‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 180 sur 246 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

partisans ne la fissent dégénérer en une émeute à leur profit.

Socialistes et membres du Gouvernement, tout le monde était convaincu que Blanqui et ses amis n'attendaient qu'une occasion pour renverser le Gouvernement.

Que se passait-il cependant à la Société républicaine centrale."*

Il s'y trouvait, il est vrai, un parti de l'émeute. Des témoins ^ rapportent que, le i3, certains membres du club proposèrent d'aller en armes à la manifestation, et Blanqui reconnaît que l'un d'eux ^ parla de l'Assemblée « avec des paroles comminatoires ». Selon La Presse *, « un des orateurs a demandé que le peuple en vînt immédiatement à l'action. Il veut que le peuple aille présenter à l'Assemblée nationale son ultimatum sur certaines questions et qu'il en réclame un oui ou un non. C'est tout au plus s'il veut qu'on lui accorde dix jours pour délibérer avant de rendre la réponse 5. »

Blanqui combattit de toutes ses forces ces propositions violentes ^. Un membre du club ' ayant accusé le premier orateur d'être un agent provocateur *, Blanqui intervint pour calmer le tumulte que cet incident avait soulevé. Il parla contre la manifestation'', c J'étais, a-t-il dit depuis **^, dans un

I. Procès de Bourges, audience du 22 mars, dépositions de Lchrner et de GrafiBer, audience du 28 mars, déposition de M"' Guarin de Vitrv. a. Procès de Bourges, audience du i3 mars.

3. Le citoyen Arnould Frémy, dit le procureur général, Procès de Bourges, audiences des 36 et 3 1 mars.

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