‹ Les clubs contre-révolutionnairesChapitre 31 sur 73 · RÉVOLUTION FRANÇOISE · texte numérisé non relu

RÉVOLUTION FRANÇOISE

« Bouleversement qui s'est opéré en i 789 dans les têtes de France, et qui a fait de cette terre un vaste Bedlam... (2). »

Dans le n" XI du Journal de M. Suleau (1792), l'auteur s'adressait à Camille Desmoulins, en imprimant :

« P. S. — Mille choses gracieuses à ta femme; elle est vraiement

(1) L'Indicateur, fondé eu 1792, ne parait pas avoir survécu à la journée du 10 août.

(2) Uib. de la Chambre des députés. Bf" 222, t. XXXIX.

jolie ci très intéressante : ne seroit-ce pas dommage c^ue l'un de ces quatre matins elle devint la veuve d'un pendu et la proie d'un pandour? »

Il était difficile de lancer une plus forte impertinence, une plus cruelle injure. Lucile Desmoulins était sympathique, et ces méchancetés devaient irriter toutes les personnes qui fréquentaient chez elle (1).

En 1792, le Journal Français osait parler ainsi des Jacobins auxquels Paris était livré :

« La calomnie est la monnaie courante du pays, l'audace est un sCr passeport pour entrer sur cette terre déshonorée, et les menaces sont le pouvoir exécutif de cette aggrégation anarchique.

« La liberté a abandonné aux furieux ce lieu, où jadis elle était adorée.

« Les écrits dictés par la raison ou le patriotisme y sont lacérés et brûlés au milieu des vociférations des cannibales abâtardis. Ces singes-tigres voudraient nous faire regretter le despotisme, puisqu'ils renchérissent à l'envi sur ses monstrueuses conceptions. »

En 1792, YAlmanach des honnêtes gcns^ composé par un aristocrate, et tout rempli de sentiments aristocratiques, faisait des prédictions bizarres et des prophéties menaçantes

Dans le Mercure de France^ de Mallet-Dupan, on pouvait lire : « Les Huns, les Hérules, les Vandales et les Goths ne viendront ni du Nord ni de la mer Noire : ils sont au milieu de nous (2). »

Ces écrits eurent du retentissement dans le monde royaliste et aristocratique jusqu'au 20 juin et au 10 août 1792.

En juillet de cette année, l'Assemblée législative apprenait qu'un chef contre-révolutionnaire voulait soulever le département de l'Ardèche avec plusieurs milliers d'hommes armés. Ce chef s'intitulait « Lieutenant général de l'armée des princes. » Le 4 de ce même mois, un gendarme national faisait, aux Jacobins, cette dénonciation : « Il se tient à l'École militaire un club nocturne où se forgent les complots que l'on cherche à mettre en exécution le jour. C'est de là qu'ont été lâchés les émissaires qui ont cherché à produire des mouvements dimanche dernier (l'^'" juillet). On en envoie d'autres dans les départements, où l'on fait courir le bruit que la vie du roi est en danger... (3). »

(1) Voir plus bas, Sociétés, comités, clubs et cercles divers, etc.

'(2) Numéro du 14 janvier 1792.

(3) Société des Jacobins, séance du 4 juillet 1792.

Il était question aussi d'envoi de deux députés à Louis XVI par le directoire du département de la Somme, lui offrant le secours des gardes nationales du département (1); on parlait de la fuite du roi sous huit jours; on disait que son sellier travaillait à la voiture qui devait lui servir.

Une entente semblait exister entre les émigrés de l'extérieur et de l'intérieur, agissant contre les volontés de la nation. Le Journal de la Correspondance politique^ le Journal des émigrés, le Journal ro>/aliste paraissaient.

Mais après le 10 août 1792 et la fin tragique de Clermont-Tonnerre; après l'émigration de Malouet et de Cazalès ; après les journées de septembre, la proclamation de la République et l'exécution de Louis XYI ; après la création du tribunal révolutionnaire et pendant les luttes de la Convention, il ne pouvait plus être question de clubs monarchiques. L'insurrection vendéenne, les troubles sanglants du Midi, l'émigration et ses représentants à côté des armées coalisées, mettaient néanmoins en action la pensée royaliste, dont les fervents propagateurs attendirent, pour reprendre leur polémique, les époques de la réaction thermidorienne, du Directoire exécutif et du Consulat.

Toutefois, le souvenir du Club monarchique fit suspecter d'autres clubs dont nous allons parler, et qui, sous couleur de réunions modérées ou constitutionnelles, tendirent parfois à renouer la chaîne des temps, à reprendre les traditions du passé, à renier non seulement 1793, mais encore 1789.

Étrange la destinée du Club m.onarchique , dont on a tant parlé, qui n"a pas eu une existence réelle bien déterminée, mais qui, surtout à cause de son titre et de ses polémiques, a marqué dans les fastes de la Révolution ! Beaucoup de ses membres ont succombé pendant les luttes révolutionnaires; d'autres ont échappé à la Terreur; d'autres, enfin^ ont pactisé avec Bonaparte premier consul, ou avec Napoléon empereur.

(1) Moniteur universel, t. XII, p. 758.

Fondé en 1791.

