‹ Les classiques païens et chrétiensChapitre 3 sur 11 · VIII QUELQUES MOTS D HISTOIRE · texte numérisé non relu

VIII QUELQUES MOTS D HISTOIRE

main cette cause pro domo sua, et en trois articles publiés dans les Études religieuses, philosophiques, historiques et littéraires (mai, juin et juillet 1893), il a écrit un plaidoyer plein de faits et plein de verve, que nous avons lu avec le plus vif intérêt, et dont — tel est du moins notre avis personnel — les conclusions principales nous paraissent acquises au débat. ... La question des classiques est née d'une pensée et d'une intention excellentes : la pensée qu'il est nécessaire de raviver et de fortifier l'esprit chrétien dans l'éducation de la jeunesse ; l'intention de chercher et de trouver les moyens pratiques d'arriver à ce noble but. Mais l'application de cette pensée et de cette intention, faute d'études et de réflexions suffisantes, et aussi sous l'influence de thèses erronées, considérées comme des vérités acquises, a été inexacte et malencontreuse. Selon nous, la théorie des adversaires des classiques païens, des partisans à outrance de ce que l'on appelle les (( classiques chrétiens », est fondée sur une triple erreur : philosophique, historique et littéraire (1).

Peut-être aurions-nous tardé à reproduire ce « plaidoyer », si le promoteur le plus actif de la nouvelle campagne contre renseignement traditionnel ne fût revenu à la charge, dans une revue qu'il dirige et dans le journal La Croix. Nous avions écarté, avec un très grand soin, de

(1) Revue des Questions historiques, 1" octobre 1893; pp. 619-620.

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