‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 117 sur 246 · JVational, 22 avril · texte numérisé non relu

JVational, 22 avril

2. Elle explique l'absence du nom de Barbes, le refus d'adopter la candidature de Thoré.

3. En effet le nom de Dezamy, dont la candidature avait été adoptée, le 3 avril, dans une séance où il défendit Blanqui apiès la publication du document Taschereau i Sentinelle des Chihs. ô avril), ne figure pas sur la liste définitive.

4. La Société républicaine centrale paraît s'être peu préoccupée d'agir sur les élections ailleurs que dans le département de la Seine ; selon Lucas (Clubs et cliibistes, p. 322 1, elle n'aurait envoyé que deux délégués dans les départements ; elle décida bien d'accorder son appui au citoyen Malapert, dans la Vienne (Courrier français . 6 avril) ; mais ce fut là, semble-t-il, un fait isolé. Malapert était d'ailleurs membre de la Société républicaine centrale.

La Société républicaine centrale fui des premières à s'émouvoir. Dès le milieu de mars, alors que l'ajournement des élections était encore l'objet de ses délibérations, elle mit la question financière à l'ordre du jour.

La première séance qu'elle consacra aux discussions financières semble avoir été celle qui se tint à la veille du 17 mars^ : elle fut provoquée, dit le compte rendu, par les « mesures révolutionnaires prises par le citoyen Garnier-Pagès, relativement à la vente des biens nationaux, c'est-à-dire des biens de l'ancienne liste civile et des forêts de lÉtat- ». Ce fut une occasion pour l'assemblée de manifester ses sympathies pour le socialisme d'État. Les adversaires de cette doctrine reçurent en effet un accueil hostile. « Des gens appartenant sans doute à la finance déchue, dit le compte rendu de la séance, sont venus soutenir que le crédit public devait être remis aux mains et à la sollicitude du crédit privé ; en d'autres termes, que le crédit public devait rester naturellement sous la protection des banquiers. Cette partie de la séance a été remplie de murmures et de cris. » Au contraire le citoyen Toussenel ayant déclaré que la politique financière du Gouvernement était « impolitique et insuffisante » et que le Gouvernement devait s'emparer du crédit public en s'appropriant le privilège de la Banque de France, cette motion excita une triple salve d'applaudissements. Ce n'était d'ailleurs point là seulement ce que soutenait Toussenel; il fondait sa théorie sur l'idée de l'antagonisme des classes. (( Il n'y a jamais eu qu'un oppresseur dans le monde, le capital, il n'y a jamais eu qu'un opprimé, le travailleur », c'est ainsi que débute son discours s. Et continuant dans le même esprit, il ajoutait que dans toutes les époques et tous les pays, ce fait s'était produit, et que les usurpateurs avaient toujours essayé de le justifier. « Les forts et les puissants de chaque siècle, dit-il.

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