D'abord Club breton, formé exclusivement de députés de la Bretagne, et installé dans la ville de Versailles, dans le salon de l'opposition nobiliaire, disent Bûchez et Roux (t), ou dans le café Amaury, situé près de l'Hôtel des Menus, à l'entresol. Les députés de Bretagne s'y consultaient avant les séances. Dès le principe, on remarquait parmi ses membres Gleizen, avocat au Parlement de Rennes; Le Chapelier, avocat à Rennes; Lanjuinais, avocat et professeur en droit canon dans la même ville^ et Corroller du Moustoir, procureur du roi à Hennebont.

Le Club breton ne resta pas exclusivement composé de députés élus par la province de Bretagne. Vinrent bientôt s'y adjoindre le duc d'Aiguillon, Sieyès, Barnave, les Lameth (Charles et Alexandre), Mirabeau l'aîné, Pétion, Volney, l'abbé Grégoire, Goupil de Préfeln^ Maximilien Robespierre, des députés élus par la province de Franche- Comté, La Réveillière-Lépeaux, des députés élus par la province d'Anjou, Bouche, avocat, député d'Aix, le marquis de Lacoste, député du Charolais, et d'autres encore.

Gleizen (2) présida probablement les premières séances; le 1" juillet 1789, le duc d'Aiguillon fut président. Furent présidents aussi Le Chapelier et Bouche.

Selon Dubois-Crancé (3), la Cour n'épargna aucun inoyen de corruption à l'égard des membres du Club breton, dans lequel s'intro-

(1) Histoire parlementaire de la Révolution, t. II, p. 36.

(2) Avocat, député du tiers état de Rennes aux Etats-Généraux. (.3) Analyse de la Révolution française, p. 49.

duisirent quelques faux frères, pendant que les monarchistes tenaient des conciliabules secrets chez la reine, Monsieur, madame de Tessé, le duc de Luxembourg, l'archevêque d'Aix et autres.

Lorsque l'Assemblée nationale fut transférée, en octobre 1789, à Paris, le Club breton la suivit, Il choisit et loua la salle de la bibliothèque du couvent des Jacobins, rue Saint-Honoré. En février 1790, il prit le nom de Société des Amis de la Constitution (1). Le 21 septembre 1792, il décida de s'intituler Société des Jacobins^ amis de la liberté et de Végalité.

Sous la monarchie constitutionnelle, il s'appela 5ocie/^' des Amis de la Constitution, séants aux Jacobins, à Paris. Il se glorifiait de ce nom de Jacobins, que les ennemis de la Révolution lui donnèrent pai' dérision, afin de ridiculiser ses membres, de les faire regarder comme une faction.

Il y eut promptement scission parmi les Amis de la Constitution.

La Fayette, Bailly, Duport (Adrien), les Lameth (Alexandre et Charles), La Rochefoucauld-Liancourt, demeurés royalistes constitutionnels, fondèrent un club au Palais-Royal, club bientôt transféré dans l'ancien couvent, vaste et somptueux , des Feuillants, non loin de la salle du Manège, en face de la place Vendôme, près des Tuileries et du couvent de l'Assomption (2). Dandré, député de la noblesse de Provence aux États généraux, Beugnot, ancien lieutenant du présidial de Bar, et devenu député à la Législative, Dumas, qui organisa la garde nationale avec La Fayette (3), Le Chapelier, Pastoret, qui fut procureur syndic du département de la Seine, Vaublanc et Mirabeau l'ainé, appartinrent au Club des Feuillants, dont les débris du club de 1789 formèrent le noyau (4). Ce fut encore une réunion de modérés, ne voulant pas aller plus loin que la monarchie constitutionnelle; d'Amis de la Constitution, séante aux Feuillants,

11 faut remarquer, tout d'abord, que, dès le commencement de la

(1) Voir, pour plus de détails, la Société des Jacobins, Introduction, t. I, ouvrage publié par M. F. A. Aulard, dans la CoUecUon de documents relatifs à VHistoire de Paris pendant la Révohdion.

(2) En 1804, la rue de Rivoli a fait disparaître rép,iise et le couvent des Feuillants. L'enclos du monastère occupait l'espace compris entre la rue Saint-Honoré et la terrasse septentrionale du jardin des Tuileries, dite « terrasse des Feuillants. » Le bureau des archives de la Constituante était à la Bibliothèque du couvent des Feuillants. Le local des Feuillants était magnifique. Ces clubistes voulaient faire abattre le maître-autel de la chapelle du couvent, ou vue de la tenue de leurs séances. On ne sait pas s'ils exécutèrent ce projet. (Arch. Nat., 21 septembre 1791, 2 pièces, F'" 611«.)

(3) La Fayette, surnommé Gilles-César ou Gilles-le-Grand Tpa.r le duc de Choiseul.

(4) Voir Société de 1789. . ,

Révolution, le district des Feuillants, auq^uel l'ancien couvent avait donné son nom, se montrait favorable aux modérés, notamment à Bailly. Le bataillon des Feuillants était formé des gens du quartier qui avoisinait la place Vendôme. Lorsque^ le 17 septembre 1789, il y eut du bruit chez les boulangers, et lorsque la rumeur publique accusait Bailly à ce propos, le district des Feuillants s'arma pour la sûreté du maire de Paris.

Quelques jours auparavant, le 7 septembre, le bataillon des Feuillants avait fait bénir ses drapeaux à Saint-Roch, et madame Bailly avait quêté. Un dîner du bataillon avait eu lieu au pavillon de Flore. En avril 1790, il se préoccupa de l'assemblée aristocratique découverte aux Capucins de la rue Saint-Honoré (1).

