GERMAINE. PLUS
c est me NdeManees beaucoup trop, FRA
[hélas !- Car c'est un secret que je ne. sais” (pas. Ge Oui, je combats tant que je peux ; Y Car, je le sens, j'ai tort sans deal + Et, cependant, plus je l'écoute Plus mon serment m'est odieux,
| te | HENRI, lui caressant le menton.
Ne : Dans le nouveau monde, oui ma charmante (les regarda toutes), mais en Normandie. (remontant) Bref! je suis capi- És - taine au long cours, et j'attends, en rade de Host mon sn brick et son équipage; or, maintenant que vous savez qui je suis, répondez, de grâce, à ce que je demande, dites-moi xs quelles sont ces tourelles qui s'élèvent là-bas, au-dessus de
|‘ ces grands arbres ?
Es GERMAINE, qui était remontée.
Ces tourelles, c’est le château de Corneville.
Lu HENRI,
Merci, ma belle enfant. (Fausse sortie.) GERMAINE, l’arrétant.
Oh! n’y allez pas, monsieur, n’y allez pas.
E HENRI
Ë “Hip donc?
GERMAINE
Parce qu'ilya danger à à s'approcher du château. HENRI, Lt y a danger?
; GRENICHEUX.
Sily en a... Un château plein de revenants. | ACTA HENRI.
1, + Ah! bah!
“A CATHERINE
PMbnsieur ne savait pas ça?
HENRI
Non vraiment.
GRENICHEUX.
Eh ben, alors, faut vous dire que v’là plus de vingt ans
sc le château est fermé et que, malgré ça, il y a des nuits où. l'on voit des lumières se promener devant les fenêtres. j
En
| | “HENRI. | Ah ! l'on voit des lumières se proméner.… LA TOUS, en Sourdine.
Oui. Bt non-seulement des lumières, mais des ombres qui pa. At et repassent derrière les rideaux...
HENRI, riant.
Des ombres chinoises, alors.
GERMAINE
Oh! certainement, il est permis de rire de nos frayeurs, et pourtant, c’est bien la vérité, Fermé depuis le départ de ses anciens maîtres, ce château n’avait Jamais effrayé personne,
lorsqu'il y a deux ans à peu près, vous voyez que ce n’est pas bien vieux, juste au moment où l’on venait d'apprendre qu’un
riche financier voulait en faire l'acquisition, les lumières sont
apparues et les fantômes se sont montrés.
HENRI, aux hommes, derrière.
Comment, les gas du pays voient des lumières et des ombtes quise promènent dans le château, et nul n’a le cou- ne
rage |... (Apercevant le poteau.) Ah! mon Dieu, qu “est-ce que c’est encore que ça?
TOUTES, effrayées.
Quoi donc?
HENRI
Ce poteau.
TOUTES
Comment, c'est ça.
HENRI, lisant l'affiche.
« Marché de Corneville. Grande louée aux servantes, c coë chers et domestiques. >» La louée aux servantes, ah! je me ré)
rappelle. Un marché qui a lieu deux fois par an et où les
domestiques viennent avec des branches d’arbres à la main; les cochers avec leur fouet enroulé autour de leur cou, etles