‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 103 sur 246 · Commune de Paris, 28 mars ; Vraie République, ag mars · texte numérisé non relu

Commune de Paris, 28 mars ; Vraie République, ag mars

lulion, prit la parole, et, après avoir exposé la nécessité d'une organisation centrale, il ajouta : « Ces considérations ne pouvaient échapper au club de la Révolution, que nous représentons ici, et c'est en son nom que nous avons fait appel aux autres clubs de la capitale, afin d'organiser un comité central qui soit réellement l'expression de toutes les sociétés populaires existantes ^. »

C'est donc bien au club de la Révolution que revient le mérite d'avoir créé l'organisation centrale qui prit le nom de Club des clubs, Comité révolutionnaire.

La Société républicaine centrale essaya immédiatement de rivaliser avec l'organisation centrale fondée par le club de la Révolution. A l'appel publié le 24 mars par La Commune de Paris, Le Courrier français répondit, le 25, en convoquant les délégués des clubs démocratiques de Paris pour le 26 mars à onze heures du matin. Le manifeste de Rlanqui était ainsi conçu- :

Aux CLUBS DÉMOCRATIQUES DE PaRIS.

La République serait un mensonge si elle ne devait être que la substitution d'une forme de Gouvernement à une autre.

11 ne suffît pas de changer les mots, il faut changer les choses.

La République, c'est l'émancipation des ouvriers, c'est la fin du règne de l'exploitation, c'est l'avènement d'un ordre nouveau qui affranchira le travail de la tyrannie du capital.

Liberté ! Égalité ! Fraternité !

Cette devise, qui brille au fronton de nos édifices, ne doit pas être une vaine décoration d'opéra.

Point de hochets ! Nous ne sommes plus des enfants. Il n'y a pas de liberté quand on manque de pain. Il n'y a pas égalité quand l'opulence s'étalera côté de la misère. 11 n'y a pas fraternité quand l'ouvrière se traîne avec ses enfants alfamés aux portes des palais.

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