‹ Les clématitesChapitre 32 sur 46 · CET SR · texte numérisé non relu

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a donc pas lieu de l'indiquer spécialement. Leurs longues tiges fleuries entrent avantageusement dans la confection des grandes gerbes de fleurs, avantage que n'ont pas les Clématiles, qui fanent rapidement après avoir été coupées et dont les fleurs ne reprennent pas vie lorsque la tige est plongée dans l'eau.

Au point de vue économique et médical, les Chèvrefeuilles ne jouent, pour ainsi dire, aucun rôle et leurs baies inoffensives ne sont que peu ou pas employées de nos jours. Autrefois, on leur attribuait des propriélés antispasmodiques et expectorantes : le sirop qui en était obtenu était employé comme remède dans les cas de bronchites légères.

Les Chèvrefeuilles sont largement dispersés dans les régions tempérées et sub-tropicales de l'hémisphère boréal ; ils deviennent rares sous les tropiques et quelques-uns sont des plantes alpines. Presque tous sont rustiques ou demi-rustiques sous notre climat et environ la moitié des espèces connues a été introduite dans les jardins. Plu- Sieurs y sont, ii est vrai, assez rares ou même réduits à l’état de plantes de collections, ne se rencontrant guère que dans les établissements botaniques ou scientifiques. Par contre, les espèces précitées et quelques autres sont très répandues et ont même produit des variétés horticoles. Il en existe plusieurs hybrides.

Tant au point de vue botanique qu'horticole, les Chèvrefeuilles sont divisés en deux sections bien distinctes et généralement admises de part et d'autres. |

La première section, nommée Caprifolium ou Chèvrefeuilles grimpants, renferme toutes les espèces

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dont les tiges alteignent une plus ou moins grande hauteur en s'enroulant autour des objets voisins. Les fleurs sont réunies en bouquets verticillés au sommet des rameaux et le fruit est couronné par les lobes persistants du calice. Les ZL. Caprifolium, L. japonica, L. Periclymenum et L. sempervirens sont les plus beaux du genre et les plus répandus.

La deuxième section a reçu le nom de Chamaæcerasus ou Chèvrefeuilles arbustifs, parce que les espèces qui la composent sont à tiges et à rameaux dressés ou peu élevés.

Ainsi que nous l'avons fait remarquer dans la préface, cet ouvrage traitant uniquement des arbustes grimpants, nous croyons devoir ne pas décrire les espèces de cette section qui rentre dans la catégorie des arbustes érigés à feuillage caduc ou persistant.

Description botanique du genre.

Les Chèvrefeuilles constituent le genre Zonicera, Linn.; il fait partie dela famille des Caprifohacées, dont il forme la deuxième tribu. Il a été dédié à Adam Lonicer ou Lonitzer, botaniste allemand (1528-1586).

Ce sont des arbustes rustiques ou quelques-uns demi-rustiques, nains ou assez élevés, dressés ou grimpants-volubiles et dont les rameaux s'enroulent de gauche à droite. [ls portent des feuilles opposées, simples, caduques ou parfois persistantes (ZL. sempervirens), glabres ou velues, pétiolées ou sessiles, libres ou soudées-perfoliées (ZL. Caprifolium) et dépourvues de stipules. Les fleurs sont grandes ou petites, souvent odorantes, blanches, jaunes, rouges ou verdâtres et très diversement disposées. Chez les

espèces grimpantes, elles forment au sommet des rameaux un ou plusieurs verticilles ou des cymes pédonculées et paniculées et chaque bouquet est parfois accompagné de deux feuilles libres ou soudées, formant une sorte d'involucre ou collerelte.

Le calice est courtement tubuleux, régulier et à cinq petites dents, La corolle est plus ou moins longuement tubuleuse, campanulée et entonnoir, à limbe étalé, irrégulier, divisé en deux lèvres inégales ; la supérieure beaucoup plus ample que l'inférieure et à quatre lobes ; l’inférieure entière. Il y à cinq élamines à filets insérés sur le tube de la corolle. Le style est simple, filiforme et à stigmate trilobé. Le fruit est une baie rouge, violacée ou noire et à trois loges contenant chacune plusieurs lobes.

Comme pour les Clématites, nous ne décrirons ici que les espèces les plus belles et les plus répandues dans les cultures ; il nous suffira de citer celles qu’on ne rencontre guère que dans les établissements scientifiques ou dans les collections de quelques rares amateurs.

La nomenclature horticole des Chèvrefeuilles est très confuse. Dans la plupart des catalogues, ils sont désignés sous des noms familiers, qui rendent difficile leur rapprochement des espèces réelles qu'ils représententet des variétés horticoles y sont fréquemment élevées au rang d'espèces. Les inconvénients de cette nomenclature se font sentir dès qu'on cherche à savoir ce que sont les plantes que ces noms représentent. Nous indiquerons ces noms horticoles dans les descriptions qui vont suivre.

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Description des espèces et de leurs variétés.

L. Caprifolium, Linn. Chèvrefeuille des, jardins. — Plante atteignant plus de 3 mètres, à rameaux sarmenteux, portantdes feuilles obovales, sub-aiguës, sessiles, glauques et luisantes ; celles du sommetplus larges, soudées entre elles et perfoliées. Fleurs blanc jaunâtre en dedans, purpurines sur le tube, très odorantes, disposées en verticilles capités et involucrés ; corolle à tube de 0"05 de long et à limbe bilabié. Fleurit en mai. Fruits elliptiques, rouge orangé. Habite l’Europe et l'Asie, très commun dans les jardins et fréquemment sub-spontané. Il en existe des variétés major, à végétation plus luxuriante, et walica, à floraison précoce.

L. etrusca, Santi. Chèvrefeuille d'Italie, Ch. de la Toscane. — Arbrisseau de 5 mètres, à rameaux sarmenteux, pubescents. Feuilles obovales, obtuses, pubescentes, ciliées ; les inférieures courtement pétiolées : les supérieures soudées-perfoliées, aiguës et glabres. Fleurs jaune d’ocre à l'intérieur, purpurines à l'extérieur, odorantes, disposées en trois verticilles au sommet des rameaux. Fleurit en mai-juin. Fruits ovales et d'un beau rouge. Habite la région méditerranéenne.

L. implexa, Ait. Syn. Z. balerica, DC. Chèvrefeuille des Baléares, Ch. de Mahon. — Arbuste grimpant, atteignant 2 mètres. Feuilles persistantes, oblongues, entières, obtuses et mucronées, glabres, très coriaces, veinées, réticulées, glauques en dessous; les florales soudées à la base, avec une échancrure de chaque

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