CHAPITRE V
La culture des Clématites est,comme leurs propres caractères, très différente selon les espèces ou au moins les sections qu’on envisage. En effet, alors que les unes sont des plantes excessivement rustiques, d'une grande vigueur, croissant sans soins presque partout et en tous terrains, les autres sont sinon délicates, mais demandent du moins quelques soins dans leur traitement ; il convient donc de distinguer l'espèce à laquelle on à affaire.
Culture en pleine terre. — Les Clématites à grandes fleurs hybrides : Patens, Lanuginosa, Jackmani, Florida, quelques Viticella et autres sont celles que nous considérons comme exigeant certains soins. Tout d'abord, ce sont des plantes calcifuges, c’està-dire craignant les sols et les eaux chargés de calcaire ; il faut donc, d’une part, modifier ou remplacer au besoin la terre naturelle et éviter de les arroser avec des eaux de puits quon sait être impropres à leurs exigences. De plus, les terres reposant sur un sous-sol imperméable ou celles devenant humides pendant l'hiver leur sont absolument défavorables, puisqu'elles y pourrissent souvent du pied pendant leur période de repos.
Sol et Compost. — 11 faut done examiner le sol au
Crpi..
CULTURE 19 double point de vue de sa nature et de la perméabilité de la couche inférieure. Dans les plus mauvaises conditions, c'est-à-dire lorsque l’un et l’autre sont impropres aux Clématites à grandes fleurs, il faut, pour que cette plante puisse y pousser, fleurir convenablement et y persister pendant un temps indéterminé, creuser un trou d'au moins 50 centimètres carré et autant de profondeur, placer dans le fond un lit de pierres, graviers, bruyères ou autres matières formant un drainage d’environ 10 centimètres d'épaisseur, puis le remplir du compost suivant :
Terre franche légère (terre à blé)........... 1/3 rte éonche Mi Lacie ei El / Terre de bruyère ou sable à défaut......... 1/3
La terre provenant des plaques de gazon mises en las et décomposées, le « fibrous Loam » des anglais, est excellente pour les Clématites, surtout si elle provient de gazonnières siliceuses; son emploi permet de supprimer ou réduire au moins la terre de bruyère et une partie du terreau.
Dans ce cas, on emploie:
AR SA AOL à nus ES ne ae er 1, A LL LA rod idame as die 1/4 rerresdeæ bruyère où sable, :.,.,.,.::.4,44.. il
Ce compost gagne beaucoup à être préparé à l'avance et reste le même pour la culture en pots ou en caisses.
Quand la terre naturelle est bien saine et que sa composition s'approche déjà de celle que nous venons d'indiquer, il suffit de l'amender avec du terreau, de la terre de bruyère ou du sable et de bien mélanger ces amendements à la terre sur au moins 50 centimètres de profondeur.
Les jeunes Clématites à grandes fleurs livrées au commerce étant toujours en pots, la plantation peut s'en faire à toute époque, même pendant leur pleine végétation, si on à soin de ne pas briser la motte, mais c'est de préférence au printemps, en mars-avril, qu'on procède à cette plantation. Rien à dire sur l'opération elle-même, si ce n’est qu'il faut prendre soin d’enterrer la greffe, mais pas plus de 2 à 3 centimètres, afin que, si la tige venait à périr jusqu au niveau du sol, il reste encore au-dessous de celui-ci quelques yeux qui offriront la chance de pousser et de sauver ainsi la plante.
Arrosements etengrais. — Siles Clématites redoutent beaucoup l'humidité pendant leur période de repos, elles la recherchent presque pendant celle de leur végétation. On doit donc les arroser copieusement pendant lout l'été, naturellement selon l’état du temps etle degré de sécheresse du sol. Pour les voir croître et fleurir d'une façon luxuriante, il ne leur faut pas de sécheresse, mais l’eau des arrosements doit pouvoir passer rapidement à travers la couche arable et s’écouler dans le sous-sol.
Sans être absolument avides d'engrais, les Clématites ne sont pas réfractaires à leurs bons effets, surtout pendant leur végétation active. A l'approche et pendant la floraison, 1l y a avantage, surtout pour les plantes en pots, à leur donner, une ou deux fois par semaine, un arrosement à l’engrais liquide dosé faiblement. Les engrais chimiques n'ont pas donné de résultats satisfaisants, sans doute faute d’être composés selon les besoins de la plante, mais on emploie avec succès la vidange, la bouse de vache et même la colombine. Néanmoins, il faut être
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eirconspect dans le dosage de ces compositions, qui doivent être très fortement diluées, ainsi que dans leur application ; l'excès dans les deux sens se traduirait par des résultats funestes.
