‹ Les clubs contre-révolutionnairesChapitre 25 sur 73 · COMPOSANT LE CLUB MONARCHIQUE · texte numérisé non relu

COMPOSANT LE CLUB MONARCHIQUE

Daguin.

Romance.

Debar.

de Mézières.

D'Agieu.

Perrot.

Dampière (Réclama. V. plus bas,

THéritier.

de Bertemont.

D'Agoult (I).

Coubert.

Albert.

du Tremblay.

Arnault.

de la Bussière (Réclama. V.

plus

Dartaignant [sic).

bas, p. 220).

Aubarède.

d'Evry.

Aubry.

Vandœuvre (Réclama. V.

plus

Auger.

bas, p. 222).

Authier.

de la Vaupalière.

Azon.

de Ricé (Réclama. V. plus

bas,

de Bassompierre.

de Bavière.

Malartie {sic).

Beaumarchais (Ne réclama pas,

de Boursac.

comme il le fit à propos du

de Sainte-Croix.

Club de la Sainte-Chapelle).

Dufrane.

de Beaufort.

le Breton.

de Beaulieu.

Piébot.

de Beaumanoir,

Belhomme.

de Beaumont.

La Viefville.

de Beaureceuil.

BouUanger.

de Beauvais.

Monfermail.

Béhague.

de Valence.

Colbert.

Benoit.

Bélanger.

de Bérenger.

de Fresne.

de Bernières.

Barras.

de Berthelot.

J. Barbier.

de Béthune.

de Barmont.

Davesne.

de Barzal.

de Lambert.

de Bcllegarde.

de Lange.

(1) Aide-major des gardcs-du-corps.

de Saint-Blancard.

d'Houdelot {sic).

de Damas. Émigra.

de Sorrant.

d'EspinchaL

de Gauges.

de Sartine (Membre du Club de

Valois).

Bataille, de Santeul.

Lemoine (Réclama. V. plus bas,

Pigeau. Lutton.

Jolimet.

Berthelot.

Cottin.

Guéri n.

Jarry.

A. Durand, le Vacher.

Gobin.

Evrat.

Crampon.

Dumelz.

de Persans.

Lambert.

Joinville.

Ferrand.

Dupré de Saint-Maur.

Hocquart.

Blondel.

Montboissier.

Péronneau.

Robineau.

de Mouchy (Maréchal de France).

Bienaimé.

Duval.

Jullienne.

Robin.

Anquetil.

de Perpirolle.

Bernard.

de Beaudouin.

Sergent.

Bourgeois.

Chambon.

de Ligneul.

Mallet (Membre du Club de Valois).

le Mercier.

le Long.

Jullien.

le Boullanger.

de la Guillaumie {sic).

Richard,

de Brunville.

Hérault.

de Laurencel.

Vasse.

Miller.

Bignon.

de Romainvilliers.

Langlard.

le Couturier.

de Farouville.

Champlatreux.

Card. de la Rochefoucauld.

Titon (Membre du Club de Valois).

Pacquet.

l'Escalopier.

de Pomeuse.

Tandeau.

Cormeré,

de Mauperché.

le Coigneux.

Foulon.

de Bandeville.

Angran.

de Soisy.

des Maillis.

Diet, Officier de la Reine.

Trudaine (Réclama. V. plus bas,

Didier.

d'Anjou.

Valadon.

le Blanc, de Beaulieu.

de Neuville.

Agard.

le Bret.

Boula.

Gilbert.

GeofFrois.

Pinon.

Rolland.

de Morangis.

Chartier.

BéruUe.

de Barème.

Sauveur.

d'Aligre. Émigra.

Saint-Vincent.

Rousseau.

de Vaudeuil.

Gauthier.

de Glatigny.

de Minière.

Ghuppin, Masson.

de Fontenay.

Remy.

Gigault.

le Normand.

Sabatier.

Clément.

Barbier.

de Sèze (1).

de Boulainvilliers.

de Bannes.

Jacquier.

