‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 166 sur 246 · CHAPITRE QUATRIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME

et l'ordre d'une part, et la Société des Droits de l'Homme, c'est-àdire le socialisme, de l'autre '. La protestation contre Barbes continua ù circuler dans la légion - et on put lire sur les murs de Paris l'airiche suivante adressée à la 12'' légion par un de ses membres : e Si le citoyen Barbes persiste à refuser sa démission de colonel, notre devoir est de demander sa destitution à l'Assemblée nationale^. »

Barbes se résolut alors à publier dans les journaux. '* une lettre où il déclarait qu'il avait toujours trouvé les fonctions de représentant du peuple incompatibles avec toute autre ^ et qu'il aurait opté pour le mandat de représentant « si les manœuM'cs des contre - révolutionnaires ne me faisaient, disait-il, un devoir de rester au poste que les bons citoyens de la 12' légion m'ont confié. Je ne puis céder à des intrigues de parti et j'attends la décision de l'Assemblée sur la question des incompatibilités. »

C'est que Barbes était soutenu par des adresses en sa faveur émanées de la 12' légion et signées. Des officiers et des gardes nationaux du 0- bataillon de la légion désavouèrent c une protestation honteusement anonyme qui nous rend tous solidaires » et déclarèrent que Barbes avait toutes leurs sympathies parce qu'ils croyaient à « la sincérité de ses opinions vi-aiment démocratiques*^ ». D'autres officiers de la légion publièrent

I. Constitutionnel, 9 mai. Cf. aussi le n" du i4 mai. 3. Constitutionnel, 9 mai.

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