‹ Les cloches de CornevilleChapitre 37 sur 78 · HENRI. RE · texte numérisé non relu

HENRI. RE

COUPLETS Rai RU

J'avais perdu la tête et ma perruque, Ma fiancée et toute dignité; I1 était temps de d rober ma nuque ‘ Aux quolibets d'une ville en gaîté.

Par tout le monde apostrophé, J’entendais dire à la foule incivile,

En me voyant ainsi coiffé, (bis)

C'est un mari de Corneville,

Je n’osu3 plus retourner au bailliage, Je n’osais plus me montrer nulle part J'étais à bout de force et de courage

Quand vous m'avez rencontré par hasard;

Et j’entendais tous les échos AXE

Qui m’arrivaient de cette affreuse ville F-AÉS Me poursuivant avec ces mots : (bis) C'est un mari de Corneville,

HENRI, AU bailli.

voulant épouser à votre âge une jeune fille. Non seulement | vous ne remplissez pas vos devoirs, mais vous vous rendez Ja risée de vos administrés.

‘ LE BAILLI

Monseigneur.

| HENRI

- Voyons, savez-vous au moins quelque chose sur les prétendus fantômes qui habitent ce manoir?

LE BAILLI

Si je sais... mais. GERMAINE, qui s’est approchée du guerrier en scène. . Ah! monseigneur ! en voilà peut-être un de ces prétendus fantômes.

GRENICHEUX.

Un fantôme.

FES GERMAINE

Voyez, c’est un fantôme à roulettes.

4, HENRI, allant au guerrier.

he Oui, vraiment! et très solidement attaché; deux tiges de # fer boulonnées sur le chariot et rivées à nue SERPOLETTE, Montrant les girandoles.

; - longtemps qu’elles ont été allumées.….

; HENRI

C’est vrai, mais par qui?

GRENICHEUX, à part.

Je le sais, moi, c’est par le diable.

| HENRI

Je croyais que la galerie souterraine qui conduit ici était S FA ignorée de tout le monde, et j'espérais, en arrivant la nuit et por la rivière, surprendre non pas des fantômes, mais des

| bandits ou de simples contrebandiers. Mais non!... Rien,

ne Et ce scandale, qui l'avait provoqué ?. Vous encore, en’:

Et ces chandelles, voyez donc, monseigneur, il n’y a pas

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absolument rien! pas même une trace : de leur passage, Ah! LT ‘Jans la salle d’armes.… voyons encore. »

(Il fait mouvoir un ressort dans la boiserie, la PRE ie du nid se lève et l’on aperçoit une autre salle dans laquelle, de chaque. SE côté, sont quatre guerriers armés de pied en cap et montés sur ; des piédestaux ; à la gauche, l’un des guerriers manque au fond, | deux guerriers semblables gardent une porte conduisant à BUr d'autres galeries.)

GRENICHEUX.

Ah ! des fantômes, des fantômes !

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