‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 189 sur 246 · CHAPITRE QUATRIEME I · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME I

Cette dangereuse promesse ne calma pas l'exaltation : la foule se précipita plus ardente vers l'escalier qui conduisait à la salle des Pas-Perdus. Barbes, porté en triomphe, tomba épuisé : mais bientôt ranimé et de plus en plus exalté, il s'élança à la tribune pour y prononcer des paroles toujours plus audacieuses et entrer le premier dans la voie vraiment révolutionnaire. Il veut contraindre l'Assemblée à se déclarer immédiatement pour la Pologne. Lui. si respectueux de la légalité, se met à la tète des envahisseurs poui exercer une pression sur l'Assemblée. Enivré par son succès et par le désir de rivaliser avec Blanqui. il introduisit, lui aussi, la question sociale, se bornant d'ailleurs à proposer une mesure propre à exciter l'enthousiasme de la foule en délire. « Je demande que nous déclarions, s'écrie-t-iP. que nous faisons droit à la pétition que vient de présenter le peuple, que la cause de la Pologne est la nôtre, et que partout où il y aura des opprimés la France interviendra. Il faut que l'Assemblée vote immédiatement et séance tenante le départ d'une armée pour la Pologne, un impôt de un milliard sur les riches -. qu'elle défende de battre le rappel, qu'elle fasse sortir les troupes de Paris, sinon les représentants seront déclarés traîtres à la patrie. ■> Mais sa voix fut couverte par le tumulte. Les chef^ épuisés'^ ne dirigeaient d'ailleurs plus le mouvement. C'est la foule qui les poussait et les entraînait.

Soudain le bruit du tambour battant le rappel se fit entendre, c Pourquoi bat-on le rappel ? s'écria Barbes ^ en

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