‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 167 sur 246 · Réforme, i3 mai ; Journal des Débats, i4 mai, etc · texte numérisé non relu

Réforme, i3 mai ; Journal des Débats, i4 mai, etc

5. A.U début d'avril, Barbes avait soumis à son club cette question : « Un colonel de la garde nationale peut-il être élu membre de l'assemblée nationale? » et il avait signalé « le danger que pourraient courir les institutions républicaines, si un ambitieux abusait, dans l'Assemblée, de l'influence que pourrait lui donner l'appui de sa légion ». La majorité du club déclara que « l'incompatibilité étant une dérogation à la sainte loi de l'égalité, il ne faut pas multiplier les dérogations aux principes. Exclure de l'Assemblée nationale un fonctionnaire salarié chez qui l'intérêt peut influencer le devoir, cela est juste ; mais un colonel de la garde nationale ne peut pas mériter l'exclusion par le seul motif qu'il a été honoré deux fois de la confiance de ses concitoyens. » (Vraie République, i3 avril.)

(j. Réforme, lô mai.

Les clubs de Barbes et de Blanqui. la

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également des protestations en faveur de Barbes'. Le club du Deux-Mars y joignit la sienne 2.

L'attitude énergique de Barbes, passé désormais dans le camp des violents, sembla à certains un signe de la réconciliation de Barbes et de Blanqui ^ ; et on les accusa même tous deux d'essayer de provoquer de nouveaux troubles à Rouen.

Le club de la Révolution ayant, le i" mai, chargé une commission de dix membres, présidée par Barbes, de demander au Gouvernement des explications sur les affaires de Rouen et de se rendre à Rouen « pour provoquer une enquête et des poursuites contre les auteurs des massacres'' », on se plut, après le i5 mai, à voir dans cette résolution un prétexte pour organiser l'émeute. « On nous assure, disait Le Droit '^, que les individus envoyés à Rouen par le club Barbès-Blanqui *>, pour faire une contre-enquête sur les massacres des ouvriers par les bourgeois, avaient pour mission principale d'organiser les factieux et les malfaiteurs, de manière à pouvoir les lancer sur Paris aussitôt que le renversement de l'Assemblée nationale serait connu à Rouen. »

Blanqui, en particulier, fut accusé de s'être efforcé de fomenter de nouveaux troubles ".

I. Pi'oteslation du lieutenant De Bormetils et protestation présentée par les capitaines Gosselin et Sarzat et qui avait clé apportée, disait La Réfonnc, « revêtue des signatures de plus de 200 officiers de la 13° légion » (Réfonnc, i5 maij.

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