CHAPITRE PREMIER I
français est surtout important. Son chef, c'est Xavier Durrieu, le rédacteur en chef du Courrier^ ; il fonda avec Blanqui la Société républicaine centrale-, dont il fut le vice-président^, et son journal publia dabord régulièrement les bulletins du club. Après la publication du document Taschereau, il abandonna Blanqui et son club pour ne point se compromettre. « Il fit profit de tout, dit Bouton K — dont le témoignage est confirmé par l'attitude du Courrier^ — . Fort de son patronage il se faufila près du Gouvernement provisoire, offrit ses services, se fit porter candidat, fréquenta l'Intérieur, ménagea la chèvre et le chou, dîna avec Ledru-Rollin, servit de paratonnerre à Lamartine, lâcha Blanqui, promit tout, fit tout et fut élu. o
D'autres rédacteurs du Courrier français, Ch. Deslys, qui devait en juin collaborer à L'Organisation cla Travail par la publication de satires politiques '^ et d'un récit des journées de Février, Ducuing, Bellegarigue complétaient ce groupe "'.
La Démocratie pacijique était représentée au club de Blanqui par deux fouriéristes : César Daly, publiciste et architecte^, et Ch. Pellarin, économiste et chirurgien ^ ; La Réforme, par Dangelliers^^.
A ce groupe on peut ajouter les journalistes Brucker " et Gustave Robert ^"-. Ce dernier, membre du bureau et l'un des
I. Il avait collaboré au Siècle en i84i, à la Revue des Deux Mondes et à la Revue de Paris.
■i. Voix des Clubs, aS mars ; Procès de Bourges, audience du i4 mars, déclaration de Blanqui.
3. Courrier français, 38 février; Vraie République, 7 avril, etc.