D'une façon générale, toutes les Clématites qui ne sont pas grandiflores et en particulier les Vificelles types, les Paniculées et les Anémoniflores sont celles que nous avons dit croitre presque sans soins. En effet, quelle que soit la nature du sol et de l’eau, à moins que le premier ne soit impropre à la végétation, ces Clémalites prennent rapidement pied, poussent avec vigueur et couvrent bientôt de grandes surfaces de leur verdure abondante et de leurs nombreuses fleurs. Nous avons déjà dit précédemment qu'on devait, lorsque le terrain est de qualité médiocre, leur accorder la préférence surles variétés à grandes fleurs. Leur plantation s'effectue au printemps, sans autres soins que ceux qu'il convient de prendre pour toute plante.
Exposition. — Elle n'est pas indifférente aux Clématites à grandes fleurs, bien au contraire. Sans être absolument exigeantes sous ce rapport, il ne faut pas les planter à une exposition trop brülante ni dans les endroits où les vents violents risquent de les fatiguer ou de froisser leurs grandes fleurs. Au midi, les plus délicates, notamment les Lanuginosa, Y sont brûlées par le soleil; les /ackmanni et Vikicella sont les mieux susceptibles d’y résister, surtout si l'endroit est aéré. Reste l’est et l’ouest qui sont con-
venables quand le vent n’est pas impétueux. La mi-
ombre et les endroits chauds et aérés, quoique abrités, sont les situations préférables pour ces plantes. |
Rusticile. — Peu de choses à dire sur la résis-
tance au froid des Clématites envisagées plus haut, car elles le supportent très bien, au besoin à l’aide d'un simple capuchon de paille, si la région est exceptionnellement froide ou exposée. Il n'en est pas de même si on a en vue les espèces des groupes Viorna et surtout Cheiropsis qui, étant des plantes des pays chauds, demandent un endroit très abrité, une bonne couverture et même la serre dans le nord et l’est de la France. Les Paniculées, Viticelles, Tubuleuses et autres ne souffrent nullement de nos hivers.
Taille. — La taille des Clématites diffère beaucoup selon les sujets auxquels on l’applique.
Nous savons que certaines espèces, notamment les Patens et les Florida, eurissent sur les rameaux de l'année précédente, tandis que les /ackmanr et Viticella fleurissent sur les pousses de l’année, par conséquent plus tard. Nous avons dit aussi que les Lanuginosa fleurissaient, au printemps, sur le vieux bois et refleurissaient, ensuite, pendant l'été, sur les pousses de l’année, Or, si nous taillions uniformément toutes ces Clématites, il est bien évident que nous supprimerions fatalement toutes les fleurs printanières. Le mode de taille de chacune de ces races Ss'indique donc de lui-même.
Il faut naturellement tailler long les Patens et Florida surtout, ainsi que les ZLanuginosa, afin de ménager les fleurs. La taille doit en somme se réduire à la suppression des branches chétives, des rameaux srèles, mal placés ou formant confusion, au simple raccourcissement de la partie supérieure des bons ‘ameaux, lorsque cette partie est morte, mal aoûtée ou trop grêle pour produire de grandes fleurs.
Sur les Jackmani et Viticella, on procède d’une facon diamétralement opposée, c'est-à-dire qu'on
Le à r:
CULTURE 83 supprime entièrement les branches grêles ou mal placées et qu'on aille toutes les bonnes branches de l'année précédente à deux bons yeux. Cette laille très courte à pour effet de concentrer toute la sève sur un nombre restreint de pousses, qui croissent alors vigoureusement et se chargent plus lard de grandes et nombreuses fleurs.
Parmi les Clématites à petites fleurs existent aussi quelques espèces fleurissant sur le vieux bois, notamment le joli C. montana, que nous avons déjà recommandé à l'attention de ceux qui cherchent des Clématites à la fois vigoureuses, rustiques et élégantes. La taille printanière, c'est-à-dire faite avant le départ de la végétation, sera donc la même que pour les C. patens. On peut aussi parfaitement tailler vigoureusement celte espèce de suite après la floraison, afin de réduire sa ramure, el obtenir alors de longs et vigoureux rameaux qui fleuriront normalement l’année suivante, comme si la plante n'avait pas été taillée. Pour avoir de grandes et belles fleurs, on devrait rabattre les rameaux florifères à la moitié de leur longueur.
Pour les vigoureuses espèces du groupe des Paniculées, notamment les Vrfalba, Flammula, paniculata, elc., ainsi que le C’. orientalis, la taille se réduit à un épluchage plus ou moins important, selon qu'on le pratique tous les ans ou tous les deux ou trois ans. Il est même fréquemment nécessaire de les rogner quand elles dépassent les limites qui leur sont assignées et de les rabattre sur le vieux bois quand leurs branches et rameaux deviennent trop touffus et enchevêtrés, tant pour leur redonner de la vigueur que pour détruire et éloigner les insectes et autres petits animaux qui viennent y chercher un refuge..
