‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 192 sur 246 · CHAPITRE QUATRIEME lOl · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIEME lOl

après avoir proclamé la dissolution sur le péristyle de l'Assemblée, avait été arrêté et bientôt d'ailleurs remis en liberté; Raspail se rendit chez son fils. Sobrier au ministère de l'Intérieur, où ses compagnons s'emparèrent des sceaux, Quentin au Luxembourg, dont il voulait prendre possession. Napoléon Chancel à la direction des postes. Quant à Blanqui, le ministère public s'efforça de prouver, au procès de Bourges *, qu'il alla chez son ami Grousse, quai de la Mégisserie, d'oii il aurait pu surveiller l'Assemblée nationale et l'Hôtel de Ville. Mais il semble s'être rendu en réalité dans un café de la rue Saint-Denis-. Qu'il ait été chez Grousse ou qu'il ait attendu dans un café voisin des Halles, c'était toujours se tenir dans le voisinage de l'Hôtel de Ville pour attendre les événements. Et c'était aussi lâcher ses troupes. Quelles que fussent les opinions de Blanqui sur la manifestation elle-même, le moment était mal choisi pour se retirer : il eût fallu ou bien essayer d'arrêter les manifestants, ou se mettre à leur tête, mais rester dans l'inaction, laisser faire, ce n'était peut-être pas le rôle d'un chef ^. Blanqui a essayé de justifier cette attitude: » Je savais bien, déclara-t-il au procès de Bourges S que la majorité de Paris n'était pas disposée à renverser l'Assemblée. La garde nationale, la plus grande partie des ouvriers, les départements se seraient soulevés d'indignation, et le Gouvernement de hasard, de surprise n'aurait pas duré huit jours. »> Comme le 20 février, comme le 17 mars, comme le 16 avril, au moment d'agir, Blanqui se dérobait, ne trouvant pas l'occasion propice.

Seul de tous les chefs clubistes, Barbes, qui s'était constamment opposé à l'organisation du mouvement, en prit la tête et

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