La Fayette et Bailly avaient les mêmes partisans et les mêmes ennemis, qui les accouplaient dans tous leurs discours et dans tous leurs écrits. On prétendait qu'ils s'entendaient, au fond, avec la cour, et on les déclarait responsables de ce qui se faisait, à Paris, contre les patriotes d'action, contre les gens qui adoptaient les principes des Jacobins ou des Cordeliers. La Fayette et Bailly étaient les héros de la bourgeoisie parisienne, commettant à tout instant des actes qui les rendaient impopulaires. Les avancés n'oubliaient pas qu'ils avaient fondé la Société de 1789 ; ils regardaient comme équivoque leur conduite à l'égard des monarchistes et du Club monarchique. La loi martiale, votée le 20 octobre 1789, compromettait les officiers municipaux ainsi que les gardes nationales, par conséquent La Fayette et Bailly, lors de son exécution en cas de rassemblements et d'émeutes.

Entraînés par leur enthousiasme commun pour la cause révolutionnaire, les membres du Club des Amis de la Constitution restèrent unis, ou à peu près, jusque vers le milieu de l'année 1791.

La première question qui divisa les Jacobins fut celle de la rééligibilité des députés, dont Robespierre, Buzot et Pétion ne voulaient pas, et que voulaient Lameth, Barnave et Duport (mai 1791).

Puis la fuite du roi ajouta aux discordes. Le 15 juillet 1791, le schisme éclata. Il y eut, le lendemain, assemblée aux Feuillants. La Constituante, ayant pour ainsi dire absous Louis XVI, après l'arrestation à Varennes, une pétition réclama la déchéance du roi et fut couverte de signatures. Nombre de Jacobins et de Cordeliers approuvèrent cette pétition, œuvre de l'orléaniste Laclos; d'autres membres du Club des Jacobins n'en voulaient pas assumer la responsabilité et invoquaient l'inviolabilité de Louis XVI, à l'encontre de la déchéance.

(l) Voir, plus haut, Club monarchique, p. 126 et suiv.

Le déploiement du drapeau rouge au Champ de Mars (17 juillet 1791) combla la mesure. La Fayette, Bailly surtout, perdirent leur popularité.

Aussitôt se forma le Cluh des Feuillants , qui suivit la ligne politique des hommes approuvant la loi martiale, malgré le sang versé par les gardes nationaux que Marat appelait « les mouchards de La Fayette. » Les membres du nouveau club n'admettaient pas que Ton pétitionnât pour la déchéance du roi.

Peu à peu, le Club des Feuillants était devenu le refuge des réactionnaires. Il demeura presque désert, en déclinant de jour en jour, à dater de la mort de Mirabeau, et il s'éteignit après la journée du 10 août 1792. A une certaine époque, il n'y eut plus que oG députés parmi les Feuillants, tandis que, à leur début, ils en comptaient 2Ci.

Le Feuillant avait donc disparu dès que les premiers mots de ropubli- (pie furent prononcés, soit dans les assemblées populaires, soit dans la Constituante, soit dans la presse et dans le public. Il se déclara essentiellement « constitutionnel », c'est-à-dire résolu à maintenir la royauté, le pouvoir exécutif de Louis XVI. Lacretelle fit adopter dans son club la devise : « La constitution, toute la constitution, rien que la constitution! » Le Feuillant espérait que les hommes de la veille et les hommes du lendemain s'accorderaient entre eux. Il tenait par bien des côtés, par des affections profondes à l'ancien régime. Aussi, presque tous les historiens Tont-ils traité de « Jésuite politique. »

Nous remarquons que l'avocat Bouche, constituant, demeurant à l'Hôtel de Valois, rue de Richelieu, a été président des Feuillants, après l'avoir été précédemment aux Jacobins. Nous remarquons encore que les Feuillants fréquentaient beaucoup le café de Valois, au Palais-Royal, café mal famé au point de vue des idées nouyelles'(l).

Bouche envoya, le 21 juillet 1791, au Moniteur^ une lettre ainsi conçue :

w Au Itédacleur.

« Il vient, Monsieur, de me tomber sous la main un imprimé intitulé : Société des Amis de la Constitution, de Paris, séante aux Jacobins, rue Saint-Ho7ioré, Paris, I 7 juillet i 79 j , commençant par ces mots : Frères et amis, et finissant par ceux-ci : Autorisés j)ar la loi. Cet imprimé, qui ne contient qu'une page, au haut de laquelle est un fleuron, dans le centre duquel on lit ces mots : Vivre libre ou mourir,

(1) Voir plus bas, Cafés.

et à l'entour duquel est cette inscription : Société des Aîm's de la Constitution, est terminé ainsi : Signé : Bouche, président.

« Je déclare que je n'ai point assisté à cette prétendue déclaration ou lettre du 17 juillet, ni à aucune subséquente; que je n'ai rien signé de pareil; que ma signature, apposée comme caution au bas de cet imprimé, est un faux des plus révoltans dont je poursuivrai les auteurs, si je puis les connaître; que j'ai l'honneur d'être président de la Société des Amis de la Constitution, séante aux Feuillants, rue Saint-Honoré, et que je ne le suis d'aucune autre. Les vrais amis de la Constitution ne sont point des faussaires. Ceux qui ont écrit ou fait imprimer mon nom au bas de cette prétendue déclaration ou lettre sont des faussaires insolens qu'on doit signaler comme de véritables ennemis de la Constitution.