Boucher d'Argis (

Réclama

d'Anthily.

F. Perrotin.

plus bas, p. 219).

de Fontelle.

Dupleix.

Mandat (2).

Bureaux (Réclama, p. 220).

. plus

bas,

de la Roquette, le Chanteur.

Mesnard.

Salamon.

Dumont.

le Rebours.

Angély (Réclama.

de Vouges.

plus

bas.

Morel.

Goislard.

d'Héricourt,

de la Marre.

le Roy.

deCorberon.

Ferry.

de Saint-Moris.

Fournil.

de Vilmilan.

Paris.

Esmangart.

de Gourgue.

de Nicolay [sic) (Émigra\

Berlin.

(1) Avocat, qui fit acquitter Bozenval, et plus tard défendit Louis XVI devant la Convention.

(2) Ancien capitaine aux gardes-françaises, qui commanda la garde nationale la veille du 10 août 1192.

Moron. de Solligny.

Griffon. de Poujaud.

de Saint-Cyr. Renou.

Pieffort. d'Assouville.

de Varenne. de Saint-Vigor.

Mende-Monpas. Bazin (Réclama. V. plus bas,

de la Livaudière. p. 220).

Beaumanoir. le Carpentier.

de la Source. de la Touche.

Thibault du Loisir. Wariner.

du Chemin. d'Harméville (1).

Bellamourt.

DE l'imprimerie PATRIOTIQUE

La seconde liste renferme un nombre de noms supérieur à celui de la première.

L'emblème du Club monarchique était une balance en équilibre parfait, dont l'un des plateaux supportait le bonnet de la liberté et l'autre la couronne de France.

A peine installé, ou plutôt aggloméré ça et là, il imita le club des Jacobins, se fit un centre de propagande, et correspondit avec une foule de sociétés contre-révolutionnaires. A Perpignan, le 5 décembre 1790, une Société des Amis de la paix siégeait à côté de la Société des Amis de la Constitution. Le soir, deux coups de fusil furent tirés des fenêtres de la première sur des citoyens qui sortaient du lieu où se réunissait la seconde. Il y eut deux blessés, et la ville fut troublée pendant plusieurs jours.

Le Club des Amis de la Constitution monarchique distribua des

(1) « Beaucoup de ces messieurs, quoique absents de Paris, sont affiliés à l'association. » {Note de l'auteur.)

Ces deux listes, assui-ément non authentiques, se vendaient très bon marché. On les avait tirées à un grand nombre d'exemplaires. Beaucoup de personnes y désignées crurent devoir se défendre publiquement de faire partie du Ctiih monarchique. Les journaux publièrent, à cet égard, des réclamations que nous enregistrons plus bas.

Nous n'avons pas trouvé de liste officielle. On remarquera que bien des noms sont mal orthographiés, et plusieurs répétés

pamphlets, parfois gratis, en janvier 1791. Il fonda, partout où cela lui fut possible, des clubs des Amis de la paix et des Amis du roi. Il s'aboucha avec des Amis de la patrie, des Amis de la paix et de la religion, des Défenseurs de la religion, des personnes et des propriétés. Ses affiliations en province déterminèrent les Jacobins et leurs partisans à soulever le peuple de France contre les divers clubs monarchiques, pendant l'année 1791 et dans la première moitié de l'année 1792.

A Paris, principalement, il organisa des distributions de pain, de vêtements, même d'argent. On verra ce qu'il en advint.

Il eut des cartes d'entrée, comme les autres clubs. Gorsas écrivit dans son journal :

« Nous avons une de ces cartes (d'entrée) sous les yeux ; en voici la forme :

« En tête est un écusson ovale aux armes de France; sur le sommet de cet écusson repose une balance: dans l'un des plats de cette balance est le bonnet de la liberté ; dans l'autre , une couronne. Une branche de chêne et de laurier se croisent en bas de l'écusson. Entre un double filet qui circonscrit l'écusson, on lit ces deux mots : libres ET fidèles; de sorte que le mot libres se trouve du côté de la liberté, et fidèles du côté de la couronne.

