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C. texensis, Buckley. Syx. (’. coccinea, Engelm.; C, Viorna coccinea,James. — Plante entièrement herbacée, quoique fortement volubile et alteignant environ % mètres, dont les tiges, presque simples, portent des feuilles à six-dix folioles ovales et mucronées au sommet, glabres sauf sur les bords,
Fig. 9. — CLEMATIS TEXENSIS.
entières et très glauques en dessous. Fleurs à longs , pédoncules axillaires, solitaires, penchées ou dressées, à quatre sépales épais, charnus, connivents en forme de grelot ovoïde, légèrement étranglé au som metet à pointes très courtes, à peine renversées; leur couleur est blanc-jaunâtre à l'intérieur, visible seulement au sommet et rouge cocciné à l'extérieur; étamines jaune clair, à filets cylindriques et velus supérieurement. Achaines sub-orbiculaires, poilus, surmontés d'un style allongé, courbé et également velu. Fleurit en été. Introduit depuis longtemps
dans les cultures et cultivé au début sous le nom de C'. Pitcherti.
On en connait deux formes botaniques : luteola, Ed. André, à fleurs jaunes à l'extérieur, et parwiflora, Lavallée, à fleurs plus petites et rougeûtres.
C. fusca, Turez. Syn. C. kamischatwa, Bunge. — Quoique peu connue et sans doute fort peu cultivée, cette espèce mérite d'être citée ici pour ses caractères très particuliers et son origine. C'est une plante suffrutescente. haute d'à peine 2 mètres, à feuilles composées de six folioles ovales, acuminées, souvent et plus ou moins profondément lobées et glabres. Fleurs solitaires, penchées et à pédoncules naissant fréquemment plusieurs sur un même nœud, vers le sommet des rameaux, à quatre et parfois cinq-six sépales ayant à peine deux centimètres de long, connivents en cloche, avec la partie libre courte et réfléchie; la face interne est rougeûtre et glabre, tandis que l’externe est plus sombre et fortement couverte de poils ainsi que les pédoncules; étamines à filels allongés et longuement velus. Achaines très petits, à styles accrescents, courbés et garnis de longs poils roux. Habite laMaändschourie et la Sibérie orientale.
Le C'. æthusifohia, Turez, de la Mongolie, et sa variété latisecta, de la Chine, à fleurs blanc jaunâtre, pendantes, en forme de grelot allongé, avec les segments recurvés au sommet et des feuilles bi- ou tripinnées, rentrent aussi dans cette section; mais comme ils sont peu décoratifs, on ne les rencontre qu'excepüonnellement dans les cultures.
Du croisement du C. lexensis avec ses congénères
dela même section, notamment le (. Pitcheri, pra-
tiqué par plusieurs horticulteurs, et surtout avec les espèces grandiflores, telles que le €’. Jackmanr, sont sorties des variétés intéressantes par la diversité de leur coloris; celles issues du C. Jackmani sont remarquables par leur ampleur et la nouveauté de leur forme; elles ouvrent une voie nouvelle, pleine de promesses fructueuses pour les semeurs habiles. Nous en reparlerons spécialement et indiquerons les hybrides déjà obtenus au chapitre des Variétés horticoles (p. 72).
SECTION VI. —— PANICULÉES
Les espèces de cette section sont nettement carac: térisées par leurs fleurs de pelites dimensions, mais très nombreuses et réunies en panicules plus ou moins multiflores, terminales ou axillaires dans la partie supérieure des rameaux et blanches ou jaunàtres. Les unes sont longuement grimpantes, tandis que les autres sont relativement courtes et dressées. C’est à cette section qu'appartiennent les premières Clématites cultivées dans les jardins, plusieurs croissant spontanément en Europe, notamment en France, où elles sont très rustiques et vigoureuses. Quoique bien moins cultivées, aujourd’hui qu'on possède les variétés à grandes fleurs etremontantes énumérées plus loin, on les emploie encore fréquemment pour garnir les ruines, les chaumières, les grandes surfaces murales d’une verdure abondante. Leur floraison est d’un grand effet décoratif, quoique de courte durée et les nombreuses houppes laineuses et persistantes qui succèdent aux fleurs leur
donnent à l'automne et surtout après la chute des feuilles un aspect singulier et original.
