‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 240 sur 246 · CHAPITRE CINQUIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIEME

nion prît une attitude nette sur la question, alors importante, de l'intervention de la France.

Cette incursion dans la politique était alors l'exception pour le club : dès la séance suivante, abandonnant ce terrain dangereux, il revint à des questions de personnes. Le J2 janvier', les accusations répandues parmi les démocrates-socialistes contre D'Alton-Shée, à l'occasion d'un entretien qu'il avait eu avec Louis-Napoléon, furent portées à la tribune du club ; un orateur l'accusa d'avoir voulu être un intermédiaire entre Louis-Napoléon et le Comité central, et mit en doute la sincérité de ses opinions socialistes. D'Alton-Shée répondit en montrant son rôle actif dans les journées de Février, son désistement en faveur des candidats socialistes, et déclara n'avoir jamais été favorable à Louis-Napoléon, à qui il avait seulement posé dans cette entrevue quelques questions en son nom personnel. Ces attaques contre D'Alton-Shée n'étaient qu'un épisode de la rivalité entre le Congrès national et le Conseil central, dont D'Alton-Shée était le président.

Le i6 janvier- s'ouvrit la discussion sur les associations ouvrières : un projet qui semblait une application du droit à l'assistance fut repoussé au nom du droit au travail, et Pierre Leroux montra le salut de la République dans l'association autour des instruments de travail et loua le socialisme d'être conforme à la tradition religieuse et à la morale. La fin de son discours fut remise à la prochaine séance ; celle-ci ne semble pas avoir eu lieu. La semaine suivante^, la force armée vint fermer le club et mettre la salle de la Fraternité sous scellés, cependant qu'une ordonnance de la Chambre du Conseil frappait le club, sous prétexte qu'une quête faite parmi les assistants restreignait la publicité *,

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