Cf. Constitutionnel, i5 et 17 avril
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l-ES CLUBS DE BARBES ET DE BLANOUI
A la Société républicaine centrale même, il y eut des défections, et parmi les membres les plus en vuC: comme Durrieu, Ces départs ne firent quaccentuer le caractère énergique et intransigeant du club. Seuls restaient les plus fidèles, les plus dévoués, mais aussi les plus violents.
Dans les autres clubs, rendus méfiant? par la trahison de De La Hodde, l'affaire eut un grand retentissement. Une Commission d'enquête fut nommée. Blanqui refusa de comparaître devant elle ^ et ce refus lui fut plus tard reproché par Barbes comme une preuve de culpabilité -. La Société républicaine centrale avait cependant délégué quatre de ses membres pour suivre l'instruction et les débats de l'affaire, et en rendre compte au club, sans toutefois prendre part au jugement 3. La Commis-
I. M. Jeanjean, qui a étudié, d'après une copie du compte rendu des séances prise par Barbes, les travaux de cette Commission {Armand Barbes, t. I", p. 170 et suiv.j, dit que, dans la première séance de la Commission, on délibéra pour savoir si Blanqui serait invité à se rendre au sein de la Commission ou si l'affaire serait instruite au préalable, et que la question fut tranchée par la déclaration de Millièrc qui dit que, le 3 avril, à son club, Blanqui « a décliné toute espèce d'enquête et qu'il refusera de répondre à toute convocation >k Or, une phrase du compte rendu de la séance du 3 avril du club de Blanqui, publié par La Liberté (5 avril), se rapporte à ce refus : d'après ce journal, Blanqui « a déclaré que, pour son compte, la Commission assemblée pour examiner l'affaire ne se composant en majeure partie que de ses amis ne le satisferait pas, que l'opinion du pays devait être invoquée, et qu'il ne se croirait dignement réhabilité que le jour où il le serait dans la conscience publique ». Sans doute, Blanqui affectait seulement de croire à la sympathie de la Commission pour motiver son refus, car la Commission lui ayant écrit pour lui notifier sa constitution et lui exprimer l'espoir de le voir la seconder dans l'accomplissement de sa mission d'honneur (Jeanjean, op. cit., p. 173-174;, d'après Le Messager ^information reproduite le 16 avril par L'Assemblée nationale k « le récépissé donné au porteur de cet avis par un ami de M. Blanqui a été donné avec une formule équivalente à celle-ci : Reçu une communication d'une prétendue Commission que nous n'avons pas à qualifier », et au procès de Bourges, parlant de cette Commission. Blanqui dit : « Je n'appelle pas vin tribunal celui qui n'est composé que d'ennemis ; je ne connais d'autre juge que l'opinion publique » 1 audience du 2 avril). La Commission, présidée par Etienne Arago et Schœlcher. paraît avoir interrogé surtout des amis de Barbes, peu favorables à Blanqui (Jeanjean. op. cit., p. 175 el suiv., dépositions de Barbes, Quignot, Bonnias, Raisant, Lamieussens).
■2. Procès de Bourges, audience du 2 avril.