‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 212 sur 246 · Travail, 3o mai · texte numérisé non relu

Travail, 3o mai

dit : (1 Vous faites bien de fusionner, c'est le salut de la démou cratie. *>

Enfin, après une longue discussion sur la question de savoir si on pouvait faire fusionner les clubs et les journaux, le club se prononça à une grande majorité pour la fusion, et o une commission chargée de tout tenter pour la faire réussir » fut nommée.

Le surlendemain ' cette commission rendit compte de sa mission. Elle s'était rendue à deux réunions de délégués, rue Taranne et rue Albouy. Dans la deuxième, la plus importante, les délégués des corporations et de 35 clubs étaient réunis. On avait dépouillé, pour établir une liste unique, les listes de candidats apportées par les délégués de chaque club. Tout le monde avait parlé dans le sens d'une fusion sans exclusion aucune, mais on n'avait pas pris d'engagement. Aussi le club de la Révolution ne crut-il pas son œuvre achevée.

D'autre part, dans la séance du 3o -, la question de l'alliance avec Le Xatio/t'il fut de nouveau soulevée ; et Landolphe proposa une liste de conciliation aux socialistes qui voudraient s'allier avec les républicains du \ational. « Si les républicains purs consentent à voter trois ou quatre noms socialistes, votons avec eux. dit-il... Liguons-nous pour empêcher l'avènement de Thiers, Thomme des fortifications, des mitraillades de la rue Transnonain, l'agent de toutes les iniquités royales, celui qui a fait le plus de mal à la France. Les dynastiques de l'Assemblée sont sans chef: ils attendent Thiers avec impatience pour se rallier autour de lui. 11 ne s'agit plus que de savoir si les délégués de la rue Albouy veulent de cette fusion. » Chilmann déclara ensuite que Gervais (de Caen) et Edm. Adam étaient venus, au nom de Duras, lui dire que, parun malentendu, Duras n'avait pas eu connaissance de la démarche faite parla commissioji du club de la Révolution et apporta officiellement les excuses de Duras.

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