« Je vous prie. Monsieur, d'insérer dans votre journal le désaveu de cet imprimé, dans la partie qui me concerne, afin que toutes les sociétés des Amis de la Constitution du royaume et les bons citoyens sachent qu'on cherche à les surprendre pour les égarer.

«■ Bouche, membre de V Assemblée nationale et président de la Société des Amis de la Constitution séante aux Feuillants (1).

« Paris, le 21 juillet.»

Il ne pouvait renier avec plus d'audace sa participation aux actes des Jacobins avant de se rendre aux Feuillants. Son exemple était suivi par des nobles et des bourgeois fort connus, devenus plus tard de pur caméléons politiques, les uns allant à la droite de l'Assemblée législative, les autres siégeant sur la montagne, à la Convention, quelques-uns formant le centre ou le Marais des assemblées qui se succédèrent.

On est étonné, en effet, de voir Barère et d'autres républicains passer aux Feuillants, où, d'ailleurs, ils ne restèrent pas longtemps.

Il ne fallait pas laisser ignorer la vérité des faits; il fallait confondre Bouche, et les Jacobins n'y manquèrent pas.

Le Moniteur et les autres journaux imprimèrent cette réponse :

« Monsieur, « M. Bouche a fait insérer dans votre feuille une réclamation très amère à l'occasion de son nom et de celui de MM. Salles et Antoine (2),

(1) Charles-François Bouche est mort membre du Tribunal de cassation, eu août 1793. Il éjtait, eu 1791, avocat du roi, sénéchaussée d'Aix, constituant.

(2) Probablement François-Paul-Nicolas Anthoine, d'abord constituant, puis conventionnel. Secrétaire du Club des Feuillanls eu 1791.

qui se trouvent au bas d'un arrêté de la Société, en dale du 17 de ce mois. Il s'est cru permis de traiter de faux matériel cet usage de son nom, et de qualifier de faussaires insolens ceux qui se le sont permis.

« Il déclare, en même temps, qu'il n'est président d'aucune autre société que la Société des Amis' de la Constitution séante aux Feuillans, dont MM. Salles et Antoine se trouvent secrétaires.

« Nous devons mettre le public à portée d'apprécier la justesse, la véracité, et, surtout, la modération des reproches de M. Bouche. Nous ne nous en permettrons aucun contre lui dans le moment où nous sommes disposés à faire les plus grands sacrifices pour réunir la Société divisée; nous ne dirons que le fait justificatif sans aucune restriction.

« M. Bouche a été élu, le l*"^ juillet, président de la Société des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins; MM. Salles et Antoine ont été élus secrétaires à la même époque. ■ « M. Bouche présida le mercredi 13; le vendredi 15, il ne vint point à la Société. M. Antoine prit le fauteuil. Le dimanche 17^ MM. Bouche et Antoine étant absens, un autre secrétaire les remplaça.

« L'usage de la Société est de mettre au bas de ses arrêtés le nom du président et des secrétaires du mois. Cet usage a été invariablement observé jusqu'ici. (Il est d'ailleurs consacré par un arrêté de la Société pris sous la présidence de M. Voidel.)

<( Nous étions avertis, il est vrai, qu'une partie des députés de l'Assemblée nationale s'étaient réunis aux Feuillans et voulaient y former une autre Société des Amis de la Constitution; mais nous ne l'étions point que MM. Bouche, Salles et Antoine eussent transféré l'exercice de leurs fonctions aux Feuillans. S'ils avaient cru devoir, à des frères et à des amis qu'ils abandonnaient, assez d'égards pour les prétenir de leur retraite, assurément la Société n'eût pas fait Tinconséquence d'employer leur nom au bas de son arrêté, et elle regrette très sincèrement cette méprise, qui méritait d'autant moins une sortie aussi vive de la part de M. Bouche, qu'il ne tenait qu'à lui de la prévenir, en signifiant sa translation à la nouvelle Société des Feuillans.

« Un fait qui vient encore à l'appui de cette explication est que, le 17 au matin, date de l'arrêté, M. Bouche a envoyé au trésorier de la Société (iVL Deffîeux) 200 cartes signées de lui pour le renouvellement du trimestre.

« L. V. DuFOURNY, président par intérim; RÉGNIER, neveu, L. Paroghel, secrétaires. »

Selon Pétion, parmi les Jacobins affiliés aux Feuillants, « les uns en voulaient, disaient-ils, à la Société des A^nis de la constitution, pour (les reproches grossiers vomis contre eux dans son sein; les autres lui reprochaient le peu de liberté qu'ils y avaient éprouvé plusieurs lois d'émettre leur opinion, lorsqu'elle semblait opposée à l'opinion f^énérale de la Société. Ils lui reprochaient l'ironie amère de la proposition faite dans la dernière séance de porter à la présidence de l'Assemblée nationale un homme dont le nom n'avait jamais été prononcé dans cette Société qu'avec dégoût (1). »

Il importe d'y joindre la démarche des Jacobins pour la pétition du Champ de Mars.

« Le projet des Feuillans était sans doute de rallier autour d'eux toutes les sociétés affiliées, dit Pétion, pour les accoutumer, sous le voile de la liberté, au système d'oppression qu'ils méditaient de faire sur tout l'empire. »

Pétion prévoyait l'envoi, par les Feuillants, d'adresses aux sociétés affiliées, ce qui arriva. Très peu, en somme, adhérèrent aux Feuillants, disant qu'ils voulaient se borner à préparer, à discuter les travaux de l'Assemblée nationale, sans rien voter.