« Ce qui est inscrit de plus sur cette carte, est le numéro, le nom du récipiendaire, la date de sa réception et la vérification des commissaires de la soirée. Sur le verso de la carte, il n'y a rien de gravé; enfin elle est parfaitement conforme aux cartes que nous avons dit avoir été envoyées à telles et telles personnes, avec des circulaires ; de l'une desquelles circulaires et cartes nous avions déjà reçu communication (1). »

La circulaire était envoyée à toutes les personnes supposées d'avoir les mêmes principes que ceux professés par cette Société, à laquelle on les invitait de se rendre de la manière la plus pressante.

Le Club monarchique ne négligeait, d'ailleurs, aucun moyen de propagande anti-révolutionnaire.

En but à de vigoureuses attaques, il invoquait la loi, et était dénoncé par la presse plus ou moins avancée, notamment par les Révolutions de Paris (2).

(1) Courrier de Gorsas, u* 28, du 29 décembre 1790.

(2) Révolutions de Paris, n' 77, du 25 décembre 1790 au 1" janvier 1791.

160 LES CLUBS GONTRE-RËVOLUTlONxNAIRES

« Dénonciation du Club monarchique.

« Une Société vient de s'élever à Paris, sur les ruines des défunts Clubs de 1789., des Fcdénh et des Impartiaux. Elle porte le titre de Société des Amis de la Constitution monarchique,

« Nous l'aurions laissée dans l'oubli, mourir de sa belle mort, si elle ne cherchoit pas à égarer, à soulever le peuple de la capitale et des départemens sous la couleur mensongère de la bienfaisance et de la pureté des principes. On a pu voir, dans notre dernier numéro (N° 76), un échantillon de la doctrine des monarchistes , tiré de l'emblème dont ils décorent le frontispice de leurs diplômes et de leurs brochures.

« Les fondateurs sont des aristocrates gangrenés, des frondeurs connus des opérations de l'assemblée nationale, des partisans acharnés du veto et de tous les abus du gouvernement anglais: les sieurs Stanislas Clermont-Tonnerre et Mulouet. Ils attendent en renfort MM. Mounier et Lally-Tolendal, qui ont promis de venir si les choses tournent à bien. Pour auxiliaires, ils ont recruté les restes épars du club de la rue Royale, tous les spadassins de l'opéra, et les pilliers (sic) de tripots du Palais-Royal. La devise de cette nouvelle troupe de sycophantes est liberté, fidélité. Nous remarquerons, en passant, qu'elle est tirée de la brochure : Quintius Capitolinus aux Romains, dont les rédacteurs du journal monarchique n'ont fait une critique modérée que pour avoir l'air de s'éloigner des principes de M. Tollendal, tandis qu'ils sont parfaitement d'accord ensemble; a peu près comme deux avocats rient après l'audience des injures qu'ils se sont adressées pour la cause de leurs clients.

<( Pour première opération, ils ont envoyé un manifeste en forme de prospectus, dans les 83 départemens, par lequel ils s'annoncent comme les défenseurs des principes abandonnés de la monarchie expirante; ils déclarent la guerre à la société des Jacobins, qui sera toujours regardée comme celle des vrais amis de la constitution monarchique, telle qu'elle a été décrétée par l'Assemblée nationale, et non telle que voudraient la faire concevoir les monarchistes S'ils sont les véritables amis de la constitution française, pourquoi ne se réunissent-ils pas à la société des Jacobins, qui s'impose un respect si profond pour les décrets de l'Assemblée, qu'il n'est plus permis de les discuter dans son sein lorsqu'ils sont rendus et sanctionnés? Pourquoi, à l'aurore d'un nouveau culte, d'une religion aussi sainte que celle de la liberté, donnent-ils l'exemple d'un schisme dangereux? Pourquoi, dans un moment où la nation, fatiguée des convulsions

qu'elle a éprouvées dans le passage de l'ancien au nouveau régime, s'érigenl-ils en ambitieux sectaires? Pourquoi s'annoncent-ils comme les fauteurs des opinions oubliées de quelques hommes diffamés qui ont déserté leur patrie au moment où la chose publique étoit en danger, à lïnstant où les dissentions {sic) civiles, qu'ils avoient euxmêmes excitées, étoient sur le point de la ravager? Certes, si comme ils osent s'en vanter, leurs intentions sont pures, leur conduite est bien imprudente.