Les espèces à tiges herbacées et annuelles par conséquent, telles que les ©. recta, C integrifoia et toutes les l'ubuleuses, seront coupées chaque année au niveau du sol. |
L'époque à laquelle il convient de tailler les Clémalites n’est pas absolument déterminée. On pourrait le faire sans inconvénient à n'importe quel moment de leur période de repos, soit de novembre à mars. Toutefois, il est préférable de ne pratiquer la taille qu'à la fin de l'hiver, avant le départ de la végétation, afin de supprimer d'un seul coup toutes les parties grêles ou mal aoûtées que l'hiver à pu endommager ou faire périr.
Culture en pots. — Il est très facile de cultiver les Clématites en pots ou en caisses, mais on ne traite ainsi que les espèces et variétés à grandes
fleurs, certaines Viticelles, le C. montana et parfois’
quelques autres. Les espèces à petites fleurs sont moins décoratives et prennent un trop grand développement; elles ne peuvent se contenter de la quantité relativement restreinte de terre qu’on peut mettre à leur disposition dans ce cas.
On cullive les Clématites à grandes fleurs en pots ou en caisses pour orner les balcons, les terrasses ou même les fenêtres de nos habitations et naturellement aussi pour les expositions. Toutefois, étant donné la facilité avec laquelle les Clématites s'accommodent de ce traitement, on peut être surpris de voir qu'elles ne soient pas plus généralement élevées ainsi, pour servir à l’ornementation temporaire des vérandas, des serres et des jardins d'hiver. Nous verrons au chapitre suivant que leur forçage est non moins facile et l’on comprendra
alors la précieuse ressource que ces plantes sont susceptibles d'offrir pour les garnitures hivernales, temporaires dans les appartements, permanentes dans les serres.
Le traitement des Clématites à grandes fleurs en pots n’a rien de particulier. Étant déjà élevées et vendues en pots, de 9 centimètres si elles n'ont qu'un ou deux ans de greffe, plus grands si elles sont plus âgées, on les rempote en septembre, dans des pots un peu plus grands, afin qu'elles puissent faire des racines avant l'hiver, en employant pour cet usage le compost que nous avons indiqué précédemment. Les pots doivent être bien propres et fortement drainés dans le fond avec quelques tessons et même une petite poignée de graviers. La terre doit être modérément foulée et il est bon de bomber un peu la surface, afin que l’eau des arrosements ne passe pas toute autour du collet:; les arrosements doivent être très modérés ou même nuls tant que les plantes ne poussent pas.
On les lient du reste en serre froide jusqu'au commencement d'avril, époque à laquelle on les sort et on enterre alors les pots jusqu'au sommet. Pendant l'été, les arrosements doivent être copieux, el c'est surtout pour ces Clématites tenues en pots et n'ayant par conséquent que peu de terre à leur disposition que quelques doses d'engrais liquide sont profitables.
A l'automne suivant, il faut de préférence rentrer les plantes en orangerie ou en serre froide, afin que les gelées ne fassent pas casser les pots. On pourrait à la rigueur les laisser en plein air, en couvrant fortement le pied, mais cette couverture est susceptible de les faire pourrir. Par la suite et
comme nous le disions plus haut, on devra chaque année, de préférence en août-septembre, donner aux plantes un rempotage, toujours avec le même compost et en employant au besoin des pots plus grands, des caissettes ou de petits bacs, quand la force des plantes le nécessite.
Le tuteurage reste le même que pour les plantes en pleine terre, sauf toutefois qu'on y apporte un peu plus de soins. Pour les forts sujets, les ballons, les parapluies, les éventails en fil de fer, les baguettes de fer mince, posées en triangle, cintrées en berceaux et reliées par quelques tours de spire de fil de fer mince sont plus légers, plus gracieux et plus durables que les tuteurs ou charpentes en bois. On peut aussi employer de légers bambous, entiers ou fendus, avec lesquels on fait des formes légères et gracieuses. Une fois les pousses principales mises dans la bonne direction et attachées de place en place, il n'y a presque plus à s’en occuper.
La taille et autres soins se praliquent comme nous l'avons indiqué précédemment au chapitre Culture.
Forçage. — Le forcage des Clématites est une opération facile, qui permet d'obtenir, pour un but déterminé, soit l'ornementation des serres ou des appartements, soit les expositions florales, des plantes fleuries presque en toutes saisons.
Le nombre des Clémalites pouvant se forcer facilement est très grand, presque toutes les variétés pouvant, plus ou moins bien il est vrai, supporter le forçage. Les magnifiques collections de plantes fleuries que les spécialistes des environs de Paris
Can, We, al
présentent aux expositions qui ont lieu chaque
année à différentes époques, parfois à l'automne ou même en plein hiver, sont trop connues pour quil soit nécessaire d'affirmer davantage le côté pratique et utile de cette opération.
