CHAPITRE TROISIEME IO
les factions » et se promit « de s'en souvenir dans l'occasion^ ». Mais les négociations les plus importantes furent celles que Lamartine entama avec Blanqui, non qu'elles aient abouti à un accord, mais parce qu'elles paraissent avoir entretenu chez le président de la Société républicaine centrale l'espoir d'obtenir le concours de certains membres du Gouvernement pour accéder au pouvoir, et parce qu'elles influèrent ainsi sur son attitude. Sans se laisser rebuter par la réputation effrayante de Blanqui que l'on accusait de vouloir l'assassiner, Lamartine voulut voir le célèbre conspirateur, cédant ainsi à sa foi dans l'ascendant qu'il pouvait exercer et sans doute aussi à un vague besoin de popularité. Durricu fut chargé des négociations. Le 19 mars-, il proposa à Blanqui une entrevue avec Lamartine de la part de ce dernier 3. C'était laisser entendre à Blanqui que tout espoir d'être appelé au Gouvernement n'était pas irréalisable ^ L'entrevue fut fixée au 22 S; mais au dernier moment, dit Blanqui ^, Durrieu vint la décommander. « Or voici le mot de l'énigme, ajoute Blanqui ; c'est le 22 que la fameuse pièce a fait sa première apparition. »
La première apparition du document ïaschereau ne mit cependant pas fin à toutes les négociations, i^'est alors au contraire, qu'effrayé sans doute à l'idée du coup que l'on songeait