CAT
entières, minces, glabres sur les deux faces à l'état
adulte; pétioles assez longs. Fleurs ternées au
sommet des rameaux, bleues, à quatre sépales obovales, deltoïdes et rapprochés en tube inférieurement, acuminés et récurvés au sommet, fortement contournés, à bords denticulés; étamines plus courtes que les carpelles, poilues et à connectif prolongé en pointe au-dessus de l’anthère, Achaines gros, élargis, jaunâtres, à styles courts, flexueux, rétrécis en pointe et complètement glabres. Origine inconnue, voisine des précédentes et peutêtre des mêmes pays ; également fort peu répandue.
C. aromatica, Lenné et C. Koch; Syx. C’. Poizali, Hort.; ©. davurica, C. Koch et C. cærulea odorata, Hort. — Petite plante dressée, suffrutescente, d’environ 1% 50 de haut, à tiges bifurquées, striées de noir et finement velues. Feuilles parfois entières, mais plus souvent à cinq folioles largement ovales ou oblongues, obtuses et mucronées au sommet, courtement pétiolulées, sauf la terminale qui est en outre parfois trilobée, toutes vert foncé, plus pâles en dessouset seulement poilues surles bords. Fleurs disposées en cymes dichotomes, terminales, à pédoncules uniflores, de 4 à à centimètres de long, exhalant un parfum d’Héliotrope très suave, petites, ayant à peine 2 cent. 1/2 de diamètre, à quatre sépales violet-bleuàtre foncé, oblongs, acuminés, trinervés, pubescents sur les bords et très étalés pendant la floraison ; étamines très nombreuses, à filets aplatis, blanc jaunâtre et poilus. Achaines arrondis et aplatis, à style allongé, dressé et poilu. Floraison estivale. Cullivé dans les jardins depuis
+ PES SCOR à huge, «
fort longtemps, principalement sous le nom de ©. cærulea odorata.
Le C’. Poizati, Hort., aujourd'hui considéré comme identique à cette espèce, a été obtenu avant 1840, par M. Poizat, de Lyon. Le D' Le Bèle le considère comme un hybride issu du croisement d’une espèce de la section des Paniculées avec une espèce du groupe des Viticelles. Cette origine est probablement aussi celle du C’. aromatica, dont la provenance est inconnue.
C. integrifolia, Linn. Syn. Valvaria integrifolia, Seringe. — Plante vivace, à tiges herbacées, annuelles,
simples, dressées, atteignant À mètre au plus et souvent 50 centimètres seulement, portant des feuilles toutes simples, mais assez grandes, de 5 à 7 centimètres de long, sessiles, ovales, aiguës, à trois nervures saillantes, glabres sur la face supérieure, mais ciliées sur les bords. Fleurs solitaires au sommet de
Fos À
pédoncules ou de ramules axillaires, penchées, de 3 à 4 centimètres de diamètre, à quatre sépalesovales, lancéolés, connivents à la base, puis étalés, d'un bleu foncé à l'intérieur, à bords ondulés, retournés en dessous et couverts d’une forte pubescence grisâtre ; étamines nombreuses, àfilets poilus. Achaines surmontés de longs styles contournés et fortement plumeux. Fleurit en juillet-août. Habite l'Europe centrale, notamment l’Allemagne et l'Autriche, d'où elle a été introduite dans les jardins dès 1596, On dit aussi qu'elle croit spontanément dans les Pyrénées, dans l'Asie boréale et jusqu'en Sibérie, C'est une des premières cultivées et elle est assez commune dans les jardins, parmi les plantes vivaces.
Cette intéressante espèce a produit plusieurs variétés, notamment une nommée diversifolhia, à feuilles parfois découpées. Sous le nom de C. integrifoha Durandii, on en cultive un bel hybride plus élevé, à fleurs plus grandes et à floraison remontante et plus prolongée.
De cette espèce se rapprochent, par leurs tiges herbacées, les C. Fremontu et C. Douglasii, à fleurs violet purpurin et le €. ochroleura, à fleurs jaunâtres, tous trois nord-américains, le premier cantonné sur le côté ouest, tandis que le second habite
le versant oriental; le (’. ovala, Pursh, de même
origine etle C’. gentianoides, DC. de la Nouvelle-Hollande et de serre froide. Enfin le C. Stanteyi, Hook, introduit de Natal il y a quelques années, se distingue surtout du (”. integrifolia par la villosité soyeuse qui recouvre toutes ses parties.
SEcTION V. — VIORNÉES
Nommée Urnigerées par certains auteurs, cette section est une des mieux caractérisées par ses fleurs petites, penchées ou dressées, en cloche, à quatre sépales connivents presque jusqu’au sommet et souvent remarquables par leur épaisseur; les étamines sont très poilues et appendiculées au sommet. Les feuilles sont toujours pennées et les tiges sarmenteuses et volubiles. Les espèces sont assez nombreuses et, sauf le ©. fusca, qui habite la Sibérie orientale, toutes sont originaires de l'Amérique du Nord.
GC. Viorna, Linn. Syx. Viorna wrnigera, Spach. — Plante à tiges ligneuses, grêles, volubiles, atteignant de 2 à 3 mètres, à ramifications trichotomes, portant des feuilles à cinq-sept folioles ovales, oblongues, lancéolées et parfois acuminées, entières ou lobées, glabres, vert foncé et presque membraneuses; péüoles très longs, grêles, contournés et parfois cirrhifères au sommet. Fleurs solitaires, axillaires, à pédoncules dressés, portant deux petites bractées opposées, à quatre sépales épais el coriaces, connivents, resserrés, puis acuminés et étalés au sommet, d’un beau pourpre violacé et velus en dehors, jaunes
et un peu moins velus en dedans; étamines jaunâtres,
à filets cylindriques et très pubescents. Achaines orbiculaires, fortement aplatis, finement velus, surmontés d'un style filiforme et plumeux. Fleurit en été. Introduit de Amérique du Nord en 1730.
C. reticulata, Walt. -— Plante moins élevée que la précédente, à tiges très nombreuses, mais exces-