I. Vraie République, a6 avril; Ami du Peuple, 27 avril, etc
l44 LES CLUBS DE BVRBKS ET DE BLWOUI
encore parmi les élus, 4 étaient-ils membres du Gouvernement. Il en était de même de la liste de la Société républicaine centrale ; sur 5 candidats de cette liste qui furent élus, il y avait les !\ mêmes membres du Gouvernement : Louis Blanc, Ledru-Rollin, Flocon et Albert.
Les clubs socialistes ne pouvaient manquer d'être émus par un tel désastre. DJjà la veille des élections, la prévision d'un échec aurait, selon L'Assemblée nationale \ provoqué des scènes orageuses et des paroles menaçantes à la Société républicaine centrale. Blanqui aurait dénoncé les menées employées par le Gouvernement pour fausser les élections, le citoyen Constant aurait nettement proclamé, aux applaudissements de l'assemblée, (( la nécessité de l'échafaud pour assurer la marche de la République > et un citoyen ayant protesté par un coup de sifflet, la fureur du club aurait été si grande que les jours de l'interrupteur en auraient paru menacés. Ce récit, confirmé par une lettre adressée à L'Assemblée nationale - par un étudiant en droit qui déclarait avoir assisté à la séance du 22. fut énergiquement démenti par les membres du bureau de la Société républicaine centrale ^. « Mille personnes, présentes à la séance de samedi, sont lu pour repousser d'un cri unanime cette infâme accusation, disaient-ils au rédacteur de L'Assemblée nationale *. 11 n'y a pas un mot, pas un seul mot de vrai dans l'odieux récit que vous ne craignez pas de donner en pâture aux passions de vos abonnés. »
Sans doute L'Assemblée nationale avait exagéré la violence des propos tenus au club. Mais le ton même de la protestation du bureau de la Société républicaine centrale montre son exaspération. (( Le système de calomnies adopté par la presse réaction-