‹ Les clubs contre-révolutionnairesChapitre 2 sur 73 · CLUBS · texte numérisé non relu

CLUBS

« Je ne serai pas long sur cet article. J'opine pour les anéantir tous, et avoir leur mémoire en exécration. Je vous prédis, mes frères, que cela ne tardera point à être exécuté. C'est bien dommage , car, autant ces établissements sont criminels et atroces par l'usage que l'on en fait, autant ils seraient nécessaires, utiles, agréables, si les hommes avaient en vertu ce qu'ils ont en dépravation de mcetirs » (1).

La presse réactionnaire partageait l'avis « du bon citoyen » ; le droit de réunion lui déplaisait, d'autant plus que les Français, surtout les Parisiens, loin de suivre les séances des clubs de son opinion, s'efforçaient de les empêcher.

Dans une brochure de l'époque, nous lisons cette appréciation significative :

« Les clubs furent de tous les temps l'antre de la politique : lorsque la sagesse et la décence en ont été les modérateurs, ces caractères impérieux fixaient la vénération; mais lorsque des projets régicides rassemblent des hommes, lorsque des attentats parricides et le crime en font la mission, leur proscription en est le fruit » (2).

Dans la même brochure, les membres de l'Assemblée nationale sont traités de Frontins Ligurgue; le duc d'Orléans est appelé Néron, et Barnave, Nèronnet.

A plus forte raison craignait-on les clubs d'hommes armés.

Le Journal de Paris annonça, en décembre 1790 :

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