A la séance du 18 juillet, aux Jacobins, Feydel (2) dit que les députés retirés aux Feuillans étant les fondateurs de la Société, il convenait de leur remettre le local et la correspondance. Laclos appuya la motion, que Robespierre ne combattit pas. Feydel avait proposé d'envoyer une députation à l'assemblée des Feuillants. Robespierre faisait adopter une adresse à l'Assemblée nationale, aux constituants vraiment patriotes.

Le journal de la correspondance des Amis de la Constitution fut continué par les Feuillants, depuis le n° XXXV jusqu'au n° XLI.

On annonça : « Ce journal de la première Société des Amis- de la Constitution^ séant d'abord aux Jacobins, puis aux Feuillants, con-

(1) Plusieurs membres de la Société avaient proposé de porter l'abbé Maury k la présidence de l'Assemblée nationale; Danton avait demandé qu'on offrît des cartes d'entrée à MM. Maury et Cazalès. (Séance du vendredi 15 juillet 1791, aux .lacobins.)

(2) Feydel, avocat du roi k Cahors, membre de l'Assemblée nationale, secrétaire des Jacobins en décembre 1790.

tient les discours qui ont été prononcés dans le sein de la Société, et la correspondance avec les sociétés affiliées. »

Choderlos de Laclos, l'homme du duc d'Orléans, directeur de ce journal, avait cessé toute coopération depuis le n° XXXIV. Des trente membres dont se composait le comité de correspondance aux Jacobins, vingt-sept l'avaient quitté, vingt-cinq étaient venus aux Feuillants (1). Le Journal de la Société des Amis de la Constitution demeura l'organe de la Société scissionnaire. Il cessa de paraître le 20 septembre 1791. Le Club des Feuillants ne parait pas avoir eu, depuis, d'autre organe accrédité. Le nommé Beaulieu fut l'auteur du Journal du soir du Club des Feuillants.

Choderlos, ci-devant de Laclos, avait donc passé au Journal des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins, qu'il fut autorisé à publier périodiquement.

Pendant les premiers mois de son existence, le Club des Feuillants tint uniquement des séances privées; il ne les rendit publiques que vers la fin de décembre de l'année 1791. Quand même la loi n'eiH pas obligé ses membres à ouvrir leur salle au contrôle public et municipal, il dut le faire à cause des bruits qui commençaient à courir sur les doctrines que l'on y professait, et qui étaient les idées constitutionnelles de Jean-Joseph Mounier, député démissionnaire, ayant quitté la France après les journées des 5 et 6 octobre 1789 (2).

Ce qu'il y a de certain, c'est que les Feuillants suivirent Barnave, les Lameth, Duport et autres, pour former un parti modéré dont la haute bourgeoisie s'arrangeait bien, mais qui semblait contraire aux intérêts de la Révolution. Un arrêté des Feuillants décida que les citoyens actifs seraient seuls admis parmi eux.

Tout le temps qu'ils se réunirent sans admettre d'étrangers, la presse s'en occupa seulement pour manifester des suspicions à leur égard; aussitôt qu'ils ouvrirent leurs portes au public, les journaux révolutionnaires se mirent à les attaquer vivement, d'autant plus que ces scissionnaires du Club des Amis de la Constitution ne tardèrent pas à guerroyer contre leurs anciens collègues.

En quittant ceux-ci, les Feuillants avaient pu prendre copie des listes contenant les noms des sociétés correspondantes des Amis de la

(1) Bûchez et Roux, Histoire parlementaire de la Révolution, t. XI, p. 152.

(2) Par ordre du Club des Feuillants, on imprima les Observations sur l'état passé, présent et futur de la ?iation, et de l'influence du publiciste Mably sur la Révolution, par M. Mousnier (sicj. (Bib. Nat., in-8», sans date, de 27 p., Lb 40/801.) On réclama, en pleine séance, la publicité des séances et l'impression de la liste des membres du club.

Constitution séante aux Jacobins. Ils se servirent de ces listes pour annoncer leur fondation, pour leur demander à entretenir des relations avec lesdites sociétés. Les Jacobins répondirent par une adresse à l'Assemblée nationale.

La lutte entre les Feuillants et les Jacobins devint bientôt très \ive. L'adresse envoyée par les premiers aux sociétés affiliées était datée du 17 juillet 1791, jour du massacre du Champ de Mars, — signée du nom de Salles, — lancée sous le couvert d'un ministre.

« On y afTectait (aux Feuillants), observe liOustalot, de se proposer les mêmes objets, de débattre les mêmes questions qu'aux Jacobins; mais on y ajouta d'autres avantages et agréments, tels que de bons dîners, des soirées splendides, un luxe royal. »

Ils voulaient, disait-on, reviser la Constitution et remplacer l'Assemblée par une Convention, « à laquelle ils répondaient de se faire élire. » Ils s'élevaient contre les clubs avancés, ce qui faisait dire aux rédacteurs de Y Orateur du peuple : « Les feuillantins, qui voudroient qu'on égorgeât les sociétés patriotiques... (1) » Ils se croyaient appelés à être non des conciliateurs, mais des gouvernants dans toute la force du terme, avec le concours de la garde nationale et des autorités constituées.