Les amateurs possédant quelques serres pourraient facilement mettre à profit cette aptitude au forçage pour obtenir pendant l'hiver de magnifiques Clématites fleuries, si décoratives. C’est à cette intention que nous donnons ci-après des indications pratiques, de nature à éviter les insuccès à ceux qui voudront bien s'en inspirer.
Tout d’abord, bien que les espèces et variétés grandiflores soient à peu près les-seules que l'on force habituellement, elles ne se prêtent pas toutes indifféremment au forçcage. Il convient de choisir d'abord les races, puis les variétés, selon l’époque à laquelle on les forcera, de façon à obtenir des fleurs à une date déterminée. Pour la première série de plantes à forcer, on emploiera presque uniquement les Palens ; les Lanuginosa seront choiïsies pour la deuxième et les Jackmani et les Vithicella, constitueront Ja troisième série du forcage. On pourrait même y adjoindre les C. eriostemon et C!. integrfoha Durandi. Avec les Palens, on peut obtenir une première série de plantes fleuries dès novembre, puis successivement pendant tout l'hiver, en y ajoutant plus tard les espèces et variétés pré-
citées.
La première condition pour obtenir une belle floraison sur des Clématites forcées est de posséder un nombre suflisant de plantes élevées en pots, de leur faire développer pendant l'été qui précède de bons rameaux et de bien les laisser s'aoûter. Ici
comme chez beaucoup d’autres plantes, le bon bois fait la belle fleur.
Il faut compter environ trois mois pour amener à fleurs une série de Clématites à contre-saison ; huit à dix semaines peuvent cependant suffire pour les Patens, leurs fleurs se développant sur le vieux bois. L'époque de la mise des plantes en forçage se calcule donc approximativement sur celle à laquelle les plantes doivent être fleuries ; mieux vaut commencer un peu plus tôt, afin de les pousser moins rapidement et de pouvoir leur donner beaucoup. d’air.
Avant de les rentrer en serre, on procède à la taille et au palissage des plantes, comme nous l’avons indiqué précédemment et on leur donne aussi un bon rechaussage de la surface des pots, avec le compost que nous avons indiqué.
La serre dans laquelle on pratique le mieux le forcage est une serre basse, sans banquette et abondamment éclairée en dessus et sur les côtés. Les plantes y sont placées de facon qu'elles touchent presque le vitrage, et cela afin d'éviter l’étiolement. La température ne doit pas s'élever audessus de 15 degrés ; elle peut descendre jusqu’à 8 au-dessus de zéro par les temps très rigoureux, sans que les plantes en souffrent d’une façon bien appréciable, surtout si elles ne sont pas très avancées. Il est essentiel de donner beaucoup d'air, d’une façon presque permanente, lorsque le: temps le permet. Dans ce cas, on couvre la serre de paillassons pendant la nuit, mais il faut les enlever chaque jour de bonne heure, afin que les plantes reçoivent le plus de lumière possible.
Les arrosements doivent être modérés, surtout
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‘au début du forçage, car les Clématites craignent
l'humidité pendant l'hiver. Plus tard, lorsque la végétation est en activité, il faut les arroser plus copieusement et on se trouvera même bien de leur donner quelques doses d'engrais liquide, ainsi que nous l'avons indiqué au chapitre Cullure en pots, en ayant soin de ne jamais mouiller le feuillage. Enfin, il n'est pas inulile de soufrer les plantes une ou deux fois, pour les raisons indiquées plus loin.
Lorsque les plantes ont terminé leur floraison, on devra les laisser se reposer, c’est-à-dire les placer dans un endroit sec et ne leur donner que peu d'eau. Après un mois à six semaines de repos, elles devront être taillées assez court, ensuite rempotées, si la terre est épuisée et remises en végétation, afin de favoriser le développement du bois, pour la floraison de l’année suivante.
LISTE DE QUELQUES VARIÉTÉS DES DIFFÉRENTS GROUPES SE PRÉTANT LE MIEUX AU FORCAGE ET CLASSÉES PAR SAISONS
1re saison.
Edouard Desfossé, Etoile de Paris.
Fair Rosamund.
Le Cid.
Mme Boselli.
Nelly Koster.
Sir Garnet Wolseley.
Standishn.
The Queen.
Aurora.
Duchess of Edimburg.
Fortunei.
John Gould weitch.
Lucie Lemoine.
Proteus.
2e saison.
Alba magna.
Bélisaire.
Daniel Deronda.
Eugène Delattre.
Fairy Queen.
Jeanne d'Arc.
Lady Caroline Nevill.
La France.
La Gaule.
Lawsoniana. Marie Boisselot.
Marie van Houtte.
Président Grévy.
The President.
Ville de Paris.
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