Courrier français, 3o mars
du Gouvernement qui ne pouvaient traiter en étrangers leurs compagnons de luttes d'hier, d'autant plus que ceux-ci étaient devenus des chefs populaires que l'Hôtel de Ville ne se souciait pas de négliger.
C'est surtout Lamartine qui entra en relations avec les clubistes. Effrayé par la manifestation du 17 mars, il crut la République menacée par ce qu'il appelait « le paiti conventionnel M et il ne trouva pas de meilleur moyen pour parvenir sans trouble jusqu'à la réunion de l'Assemblée nationale, que de s'entendre avec les chefs populaires.
Barbes parmi eux était tout désigné pour entrer en lapports avec les membres du Gouvernement dont plusieurs étaient pour lui des amis « qui t'eussent emporté avec eux à l'Hôtel de Ville, lui dit Thoré '. si ton Vinccnnes d'alors n'eût pas été à 200 lieues de Paris ». Même laissé en dehors du Gouvernement, Barbes ne devint point leur ennemi : au lendemain de la Révolution, il alla trouver Lamartine pour le remercier de l'avoir fait gracier en iSSg - : il semble être retourné plusieurs fois chez celui-ci^, et il est certain que leurs rapports furent très cordiaux K Barbés entretenait aussi avec Ledru-Rollin des relations suivies "\
D'autres membres du club de la Révolution étaient en relations avec Lamartine : Lamieussens 6, et surtout Sobrier"* que Lamartine considérait comme un agent propre à le renseigner sur les intentions des a ultra-républicains ».
Lamartine vit aussi De Flotte * dont il apprécia l'intelligence, la distinction, la naissance; il le trouva « déplacé dans