« Comme les missionnaires de toutes les sectes, ils cherchent à séduire par de petites charités, pompeusement distribuées, le peuple qu'ils veulent abuser sur les principes. Ils ont des émissaires dans les 48 sections de Paris, chargés de se concerter avec les commissaires de police, afin de faire distribuer cent livres de pain par semaine aux indigens de la section, à un sou la livre (1). C'est ainsi qu'ils essaient de persuader au peuple que le pain doit être diminué; c'est ainsi que les conspirateurs de Lyon s'y étoient pris pour tâcher de faire soulever le peuple en faveur des princes; avec les mêmes principes, ils mettent en usage les mêmes moyens. Les sections ont vu le piège; ils ont senti tout le danger qu'il y avoit à laisser donner le pain à un sou chez quelques boulangers, tandis que chez d'autres il se vendroit deux sous; elles ont refusé la lihérarité inof'fîcieusp dea monarchistes.

« Citoyens! défiez-vous de ceux qui, en décriant le patriotisme, viennent à vous les mains pleines; défiez- vous des principes despotiques qu'ils cherchent à étayer par une bienfaisance illusoire et de pure ostentation. Les monarchistes vous diront, vous écriront, pour se faire valoir, que la société des Jacobins les a attaqués, qu'elle a fait des tentatives auprès des sections de Paris pour dissoudre leurs assemblées. Cela est faux, et l'atrocité est digne de ceux qui l'ont inventée. Les Jacobins reconnoissent que tous les citoyens, même ceux qui sont ennemis de la constitution, ont le droit de se réunir paisiblement et sans armes. Ils ont arrêté de prémunir leurs sociétés affi-

(i) « Le sif^ur Cormier, l'un dfs adeptos de la société monarchiste, s'est présenté, il y a quelques jours, de la pai't de ses confrères, à la section de la place Vendôme; après avoir jeté un regard douloureux sur la misère publique, il a vanté la bienfaisance des monarchistes ; il a dit qu'il était autorisé de leur part à offrir chaque semaine à la section une sonnue réglée pour doiuier le pain à. un sou la livre. La section, sur l'avis de M. Le Clerc, a dénoncé cette machination à la municipalité. Cependant, un boulanger de la Chaussée d'Antin a distribué quelques livres de pain sur les cartes de la société: lorsqu'il a voulu réclamer son payement, le sieur Cormier lui a chen^hé chicane; il lui a reproché d'avoir ébruité la munificence clandestine de la société; il a fini par lui dire : Allez chercher votre payement rue de Vaugirard. Il y est allé, et n'a pas été plus heureux que chez le sieur Cormier. » (Voir Clnh de l'Hôtel de Massiac.)

162 LES CLUBS GONTRE-BÉVOLUTIONNAIRES

liées contre les émanations empoisonnées de faux amis de la constitution monarchique, ils ont dénoncé leurs manœuvres coupables pour capter et séduire le peuple ; enfin ils les ont signalés comme des ennemis dont il fallait respecter les personnes en détestant leurs erreurs. On peut dire avec vérité des monarchistes : Vetiiunl ad vos in vesiimentis ovium, intrinsecùs aulem sunt lupi rapaces. Jls viennent à vous comme des brebis, et ce ne sont que des loups dévorans. »

Dénoncé pour avoir donné le pain à un sou, le Club monarchique essaya vainement de se justifier. Il apparut comme un « complot ministériel et aristocratique contre la constitution », observe le marquis de Ferrières, dans ses Mémoires.