Les mots feuillants et feuillantisme demeurèrent pour désigner certaine nuance d'aristocrates ou de modérés, ambitieux avec des façons et des paroles mielleuses.

Le journal les Actes des Apôtres appela La Fayette « le grand général des Feuillants. » Dans les caricatures, on les représenta vêtus à landenne mode, rouillarde au côté, canne à la main, boucles aux lins souliers, trottinant et disant d'un ton pacifique : « On mattend aux Feuillants », tandis que les Jacobins se dépêchaient fiévreusement pour aller sans retard à leur Société, et disaient : « J'y vais aux Jacobins .. Tout va bien (2). »

Corsas cite, en juillet 1791, un quatrain imprimé dans le Journal

de la cour et de la ville :

Pour arranger les Jacobins, Et les Feuillans, autres gredins, Messieurs, quels moyens sont les vôtres? — Du canon pour les uns, du bâton pour les autres.

« Les Feuillants ou feuilles mortes », lisons-nous dans Carra.

On les appela Barnaviens ; on employa l'expression « se feuillan-

(1,1 Orateur du l^euple, t. XII, n" 12.

(2) A. Challauiel, Histoire-Musée de la République française, iii-8% 1842, t. I, 1>. 123 et 12i.

tiner >^ ; on tlétrit « l'aristocratie feuillantine >>, les intrigues « autrichio-feuillantines » et les « aristocratico-feui liants » ; on les traita d' « Amis de la liste civile ».

Les Parisiens chantèrent une chanson dont le refrain était :

Nous irons tous aux Feuillans,

Car ce sont de bonnes gens :

La bonne aventure, ô gué! etc.. (1).

En 1791, les royalistes confondaient, dans leur haine, Jacobins et Feuillants. Ils firent courir dans le public une caricature provocante, intitulée : Danse qa'ih danseront. Un jacobin et un feuillant étaient pendus, et « dansaient un pas de deux. »

Le prospectus du Tableau général des crimes des répulAlques anciennes et modernes contient cette phrase :

« A tout prendre, le système des Jacobitks est infiniment plus conséquent que celui des Feuillans., Monarchistes., Moxjennistes , ou Constiiutionnaires ; ces derniers novateurs sont, à notre avis, des scélérats plus adroits, et par là même plus dangereux (2). »

Les Feuillants brillèrent tout d'abord par leur nombre.

La Premikre listk des Feuillants, datée des IG et 18 juillet 1791 (3), contient 365 noms. Elle déclare :

« Les Membres de l'Assemblée nationale, fondateurs et membres de la Société des Amis de la Constitution, séante aux Jacobins, àl'aris, ont arrêté de transporter leurs séances dans un autre lieu, et de les continuer dans la maison des Feuillans, rue Saint-Honoré. A Paris, le 16 juillet 1791.

« Signé : BoucuE, président; François-Paul-Nicolas Anthoine, Salle (ou Salles), secrétaires. »

Armand, député.

Alquier, député. Aubry, député.

Angô [sic). Audier-Massillon.

Anson, député. Augier.

Anthoine, député.

(1) Cité dans le Journal des Amis de la Constitution, n' 39;

(2) Bib. de la Chambre des députés, Rf" 222, t. XVIL

(3) Bib. Nat., Lb 40/3284, in-8».

Babey, député.

Baco, député.

Baillot, député.

Barnave, député.

Barrère-Vieuzac.

Basquiat, député.

Bazin.

Baudouin (imprimeur) (1).

Baudouin, député.

Beauharnois (Alexandre) (2), député.

Besnard, député.

Benoist, député.

Beauperrey, député.

Bialle-Germont, député.

Biauzat, député.

Bidault, député.

Bignan, député.

Billette, député.

Bion, député.

Biron (3).

Blancard, député.

Boislandry.

Boissy-d'Anglas (4), député.

Bonnet, député.

Bouche, député.

Bouche fils.

Bouchette, député.

BouUé.

Bourdon.

Bouron.

Boussion, député.

Boutaric.

Bouteville.

Bouvier.

Bourran.

Boissy.

Branche.

Brevet Beaujour, député.

Briois-Beaumez.

Broglie (5).

Brostaret, député.

Brunet-la-Tuque.

Buschey, député.

Burnequez, député.

Garondelet, député.

Castaignède, député.

Castelanne, député.

Castellanet, député.

Chabroud, député (6).

Chaillon.

Chambon, député.

Charon (sic), député.

Chasset, député.

Châteauneuf-Randon Cherrier.

Chevalier, député.

Choiseul-Praslin fils.

Chombart.

Christin.

Claude, député.

(1) AccuHié d'avoir touché des fonds provenant de la liste civile, il fut arrêté. Mort en 1838.

2) Condamné à mort pour inaction devant Mayence, exécuté le 23 juillet 1794.

(3) Devenu suspect et exécuté le 1" janvier 1794.

(4) Déporté le 18 fructidor. 11 habitait rue du Bouloy, n° 33. (3) Arrêté comme suspect et exécuté le 27 juin 1794?

(6) Avocat, auteur d'un rapport sur les 5 et 6 octobre, en faveur du duc d'Orléans. On l'appela Chabroud le blanchisseur.

(7) Plus tard membre de la Montagne, envoyé en mission à Lyon; commandant de -Maycncc sous le Directoire; préfet à Nice après le 18 brumaire, et révoqué.

Clerget, député.

