CHAPITRE OUATUIEME IQI
D'un autre côté, le Gouvernement craignait que l'on n'essayât d'enfreindre l'arrêté de dissolution. Le bruit s'était d'ailleurs répandu que des partisans de Blanqui viendraient en armes rouvrir le club. Aussi le Gouvernement fit occuper la cour du Conservatoire de musique par deux cents hommes de troupe de ligne et cinquante à soixante gardes nationaux. Mais personne ne vint ; après le départ des troupes une afRche fut posée, annonçant que la réouverture aurait lieu le 20 '. Elle ne semble pas avoir eu lieu.
Dès le 23. si nous en croyons un rapport du préfet de police -, le club s'était transporté dans la salle d'asile ^. Frémy annonça à une centaine d'assistants que le club conserverait le nom de Club central républicain. « Il y a toujours préméditation de faire une attaque à main armée contre le Gouvernement, ajoute le rapport. Les Montagnards sont furieux de la manière dont ils ont été traités à l'Assemblée nationale. »
Cette réunion était-elle bien la Société républicaine centrale-* Il semble plutôt que c'était une des réunions qui essayèrent de lui succéder *. ^lalgré ses efforts tenaces pour subsister après le 10 mai. la Société républicaine centrale disparaissait donc, semble-t-il ^, définitivement. Les partisans de Blanqui essayèrent bien encore de se grouper, fondèrent quelques réunions "^ qui subsistèrent jusqu'à l'insurrection de juin, mais la Société républicaine centrale avait cessé d'exister.