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C. campaniflora, Brot. Syns. (. parviflora, DC

Fig. 5. — CLemaTis ViriCELLA (type).

C’. revoluta, Desf. Clématite campanulée. — Cette espèce, dont certains auteurs ont fait une variété de la précédente, s’en distingue par sa végétation beaucoup plus luxuriante, volubile, qui lui permet d’atteindre une grande hauteur. Ses feuilles sont biter-

nées ou disséquées, avec la foliole terminale bien plus grande que les autres. Ses fleurs sont très nombreuses, disposées en cymes trichotomes, presque paniculées et terminales, printanières surtout, pendantes même durant la floraison et d'un violet très pâle, semblables pour le reste aux précédentes, sauf les étamines qui sont extrêmement petites. Les achaines sont nombreux, disposés en capitules compacts et finement pubescents. Introduit d'Espagne en 1810.

SEcrion IV. — ERIOSTEMONÉES

Cette section, créée par M. Lavallée, renferme quelques espèces peu répandues, sauf le type du groupe, plus connu sous le nom de €”. Hendersom. Elles se rapprochent des Vificelles, dont elles diffèrent cependant par plusieurs caractères importants, notamment par leurs fleurs terminales plus grandes, également à quatre sépales plus amples mais moins étalés, non recurvés sur les bords, par leurs étamines barbues et par leurs styles plus longs et poilus. Le C!. aæromatica, pour lequel le même auteur a formé une section, s’en éloigne par sa petite taille, ses liges dressées, ses fleurs odorantes, bien plus petites, ses étamines moins poilues, etc.

C. eriostemon, Dene. Syx. C. Hendersoni, Mort. ; C’, divaricata, Hort. — Plante sub-grimpante, à tiges longues, grêles, peu rameuses, atteignant au plus 3 à 4 mètres, garnies jusqu'à la base de feuilles pennées (parfois bi- ou triternées), généralement à sept folioles ovales, entières, mucronées ; les inférieures plus amples ; la terminale parfois trilobée,

toutes épaisses et d’un vert foncé; les pétioles sont très longs et jamais complètement enroulés. Fleurs

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Fig. 6. — CLEMATIS ERIOSTEMON (C. Hendersoni).

très nombreuses, moyennes, ternées au sommet des | rameaux, à quatre sépales violet foncé ou bleuâtres, « amples, cunéiformes à la base, à trois nervures

saillantes, avec le sommet mucroné et récurvé ; éta- mines dépassant les carpelles. Achaineslenticulaires, arrondis, velus ainsi que les longs styles qui sont graduellement rétrécis, droits ou divariqués etpoilus. Fleurit en été, pendant plusieurs mois.

L'origine de cette plante est présumée comme devant être de l'Amérique du Nord, bien que Moore et Jackman la donnent comme un hybride obtenu dès 1835, par M. Henderson, en Angleterre, et dont les parents supposés seraient les €. Vihicella et C. integrifolia. Comme pour le ©. Jackmani, les caractères du C. Hendersoni nous paraissent trop distincts et trop stables pour être issus d'hybridation.

Il en existe une variété plus précoce, mais à fleurs plus pâles, portant le nom de C. intermedia.

C. crispa, Linn. Syn. C. Viticella crispa, Spach. Clématite crispée. — Plante grimpante, n'atteignant guère que 2 à 3 mètres, à rameaux grêles, garnis de feuilles généralement biternées, mais très variables, à folioles ovales ou oblongues, entières ou lobées, faiblement poilues et pourvues de longs pétioles et pétiolules grêles. Fleurs solitaires, terminales, longuement pédonculées, pendantes, d’un rose violacé, à sépales lancéolés, connivents dans leur moitié inférieure, retournés en dehors, aigus, crépus sur les bords, glabres en dedans et poilus en dehors ; étamines à filets garnis de poils jaunes et à anthères linéaires. Achaines nombreux et compacts, rhomboïdes, à styles dressés ou un peu inclinés au sommet et garnis de quelques poils. Fleurit pendant tout l'été. Introduit des États-Unis en 1726.

Cette plante, assez décorative, a été longtemps confondue avec d'autres espèces voisines; sa synonymie na rien de bien précis, certains bota-

nistes lui ayant donné divers noms du groupe des Viorna.

C. cylindrica, Sims. —- Plante ayant le port et la taille du C. eriostemon, à rameaux dichotomes, rougeàtres, cannelés, portant des feuilles à cinqsept folioles ovales ou oblongues, aiguës ou obtuses, entières ou parfois incisées, épaisses, vert foncé, glabres sur les deux faces ou parfois un peu velues en dessous; pétioles grêles, allongés et contournés au sommet. Fleurs plus grandes que celles de l’espèce précitée, solitaires, terminales, penchées, à quatre sépales campanulés, connivents en tube jusqu'au delà du milieu, deltoïdes, puis étalés, aigus mais non recurvés au sommet, de 5 à 6 centimètres de long, d'un bleu presque pur, glabres en dedans et duveteux en dehors, surtout sur les bords; pédoncules forts, dressés, pourvus au milieu de feuilles réduites ou bractées ovales et pétiolulées ; étamines à filets aplatis, poilus au sommet ainsi que les anthères. Achaines inconnus en culture. Cette plante, d’une valeur spécifique très contestée, est originaire de l'Amérique du Nord et existe depuis 1802 dans les jardins, mais elle y est fort peu répandue.

M. Lavallée a figuré et décrit, sous le nom de C'. Bergeroni, une plante d’origine obscure, à fleurs rose violacé, se rapprochant beaucoup des précé-

dentes.

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