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longue et très confuse, plus de 500 noms ayant été
donnés à ces plantes. De ce nombre, la moitié envi-
ron est admise par l'Znder Kewensis (les autres sont des synonymes), et cette liste peut encore être réduite, considérablement même d'après l’Zndex Gener. Phaner., de Durand, qui n’en admet que soixante-six. Une douzaine environ habite l'Europe et la région méditerranéenne, et lamoitié de ce nombre la France. 70 espèces ont été introduites dans les cultures, mais une trentaine seulement y ont persisté et s'y rencontrent encore, quoique plusieurs assez rarement.
Ces plantes sont très largement dispersées sur la surface du globe, mais plus particulièrement abondantes dans les régions tempérées et plusieurs se rencontrent dans les régions montagneuses, telles que les Alpes en Europe, les monts Himalaya en Asie. Quelques-unes s'étendent jusqu'aux régions chaudes de l'Asie, l'Afrique, l'Amérique, et l'Australie même, dont la flore est si spéciale, en possède plusieurs. Grâce à leur origine, le plus grand nombre d'espèces est donc rustique ou à peu près sous nos climats tempérés.
Les Clematis sont des plantes très souvent ligneuses, grimpantes (par leurs pétioles qui s’enroulent), ramifiées par dichotomie et plus ou moins longuement sarmenteuses, parfois buissonnantes el dressées (C. recta) ou à tiges herbacées, simples et dressées (C. integrifolia), à souche loujours vivace, cespiteuse et à racines fibreuses. Ces tiges, souvent grèles, renflées aux nœuds, portent des feuilles tou-
jours opposées, caduques ou parfois persistantes,
rarement simples et sessiles (C. integrifohia), Le plus généralement péliolées et ternées ou biternées, c'est-à-dire à trois ou neuf folioles petites ou assez
‘amples, glabres ou parfois velues-laineuses en dessous (C. lanuginosa) et à bords découpés plus ou moins profondément. Les pétioies el pétiolules, souvent très longs, sont généralement étalés ou même réfléchis et coudés ou enroulés en différents sens et plus ou moins parfaitement autour des
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Fig. 1. — CLremarTis VITICELLA, a, fleurs; b, fruits.
objets environnants, ce qui, joint à l'enlacement des rameaux, permet à la plante de s’accrocher à son support et d'atteindre parfois une très grande hauteur (10 à 15 mètres et plus chez le C. Vitalba).
Les fleurs sont très diversement disposées; souvent elles forment des panicules axillaires ou terminales (C. Flammula); parfois elles sont fasciculées sur les nœuds (C. montana), ou disposées en cymes trichotomes. Elles sont tantôt simplement réunies par trois au sommet des rameaux, tantôt
solitaires à l’aisselle des bifurcations des tiges ou au sommet des rameaux et alors souvent longuement pédonculées, dressées ou penchées au sommet de leur pédoncule. Ce dernier porte parfois des bractées opposées, insérées sur sa longueur ou au-dessous de la fleur et en se soudant elles forment alors un involucre calyciforme (C’, balearica).
Les fleurs sont hermaphrodites, rarement polygames ou dioïques. Le périanthe est dépourvu de corolle et se compose de sépales caducs, colorés, pétaloïdes, le plus souvent au nombre de quatre (C', Flammula, C'. Viticella, etc.), parfois au nombre de cinq à dix chez les espèces à grandes fleurs (C. patens, C. lanuginosa, UC. florida) et ce nombre varie même dans les fleurs d’une même plante, surtout chez les hybrides. Les dimensions, la position et même la consistance de ces pièces calycinales sont non moins variables et donnent aux fleurs toutes les différences de formes qu'on observe dans le genre.
Ces sépales sont souvent petits, longs de 1 à 2 centiümètres,onguiculés,ovales ou aigus et étalés-dressés, récurvés au sommet et sur les bords (C. Flammula et autres) ; tantôt allongés, connivents en forme de tube ( C. tubulosa), tantôt cordiformes et soudés inférieurement, rendant ainsi la fleur urcéolée (C!. Viorna, C. coccinea), seul le sommet est libre, recurvé et leur consistance est épaisse et coriace. Enfin, chez les Clématites grandiflores, les sépales sont très amples, plans, largement élalés en roue, lancéolés, espacés ou largement ovales et se recouvrant à la base, donnant à la fleur un diamètre qui atteint jusqu'à 20 centimètres chez certaines variétés horticoles; la face externe et parfois l’interne de ces
pièces est souvent tapissée de poils fins, soyeux et brillants.
Plus au centre de la fleur, se trouve un grand nombre d’élamines caduques, à filets aplatis, parfois développés en limbe pétaloïde (Atragene), portant au sommet une anthère allongée, insérée par sa base et à deux loges déhiscentes par une fente longitudipale.
Le sommet du réceptacle porte un assez grand nombre de carpellessessiles, aplatis, ovales-arrondis,
surmontés d'un style persistant, plus ou moins
allongé, parfois glabre {(". Vilicella), mais généralement plus ou moins longuement plumeux; chaque carpelle est indéhiscent et renferme une graine lenticulaire, ovale.