‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 213 sur 246 · Travail, i" juin · texte numérisé non relu

Travail, i" juin

CH.VPITRE CINQUIÈME 2o3

Placé entre les délégués de la rue Albouy d'une part, et Le National de l'autre, le club de la Révolution chercha alors le moyen de les unir, elles citoyens Furet et Ballard se demandaient même si le club n'allait pas, pour s'allier avec Le .\ational, être obligé de se séparer des clubs socialistes. Landolphe proposait de s'entendre d'abord avec Le National : le citoyen Tourneux, président du club de l'Organisation des Travailleurs, trouvait la démarche du club trop tardive et disait que les délégués de la rue Albouy avaient déjà arrêté leur liste.

En réalité, l'œuvre entreprise rue Albouy et celle que se proposait le club de la Révolution n'étaient pas de même nature; les délégués réunis rue Albouy ne cherchaient qu'à fondre les listes provisoires des différents clubs qu'ils représentaient en une liste unique, faite des noms les plus favorisés, le club de la Révolution, lui, voulait faire fusionner toutes les nuances républicaines. Pour arriver à ce résultat, il accorda à la commission un pouvoir discrétionnaire '. Elle se rendit auprès de Duras qui l'accueillit fort bien mais ne lui donna pas de réponse catégorique, prétextant qu'il ne pouvait, étant candidat lui-même, engager les autres à abdiquer. Rue Albouy, la commission trouva des délégués complètement opposés à la fusion et. malgré tout ce que leur dit Lamieussens, ils persistèrent dans leur opinion -.

Partout c'était l'échec. Le club s'en rendit compte et décida de se joindre aux socialistes ^. La liste préconisée par ceux-ci * était bien différente de celle du Nalional '^. Pas un seul nom n'était commun aux deux listes. Ainsi, nulle concession du National aux socialistes ; nulle entente non plus entre La

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