Les monarchistes trouvèrent un local à leur convenance. Voici la profession de foi adressée alors à Bailly et à La Fayette par les Amis de la Constitution monarchique :

« Les citoyens soussignés, tant en leurs noms qu'en celui de plusieurs autres, réunis à eux sous le nom d'amis do la constitution monarchique, ont l'honneur de prévenir M. le maire, qu'en conformité de l'article de la Déclaration des Droits de l'Homme, qui permet la libre manifestation des opinions, et des décrets qui autorisent les citoyens à s'assembler, après avoir averti MM. les officiers municipaux, leur intention est de se réunir en Société ou Club, sous la dénomination d'Amfs de la Constitution Monarchique^ dans l'une des salles de l'édifice connu sous le nom de Panthéon et situé rue de Chartres; ils protestent de nouveau de leur soumission aux décrets de l'Assemblée nationale, acceptés ou sanctionnés par le Roi; et ils attendront des dépositaires de la force publique la surveillance et la protection qui sont dues à tous les citoyens paisibles, lorsqu'ils se renferment dans la soumission due à la loi. »

Aussitôt parut une Lettre d'un patriote à un de ses amis, au sujet de la dissolution et du rétablissement du Club monarchique (1). Lettre assez insignifiante et peu répandue.

Le Journal des Clubs publia les articles suivants, relatifs au pain à bon marché et à trois nouveaux membres du clul) :

« Depuis quelque tems, il s'est élevé à Paris, au Panthéon (2), rué

(1) lîib. Nat; (pièce), Lb 39/4309;

(2) Le Panthéon, ('-tabli dans l'angle irrégulier formé par la rue Saiat-Tlioirias

de Chartres, un club, sous le nom des amis de la constitution monarcfdque. Une épithète donnée à la constitution a causé de l'ombrage, a fait naître des soupçons, et l'on a cru voir dans cette alFectation une nudité aristocratique, qui cherchoit à se revêtir du manteau royal. On a dit : Pourquoi se distinguer? Être ami de la constitution, c'est être ami de la monarchie, puisque l'assemblée nationale a décrété que la France est et resteroit monarchique. A cette première inconséquence, ou cette première levée de boucliers, les membres du nouveau club en ont ajouté une autre; c'est de procurer à un certain nombre d'indigens, à quatre sols, d'autres disent à six sols, les quatre livres du pain qui se paient communément neuf sols, ce qui a causé une rumeur qu'il étoit facile de prévoir... » (p. 325 et suiv.)

« La formation et la suspension du club monarchiqui3 ont donné lieu à un événement fâcheux. M. Hamelin, commandant du bataillon des Récollets (1), M. Mondot, officier du centre, et M. Rouleau, aide-major de ce môme bataillon, s'y étoient, dit-on, fait recevoir. La défaveur jettée sur ce club retlua sur eux. La section s'assembla, ainsi que le bataillon ; on y dénonça et le club et les membres, et particulièrement le sieur Hamelin. On trouva fort mauvais qu'un commandant de bataillon fût membre d'une association accusée d'aristocratie ; on le déclara incapable de commander des citoyens patriotes, et on procéda à la nomination de son successeur... » (p. 385) (2).

La publication du Journal du Club des Amis de la Constitution monarchique amena des réclamations plus ou moins fondées. Voici celle que le Moniteur universel (3) inséra :

« Le prospectus d'un journal intitulé les Amis de la Constitution monarchique annonce que M. Fontanes doit en être le rédacteur. Cette annonce est confirmée par l'annonce du 1" numéro de cette feuille périodique. Mais un avis imprimé à la fin du second N", et une lettre que M, Fontanes nous a écrite, le disculpent complètement. Nous nous hâtons de lui rendre justice, en publiant, comme il le désire, qu'il ne rédige pas ce journal » (4).

du Louvre ot la ruo dn Chartres, entre les numéros li et IG, devait tenir lieu, pendant l'hiver, du Wauxhall de la foire Saint-Germain, abattu en 1784. Devint le Vaudeville en 1792. A disparu plus tard, quand on déf>agea le Louvre.

