Procès de Bourges, audience du 19 mars
5. Assemblée nationale, 18 avril ; Procès de Bourges, audience du 22 mars, déposition de Klein ; Garnier-Pagès, op. cit.. t. IV, p. 349.
buer sa Réponse à TaschermiiK II disparut avant le départ de la colonne populaire'-.
Les membres de son club se mêlèrent aussi au mouvement : le soir à la séance du club ^. un membre de la Société républicaine centrale raconta qu'il s'était rendu vers midi à l'Hippodrome ^ où Ton annonça que u M. Louis Blanc était au Champ-de-Mars pour le choix à proposer de i4 ouvriers d'étatmajor ; que là avait lieu la réunion. L'Hippodrome fut donc abandonné: nous nous réunîmes tous, dit l'orateur, et tandis que nous procédions très pacifiquement à notre organisation, on est venu nous dire, de la part du Gouvernement provisoire, que l'Hôtel de Yille était menacé et qu'on réclamait notre secours. 0 trahison ! Tandis qu'on nous conviait ainsi, un appel contre nous était fait en même temps à la garde nationale. On lui disait aussi qu'on voulait renverser le Gouvernement provisoire, et on réclamait son appui. Pour nous, à ce signal, nous partîmes du Champ-de-Mars ; mais quel fut notre étonnement, en arrivant au pont Saint-Michel, de voir les quais et l'Hôtel de Ville entourés de baïonnettes. »
En se rendant à la rèanion du Ghamp-de-Mars. les membres de la Société républicaine centrale n'avaient sans doute pas des intentions aussi pacifiques qu'ils ont bien voulu le dire. H est cependant difficile de prouver qu'ils songeaient à provoquer un coup de main, caria conspiration fut étouffée avant même d'éclater. Le rappel battu, les légions s'étaient en effet rassemblées, et tandis que le Gouvernement attendait dans l'angoisse, ne sachant qui arriverait d'abord à l'Hôtel de Ville, de la colonne populaire, qui. l'élection terminée, devait porter au Gouvernement le produit d'une collecte et une pétition