C. Vitalba, Linn. Clématite brûlante, C. des haïes, Herbe aux gueux, Berceau de la Vierge, Joie du
Fig. 10. — CLEMATIS VITALBA.
voyageur, Viorne commune, etc. — Cette espèce indigène est la plus commune dans les haïes et les bois, où ses tiges longuement grimpantes atteignent le sommet des plus grands arbres et deviennent ligneuses et parfois fort grosses à la base. Ses feuilles sont composées de folioles assez grandes, ovales, acuminées, dentées, vert gai, à longs pétioles et pétiolules contournés et accrochants. Les fleurs sont blanches, à odeur d'amande, ayant à peine 2 centimètres de large, à quatre pétales étroits, fortement velus à l'extérieur et disposées en panicules axillaires, feuillues, à ramifications trichotomes. Les
a VASTES
achaines forment par leurs longs styles plumeux de grandes houppes soyeuses. Fleurit en juillet. Habite l'Europe , notamment presque toute la France, l'Orient et jusqu'en Asie. Il en existe de nombreuses formes botaniques.
Les longues tiges du C. Vitalba sont parfois employées par les habitants des campagnes pour lier les fagots; on les utilise aussi, coupées en minces lanières, pour faire les paniers en paille employés par les boulangers. Cette plante possède des propriétés àcres, caustiques, qui ont fait autrefois employer ses feuilles par les mendiants pour se créer et enretenir des ulcères factices, destinés à leur attirer la pitié et la charité des passants, d'où son nom d’ « Herbe aux gueux ». On se servait aussi, pour guérir la gale, d'huile dans laquelle on avait fait macérer des feuilles écrasées de cette plante, et qui, ainsi préparée, produisait, d’après Dujardin-Beaumetz, une inflammation très forte, mais aussi fort dangereuse.
C. virginiana, Linn. Clématite de Virginie. — Cette plante a le port et le mode de végétation de l'espèce précédente, mais elle est dioïque et on ne possède sans doute que l'individu mâle dans les jardins. Ses fleurs sont blanches, odorantes, très nombreuses et paniculées, à sépales courtement poilus ainsi que les pédicelles. L'absence de houppes plumeuses diminue la valeur décorative de cette espèce, qui est aujourd'hui rare dans les jardins. Certains pieds sont parfois entièrement monoïques. Sa floraison a lieu en août et son introduction de l'Amérique du Nord remonte à 1767. | x
C. paniculata, Linn. Clématite paniculée. — Plante très vigoureuse, pouvant atteindre 10 mètres et plus, à feuilles composées de trois-cinq folioles de 5 à 10 centimètres de long, vert foncé et glabres. Les fleurs sont blanc terne, à quatre sépales, de 3 à 4 centimètres de diamètre et disposées en grandes panicules terminales ; elles répandent un agréable parfum d'Aubépine et s’épanouissent en aoûtseptembre. Introduit du Japon par Thunberg en
L'aspect général de cette espèce est, pour nous, celui du C’. Flammula et pour les Américains celui de leur C. virginiana, dont elle constitue le pendant asiatique. Quoique d’une grande vigueur et très rustique, elle est restée fort rare en Europe, tandis qu'elle s’est beaucoup répandue en Amérique, où il paraît qu'elle forme des guirlandes fleuries de toute beauté. En Angleterre, au contraire, sa floraison n’a rien de bien remarquable. Ceci prouverait qu'il lui faut beaucoup de chaleur estivale et qu'elle préfère, sinon le climat du Midi, du moins une exposition chaude et bien ensoleillée.
C. Flammula, Linn. Clématite odorante, Flammule. — Plante longuement sarmenteuse, comme les précédentes, à rameaux garnis de feuilles bi-ternées, composées de folioles très petites, triangulaires, ovales, entières et un peu épaisses. Fleurs blanc jaunâtre, plus petiles encore que celles du C. Vitalba, très odorantes, le soir surtout, à quatre sépales pubescents seulement sur les bords et disposées en panicules terminales. Achaines au nombre de cinq à huit, aplatis, marginés, à styles très longs et fortement plumeux. Fleurit de juillet en septem-
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bre. Habite toute l'Europe méridionale, notamment le midi de la France.