Cochard.

Cochelet.

Cochon, député.

Collaud la Salcelte (1).

Colonna, député.

Cottin.

Coudere, député.

Couppé, député.

Creuzé-la-Touche (2).

Cussy.

D. R. d'Aiguillon, député.

D'Aoust (3), député.

D'Arche, député.

D'Aubert, député.

Dauchy ;4).

D'Avost.

Decretot, député.

Defay.

Defermon (5).

Delastre, député.

Delbhecq.

Dellay (d'Agier), député.

Delplanque.

Demandre, député.

Desmeunier, député.

Desandrouins, député.

Des Mazières.

Despatys,

Destagniol.

De Villiers.

Dillon (curé).

Dillon (Arthur) (6), député.

Dinocheau (Jacques-Samuel), député, secrétaire de l'Assemblée constituante.

DOrléans (L. Ph.).

Dosfant, député.

Druillon.

Dubois de Crancé (7).

Dufau, député.

Dufaure-Satillieu.

Du Maire.

Dumas-Gautier.

Du Port (8), député.

Du Pré, député.

Du Sers.

Duval Grand-Pré, député.

E Estin.

Fisson-Jaubert.

Fouquier.

(1) Chanoine de Saint-Dié, député à la Constituante, à la Convention et aux Cinq-Cents.

(2) Avocat, député à la Constituante, à la Convention, aux Cinq-Cent? et aux Anciens.

(3) Plus tard, député à la Convention, il rendit compte à l'Assemblée du siège et de la défense de Lille.

(i) Arrêté au 18 fructidor. Membre du Conseil des Cinq-Cents.

(5) Plaça un fauteuil à la barre de la Convention, dont il fut membre, pour Louis XVI y comparant.

(6) A la Constituante, il prit la défense des colons contre les Amis des Noirs.

(7) Réclama, dés 1789, le service obligatoire pour tous, et sans dispense. Lors de l'épuration de la Société des Jacobins, il voulait qu'on demandât à chaque membre épuré « ce qu'il avait fait pour être pendu en cas de contre-révolution ». Mort à Rethel eu 1814. Il demeurait rue Gaillon en 179.3.

(8) Fut accusé de royalisme, au 10 août 1792, et s'enfuit en Suisse. Mort en 1798.

François, député. Guillot.

Francowille {sic), député. Guillotin^ député.

Fricaud, député. Guinebaud, député.

Fricot. Guittard.

Frochot (1), député. H

Gallot, député.

Gérard de Bretagne.

Gérard de Saint-Domingue.

Gassendy.

Gautier des Orières [sic).

Geoffroy (2), député.

Gerle.

Gillet de la Jacqueminière.

Giraud.

Girerd, député.

Girot {sic), député.

Gobel, Év. de Paris.

Goudard (3), député.

Gounot.

Goupilleau, député.

Goupil Préfelne {sic) (4), député.

Gouy (5).

Graffau {sic), député.

Grégoire, Év. de Blois (6).

Grenier.

Grenot, député.

Guillaume.

Huguet, député.

Hébrard (d'Aurillac).

Hell (7).

Hernoux.

Hondelette.

Huot-Goncourt, député.

Jac.

Jarry (8).

Jeaume, député.

Joubert, député.

Julien (l'abbé).

Kauffmann, député.

Kervelegan (9), député.

Laborde Méreville (10).

La Charmille {sic), député.

Laclaverie {sic)^ député.

Lacoste (H).

La Cour d'Ambésieux.

La Fayette.

(1) Ami de Mirabeau, auquel il servit de défenseur officieux, et dont il fut l'exécuteur testamentaire.

(2) Emigré, membre du Conseil des Cinq-Cents.

(3) S'occupa spécialement de questions d'exportation, de douanes et de finances. Se noya dans la Seine en février 1799.

(4) Tantôt monarchiste, tantôt républicain, il appuya plus tard le 18 brumaire.

(5) Accusé d'être complice de la faction d'Orléans, il fut exécuté le 3 juillet 1794.

(6) Michelet l'a appelé Tête de fer.

(7) Arrêté comme suspect en 1793, et condamné à mort le 3 floréal an II.

(8) Protesta contre la journée du 31 mai 1793.

(9) Fut Girondin et membre de la Commission des Douze, décrété d'accusation. Membre, plus tard, des Anciens, des Cinq-Cents, du Corps législatif, jusqu'en 1815.

(10) Fils du comte de Laborde, ancien banquier de la cour. (H) Eniigra, fut arrêté en 1795.

290 LES CLUBS GONTRE-

Laignier, député.

Laipaud.

Lambel, député.

Lameth (Alexandre), député.

Lameth (Charles), député.

La Métherie, député.

Lancelot, curé, député.

Lanjuinais (1), député.

La Poule.

La Revellière, député.

La Rochefoucauld, député.

Lasnon, député.

La Terrade.

Latyl (2).

La Touche.

Lavie, député.

Laville le Roux,

Le Breton (3), député.

Le Carlier, député.

Le Chapelier, député.

Le Dean, député.

Le Deist Botidoux.

Lefloch, député.

Le Gendre.

Le Guen, député.

Le Grand, député.

Le Leu, député.

Le Maréchal.

Le Poutre, député.

Lestert {sic), l'aîné, député.

Lesterpt (Benoist), député.

Lenglier.

Livré, député.

Lofficial (4).

Lombard-Taradeau, député.

