‹ Les clercs du palaisChapitre 1 sur 40 · M D CCC LXXV · texte numérisé non relu

M D CCC LXXV

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OS' ^C i856 , lorsque ce livre fit sa pre- \mière apparition , la presse entière

s'en occupa , et les critiques les plus autorisés lui consacrèrent de longs articles dans tous les grands journaux de Paris. V Académie des Inscriptions et Belles-Lettres lui décerna une médaille d'or au concours des Antiquités nationales de i85j.

Depuis longtemps l 'auteur projetait de publier une seconde édition. Il avait recueilli en nombre très-considérable des documents nouveaux et

notamment près de soixante arrêts inédits du Parlement de T'aris, relatifs à la juridiction, aux plantations de mai, montres, cérémonies et spectacles des clercs du Palais. S* il ri a pu mettre plus tôt son projet à exécution , c'est que le temps lui a manqué. Les fonctions absorbantes auxquelles il est attaché ne lui laissant quelques loisirs que pendant les vacances judiciaires , il en a profité pour refondre en entier son premier travail. Ces sortes d' entreprises sont en général ce qu'il y a de plus ingrat; on ne démolit pas de ses propres mains et de gai té de cœur l'édifice qu'on avait construit à grand'peine quelques années auparavant. L'auteur n'a cependant pas reculé devant cette tâche, et s'il a trouvé une sorte d'attrait dans la mise en œuvre et la classification des nouveaux matériaux qu'il avait rassemblés pendant plusieurs années, c'est qu'il était soutenu par l'espoir défaire mieux et par la satisfaction intime de pouvoir fixer par les dates précises de monuments judiciaires authentiques et incontestables , divers points de l'histoire dramatique

controversés jusqu'à ce jour ou très -indécis .

Il existe donc entre cette édition et la première des différences telles, que V auteur n'hésite pas à dire que c'est une œuvre nouvelle qu'il livre à la publicité.

Le travail qu'il a entrepris consistait à refaire complètement toutes les parties les plus importantes de son ouvrage , et à y insérer une étude entièrement inédite sur la société dramatique des Enfants-sans- Souci , société célèbre, connue seulement par les cinq pages que lui ont consacrées les frères Parfaict dans leur Histoire du théâtre français.

Les arrêts du Parlement ont été mis en

meilleur ordre dans les chapitres relatifs à la

juridiction de la société des clercs du Palais,

aux plantations de mai, aux cérémonies et

aux spectacles.

L'auteur s'est encore efforcé de rendre le récit plus rapide par la suppression des trop nombreuses citations qui rendaient sa marche pénible et embarrassée ; elles ont toutes été

résumées avec soin, en quelques mots incorporés dans le texte, ou bien rejetées au bas de la page à titre de notes.

Des recherches persévérantes ont amené la découverte de documents précieux , et en trèsgrand nombre, qui ont été mis à profit et répandus dans les diverses parties de l'ouvrage ; ils ont modifié sur plusieurs points les premiers sentiments de V auteur.

Les pièces justificatives que contenait la première édition ont été entièrement supprimées , sauf une seule; elles surchargeaient inutilement le livre déjà asse\ volumineux ; elles avaient du reste le tort irrémédiable d'avoir toutes été imprimées depuis longtemps. L'analyse détaillée qui en a été donnée dans les chapitres auxquels elles se rapportent, remplacera d'une manière efficace leur réimpression devenue inutile.

Le titre lui-même de l'ouvrage a été changé; le nouveau a le mérite d'être plus exact; du reste il se rapproche tellement de l'ancien que toute méprise est impossible.

Enfin lanteur a cru devoir consacrer quelques pages à un essai de bibliographie balochienne. Les publications relatives aux clercs du Palais et aux Enfants-sans- Souci sont très-recherchées ; quelques-unes sont d'une excessive rareté. Ceux qui seront tentés de les collectionner trouveront dans ce chapitre des indications qui pourront leur être utiles , quoique cependant la nomenclature qu'il donne soit loin d'être complète, et ne doive être considérée que comme un essai.

Ce livre s'adresse , on le voit , à une certaine classe de lecteurs, aux érudits , aux archéologues y à ceux qui font une étude spéciale de nos antiquités nationales , aux chercheurs des origines, aux curieux, aux bibliophiles en un mot; aussi l'éditeur n'a-t-il rien négligé pour en faire une publication digne de leur être offerte.

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