(1) Voir, plus haut, la liste des membres du club, p. 151.

(2) Journal des Clubs, t. I, p. 32") et suiv., p. .'}85.

(3) Moniteur universel du 28 décembre 1790, n" 3G2.

(4) Fontanes, Suard, et d'autres écrivains monarchistes, rédifj;èrerit le Modérateur, journal qui ne vécut pas.

Mais si le doute existe à propos de Fontanes, il est certain que ce premier numéro contint des articles de Clermont-Tonnerre et de Mathieu; que le n" 3 contint un article de M. Hautefort.

Le 17 décembre 1790, Clermont-Tonnerre prononça dans la Société un discours, dont les membres du Club décidèrent l'impression dans leur journal (1). Il était le patron actif du club, où son talent de parole lui donnait une place tout à fait prépondérante. Son libéralisme s'évanouissait peu à peu, et le peuple parisien le rendit en quelque sorte responsable des incidents qui suivirent.

Dans sa séance du 18 décembre 1790, le Club monarchique établit une caisse à l'effet de pouvoir distribuer aux pauvres, dans les sections, du pain à un sou et demi la livre.

On peut lire encore dans le prospectus du Journal de cette société une afhrmation du but qu'elle se proposait :

« La Société des Amis de la Constitution monarchique a des principes invariables, et ne se découragera pas.

« Le moment où se sont manifestées des opinions dangereuses pour l'autorité légitime du Roi et de la Constitution monarchique décrétée par l'Assemblée nationale, a été celui de sa naissance. Des efforts constants pour la propagation des bons principes, et l'établissement d'une correspondance suivie avec un grand nombre de citoyens, amis de l'ordre et de la liberté, ont été ses premiers travaux,

« Aussi loin des préjugés de l'ancien régime que des passions des novateurs, la devise de ses membres est : lihertr et fidéliir.

« Ils regardent comme la loi des Français la Constitution par laquelle il est établi que :

« Le Gouvernement français est monarchique ; qu'il n'y a pas en France d'autorité supérieure à la loi; que le Roi ne règne que par elle; que ce n'est qu'en vertu des lois qu'il peut exiger r obéissance;

« La Constitution par laquelle

« L'Assemblée nationale a reconnu et déclaré comme points fondamentaux de la monarchie, que la personne du Roi est inviolable et sacrée ; que le trône est indivisible, ei que la couronne est héréditaire dans la race régnante, de mâle en mâle, par ordre de primogéniture, à l'exclusion absolue des femmes et de leur descendance.

« S'il se trouvait des décrets dont les dispositions semblassent contraires à l'intérêt public, c'est des seuls moyens légaux et consti-

(1) Clcriuont-Tonncrrc, Opinions et discouru, t. IV, p. 28 et suiv.

tutiônnels que la société pense qu'il en faut attendre et obtenir la réformation.

« La société voit avec une profonde indignation, et repoussera avec une constance imperturbable, les efforts que l'on fait depuis longtemps pour anéantir la Monarchie.

« La société s'attachera à combattre les écrivains incendiaires et les hommes plus coupables qu'eux, dont ils sont les instrumens.

<( Le Journal de la Société parait le samedi de chaque semaine.

« Le prix de la souscription est de 24 livres pour l'année, franc de port par tout le royaume, et de 13 livres 4 sous pour six mois.

« Le Bureau de souscription est ouvert chez madame Valade, imprimeur, rue des Noyers, et chez tous les Directeurs des Postes et les principaux Libraires du royaume. »

Le 17 novembre 1790, le Club monarchique avait ajouté à la publicité de ses séances la fondation de ce Journal de la Société des Amis de la Constitution monarchique^ dont le prospectus reproduisit un

« Extrait des refjistres de la Société des Amis de la Constitulio)i monarchique.

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