‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 173 sur 246 · I. Commission d'enquête, t. II, p. ii(-iij · texte numérisé non relu

I. Commission d'enquête, t. II, p. ii(-iij

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leur maître souverain ! L'Assemblée constituante n'est autre chose qu'un atelier national. Là sont des ouvriers chargés par le peuple de travailler pour son compte. Le jour où ces ouvriers n'accomplissent pas leur devoir à l'égard du maître, celui-ci peut les chasser de l'atelier et les remplacer par de plus fidèles ser^iteurs. Songez-y, soi-disant Représentants du Peuple, le Maître a l'œil sur vous {Vifs applaudissements). » On ne pouvait formuler en termes plus nets la doctrine du peuple mandataire et des représentants, ses commis. Donc l'Assemblée devait être soumise au peuple ; mais le peuple, c'était celui qui faisait les révolutions, celui qui instituait les Gouvernements populaires, qui était animé de convictions démocratiques et socialistes, c'était le peuple de Paris ; et c'est à la Société républicaine centrale qu'incombait sans doute, de l'avis de ses orateurs, la mission de le conduire. Les manifestants du i5 mai qui se rendaient à l'Assemblée en criant : « ^ious allons faire une visite à nos commis ! ^ » ne faisaient que mettre en pratique les théories développées à la Société républicaine centrale-.

Lattitude de l'Assemblée irritait aussi le club de la Révolution. Quand elle refusa de créer un ministère du Travail et du Progrès, il protesta en faveur de Louis Blanc, u Plusieurs orateurs ont tour à tour fait l'apologie de l'ex-président provisoire de la Commission du Luxembourg », dit Le Messager ^ en rendant compte de la séance du lo du club de la Révolution ; « une députalion a été chargée d'aller offrir à MM. Louis Blanc et Albert les témoignages d'estime, de sympathie et de reconnaissance du club de la Révolution. »

Aussi le club était-il accusé de s'ériger en juge de l'Assemblée. « On nous dit aujourd'hui, écrivait L'Assemblée nationale,

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