvrière, que nous avons été amené à nous occuper de l'enseignement, auquel nous n'avions pas pensé très sérieusement tout d'abord. » (Introduction, page 2. Voir passim).

QUELQUES MOTS d'hISTOIRE VII

Etudes des pages bienveillantes, dont nous demandons la permission de citer lefe premières lignes, qui précisent le point de départ et l'état actuel de cette question dite des classiques païens et chrétiens :

... Nous avons, il y a quelque temps, signalé à nos lecteurs le révei], assez inopportun selon nous, de la fameuse question des classiques païens et des classiques chrétiens. Nous leur avons fait part de notre impression générale sur la brochure intitulée : La réforme des études classiques (Paris, 8, rue François P'"), qui a été le principal manifeste de cette rentrée en campagne. La Compagnie de Jésus, assez directement prise à partie, dans ses traditions et dans ses usages, par l'esprit quelque peu agressif des réformateurs, a subi l'attaque avec sa patience et sa prudence ordinaires. Mais elle ne pouvait cependant demeurer indéfiniment sous le coup d'inculpations graves, exprimées en termes peu mesurés, et pour lesquelles on n'hésitait pas à invoquer contre elle le témoignage, d'ailleurs assez mal compris, de quelques-uns de ses plus illustres membres. Les jésuites français, qui avaient déjà, il y aune quarantaine d'années, par la plume du P. Daniel et du P. Gahour, si vaillamment et si doctement soutenu l'assaut des ardents champions de la théorie nouvelle, se devaient, cette fois encore, à eux-mêmes de ne point paraître acquiescer par le silence aux accusations dirigées contre leur méthode d'enseignement et d'éducation. Le P. V. Delaporte a pris en

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