Lucas Bourgerel.

Malès, député.

Marie, député.

Marquis.

Martin (5), député.

Massieu, Évéque au département

de l'Oise, député.

Maupassant.

Mauriet.

Ménard-Lagroye, député.

Ménager.

Menou.

Merle.

Merlin, député.

Meurinne. Mévolhon.

Meynier (6), député.

Milanet.

Milet-la-Mambre, député.

Millanois, député.

Mollien, député.

Montmorency (7), député.

Moreau de Saint-Méry (8), dép.

(1) S'éleva, à la Coustituaate, contre le décret qui déclarait nationaux les biens du clergé.

(2) Son intolérance religieuse le fit condamner à mort en août 1794.

(3) Protesta contre le 31 mai 1793, et sortit alors de la Convention.

(4) Essaya de sauver Louis XVI, en amenant à la Convention son collègue Duchâtel, qui se présenta en robe de chambre et en boimet de nuit pour y déposer son vote.

(5) Le seul député du tiers qui ne voulut pas prêter le serment du Jeu de Paume.

(6) Se déclara partisan des Girondins, et fut exécuté le 15 mai 1794.

(7) Emigra en Suisse, quelque temps après la journée du 10 août 1792.

(8) Décrété d'accusation après le 10 août 1792.

Moriii.

Mortier, député.

Moyot, député. Muguet, député.

Nioche, député.

Noailles.

NolfF, député.

Oudot, député.

Pain, député.

Palasne.

Pampelonne.

Parisot, député.

Patin.

Papin, député.

Payen-Boisneuf.

Pellerin la Bussière.

Peloux.

Pemartin, député.

Pérès (Médecin), député.

Pérès, député.

Périsse du Luc (1).

PerneL

Pervinquière, député.

Petiot.

Petit.

Petit-Mangin.

Pflieger.

Pilastre.

Pincepré, député.

Poncet Delpech, député.

Populus, député.

Possin.

Poncin.

Pougeard du Limbert, député.

Poullain (Célestin), député.

Poulain-Corbion.

Poutrin, député.

Prévost, député.

Prieur, député.

R Rabaut (2).

Regnauld d'Épercy.

Regnaud de Saint-Jean d'Angély,

député.

Regneault de Nancy.

Reymond-Grand.

Renaud d'Agen, député.

Reubell, député.

Riberolles, député.

Ricard de Toulon, député.

Rocca, député.

Rodât, député.

Roger, député. Rose.

Rostaing, député.

Roussilhou (sic), député.

Saliceti.

Salle (3), député.

Schmits.

Sieyès, député.

Sillery (4).

(1) Imprimeur, prit parti en 1793 pour les insurgés de Lyon contre la Convention, et fut condamné à mort après le siège de cette ville.

(2) A été, en 1793, membre de la Commissmi des Douze. Exécuté en décembre 1793.

(3) II ne voulait pas l'abolition des formes monarchiques et était dévoué à La Fayette. Partisan des Girondins, il fut exécuté à Bordeaux le 20 juin 1794.

(4) Soutenait les droits du duc d'Orléans à la couronne. Exécuté le 31 octobre 1793.

Simon, député.

Soustelle, député.

Talleyrand-Périgord (1).

Tellier, député.

Thermes.

Thibault, député.

Treilhard.

Trouillet.

U Ullery.

Vadier.

Varrin.

Verchères.

Verguet (2).

Vernier, député (3).

Vielliard.

Viellart.

Vimal Flouvat.

VouUand, député.

VoideL

Liste des Membres reçus à la séance du i 8 juillet.

Andrieux.

Aubert, député.

Bouchetton.

Binot.

Boery.

Caion de Lat (prêtre).

Campmas.

Cavailhès.

Château-Renaud.

Grillon (Balbe) (4).

Grillon, jeune.

Dandré (5), député.

Daremberg de la Marque {sic),

député.

Darnaudat, député.

Dauchet.

Daude.

Defontenay, député.

Delavigne, député.

Deluze-Létang.

Demarsay.

Drevon, député.

Devisme.

Dupont de Nemours.

Duquesnoy, député.

£ Emmery.

Enjubault-la-Roche.

Flaust.

Garesché.

Gidoyn.

Guyardin.

(1) Bientôt compromis par suite des papiers trouvés dans l'armoire de fer au château des Tuileries.

(2) Parla en faveur de Montmorin en 1791, et fut accusé d'avoir délivré un passeport à Marie-Antoinette, lors de sa fuite.

(3) Girondin, proscrit, il s'enfuit en Suisse, et fut réintégré dans la Convention en 1794.

(4) Fut accusé de correspondance avec les émigrés en 1792.

(5) Emigra après le 10 août 1792.^

Herwyn, député.

Jessé (1).

Laborde.

Larade, député.

Laurendeau. Lavenue (2), député.

Lebrun, de Dourdan.

Le Couteulx-Canteley (sic) (3).

Lelay-de-Grantugen, député.

Lemercier, député.

Liancourt (4), député.

Lusignem, député.

Maillot, député.

Maupetit, député.

Melon.

Monnel, député.

Morel.

Mougins-Roquefort.

Mougins-Roquefort (C).

Moutier.

Nau-Belisle, député.

P Perrée (5).

Pezous.

Phelines.

Poippe.

Pouret, député.

Rangeard.

Ratier.

Salomon, député.

Schwendt.

Viard (6).

Valentin-Bernard.

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