‹ Les clubs de Barbès et de Blanqui en 1848Chapitre 74 sur 246 · CHAPITRE DFAXIEME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DFAXIEME

influence ultérieure, aucun événement imprévu ne puissent modifier, en quoi que ce soit, la déclaration invoquée, rassemblée a décidé quune adresse au Gouvernement provisoire tendrait à provoquer une décision catégorique concernant un droit conquis par le peuple sur les barricades *. » Elle résolut donc, dès ce soir-là, de demander que les lois, décrets, cdits, règlements et ordonnances qui porteraient la moindre atteinte au droit d'association et de réunion fussent abolis par un décret 2.

Le même jour 3, elle décida de présenter une adresse demandant l'abolition du cautionnement, du droit de poste et du timbre que le Gouvernement semblait vouloir maintenir*.

Le i" mars ^, elle propose d'annuler toutes les lois contre les réunions, et, après un discours de Xavier Durrieu, le club vote à l'unanimité l'envoi au Gouvernement d'une adresse de protestation contre le rétablissement du timbre, que Xavier Durrieu va porter le lendemain à l'Hôtel de Ville ^. Elle offre l'expression de cette confiance un peu naïve que la Société républicaine centrale avait encore dans l'efficacité de son rôle : « Une telle atteinte à la première, à la plus précieuse des libertés, dit elle ', jette dans le pays de vives inquiétudes ; nous ne doutons pas que le Gouvernement provisoire ne s'empresse de les apaiser, du moment que des citoyens dont le républicanisme est notoire lui en auront signalé la portée. ->

Et elle ajoute : < Le Gouvernement provisoire déclare qu'il n'a pas le droit de rapporter une loi ; il n'est personne en France qui puisse aujourd'hui admettre un pareil argument. Il est réfuté par la Révolution du 24 février, qui a brisé une

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