et d'une dynastie » (texte des manuscrits
2. La plupart des demandes réunies par la Société républicaine centrale étaient formulées par d'autres qu'elles dans la presse et les clubs. L'enthousiasme pour le droit de réunion était général au lendemain de la Révolution ; il y eut un mouvement important en faveur de la liberté de la presse ; le maintien de la magistrature de Louis-Philippe indignait de nombreux démocrates ; comme la Société républicaine centrale, d'autres organes de l'opinion avancée insistaient sur l'importance qu'il y aurait pour le prolétariat à rester armé (cf. notamment un article de Pascal Duprat dans le Peuple eonsliluanl , a mars, et une délibération de la Société populaire de la Sorbonne, Courrier français, k mars). Mais la Société républicaine centrale ne se contentait pas de demander l'exercice du droit de réunion : elle réclamait aussi l'abolition des lois contre les coalitions d'ouvriers ; elle ne se bornait pas à vouloir l'enrôlement de tous les citoyens dans la garde nationale : elle insistait sur la nécessité d'armer immédiatement les ouvriers non établis et salariés, avec une indemnité. Les réformes qu'elle sollicitait avaient donc un caractère particulièrement avancé, et surtout elle les codifiait, pour ainsi dire, en un programme nettement formulé, et elle demandait au Gouvernement de consacrer par une sanction officielle ces conséquences de la victoire du peuple.