‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 104 sur 246 · CHAPITRE TROISIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIEME

Du travail et du pain.

L'existence du peuple ne peut rester à la merci des frayeurs ou de la malveillance des capitaux '.

Les sociétés populaires qui partagent ces principes sont invitées à choisir trois délégués qui se réuniront en comité central des élections dimanche 26 mars, à onze heures précises du matin, dans la salle des Conférences, rue des Poirées, près de la Sorbonne^. Les délégués des clubs seront seuls admis et devront être porteurs de pouvoirs en règle de leurs sociétés respectives.

Ce violent manifeste était signé par : L.-A. Blanqui, président de la Société républicaine centrale ; Michelot, président du club de la Sorbonne ou de la jeune Montagne; Feuillâtre, président du club des Travailleurs ; Mouton, de l'Union des Travailleurs ; P. Seguin, de la Société politique des ouvriers ; Dezamy, du club des Gobelins : Yillain, des Droits de l'Homme ; Chipron, du club Popincourt ; Baudin, du club de l'Avenir ; X. Durrieu, un des délégués de la Société républicaine centrale^.

Lorsque les délégués des clubs qui avaient répondu à cet appel se réunirent le 26 au matin, ils se demandèrent si « l'on se constituerait immédiatement ou si l'on attendrait la réunion annoncée pour ce soir au Palais-National. L'assemblée a décidé, dit Le Courrier *, qu'on n'attendrait pas cette réunion. »

La réunion se croyait donc assez forte pour agir indépendamment de celle du Palais-National ; les clubs qui s'y étaient fait représenter n'étaient cependant pas nombreux. C'étaient l'Union fraternelle, le club des Travailleurs, les Intérêts du

I. (c des frayeurs et des rancunes du capital » (texte des manuscrits).

3. Le aG mars. Le Courrier français annonçait que « la réunion générale des délégués des clubs radicaux » aurait lieu rue Saint-Martin, au Conservatoire des arts et métiers, salle des Droits de l'Homme, et non rue des Poirées, comme cela avait été indiqué par erreur.

3. Il semble qu'on soit en droit de considérer ce manifeste comme émanant de Blanqui. C'était bien là son langage et ses idées ; il signait en premier, montrant bien ainsi que c'était lui surtout qui parlait. L'ordre dos signatures n'éiait certes pas indifférent, car, dans la réunion du 26 {Courrier français, 27 mars), on décida que le bureau serait composé des trois premiex's signataires.

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